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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 14:46
Mercredi 5 août : En juillet, j'en étais restée, côté lecture, sur l'excellentissime (mais pas si facile...) Iris Murdoch, romancière anglaise. Nous sommes en vacances et passons aux lectures de bord de mer. Alors, côté plage, quoi de mieux que Douglas Kennedy ? Son dernier roman s'appelle "Quitter le monde" : une jeune fille américaine hantée par la culpabilité, Jane, est confrontée à ses deux parents, à l'université, à son premier amour, son prof à la fac et l'on sait combien les amours prof/étudiante sont mal vues aux Etats-Unis... Douglas Kennedy a ce don : lorsqu'on commence un de ses romans, on ne peut plus s'arrêter tant c'est palpitant. Dommage pour ce roman : ceci est moins évident que pour tous les autres que j'ai lus. On s'attache à Jane bien sûr, on compatit à ses misères et on s'étonne de ses aventures, mais on sent un peu la "grosse machine D. Kennedy", pas si bien huilée que ça cette fois-ci. Ce qui me gêne aussi chez cet auteur, c'est son obsession de l'argent. Pas une page sans le prix de la plus petite chose. Cela est surprenant pour nous, français. Je n'ai pas fini le livre, j'en reparlerai plus tard, mais je suis prête à tout pardonner à Monsieur Kennedy qui nous fait l'honneur de très bien parler notre langue. Vendredi, 7 août. Hier, avant une visite à Roland Duval, je vais voir "Joueuse" à Montargis (premier film de Caroline Bottaro). Un beau sujet : Sandrine Bonnaire, une humble femme de ménage, se prend de passion pour les échecs. Et son professeur, son maître, son Pygmalion, sera un de ses clients, le docteur Kruger, joué par l'acteur Kevin Kline. On lit sur le beau visage de Sandrine Bonnaire toute la timidité, tous les échecs (n'ayont pas peur du jeu de mots !), tous les espoirs du monde, avant que se visage ne se transforme en visage de femme épanouie partant à la conquête du monde. Le thème des échecs n'est qu'un prétexte, ça pourrait être la découverte de l'écriture ou de la peinture... Super film sur l'ouverture à la vie, et à la liberté. Ensuite, chez Roland Duval, il me parle de cinéma, comme toujours, Robert Bresson et Jean Eustache, et de Philippe Labro, l'éternel chanceux devenu dépressif. Comment le génial Bresson était odieux entre les odieux, et comment ils portèrent le pauvre Jean Eustache à son train après une projection, et comment ce dernier se suicida quelques jours après... MARDI 18 AOUT : Samedi, à nouveau au crépuscule du château de Saint-Brisson pour écouter du blues : Roland Tchakounte dont la voix nous berce et nous réveille tour à tour. C'est difficile de parler musique quand on n'est pas une pro. Je suis juste en train de me demander si je n'aime pas plus le blues que le jazz. En tout cas, c'est toujours un plaisir d'être à St Brisson en ces douces occasions... Lecture (j'ai fini) ou plutôt relecture de l'extraordinaire "Maître des illusions" de Donna Tartt (Pocket) ou comment un groupe d'étudiants expérimentant les extrêmes sont conduits à des complicités douteuses et au meurtre (aux meurtres en fait). Le narrateur, Richard, comme les autres, est une espèce d'orphelin. Les parents en effet brillent dans le roman par leur absence. Et l'absence d'autorité adulte semble conduire au pire. Je ne voudrais pas faire croire que cet étonnant livre est d'un sérieux sinistre. Il est au contraire exultant, palpitant, jouissif. On palpite de la première à la dernière page. C'est la quatrième fois que je le lis. Donna Tartt était à l'époque de sa publication une petite jeune fille de 29 ans, bien coiffée et sortant des meilleures universités, c'est d'autant plus horrible et merveilleux de lire les horreurs qu'elle put inventer. Après l'étonnante Donna Tartt, j'ai commencé à lire, passionnément, la biographie de Mauriac par Jean-Luc Barré. Depuis hier j'ai déjà lu 122 pages et chaque ligne est une découverte. C'est un voyage dans ses temps lointains où la jeunesse bourgeoise recevait une éducation de haute qualité malgré les enfermements et les interdits catholiques.

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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