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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 10:57

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on n’ose pas les faire, c’est parce qu’on n’ose pas les faire que les choses sont difficiles. » Sénèque.

 

Pop redemption, Martin Le Gall

Julien Doré, Grégory Gadebois

Montargis, 7/6

Un groupe de black métal, au tournant de la trentaine, se retrouve dans des situations inattendues au milieu de la France profonde. L’histoire n’est pas palpitante, les acteurs ne sont pas extraordinaires (et pourtant Grégory Gadebois…), les situations sont molles. Julien Doré semble abonné aux navets (voir –ou surtout ne pas voir-) l’avant-dernier film de Pascal Thomas. Voilà !

 

Le passé, Asghar Farhadi

Bérénice Bejo, Ali Mosaffa, Tahar Rahim

Gien, 9/6

Etonnant : « Le passé » au nullissime cinéma de Gien. Dans une banlieue parisienne recréée par le très doué Asghar Farhadi, Bérénice Bejo retrouve Ali Mosaffa, son ancien mari, dans le but de divorcer pour épouser son nouvel amour Tahar Rahim. Mais la femme de TH est dans le coma suite à une tentative de suicide. Pourquoi (suspense du film, suite à quelles révélations) a-t-elle voulu se suicider ? Comment les enfants (trois) réagissent-ils, interviennent-ils dans cette histoire ? Le personnage qu’incarne Ali Mosaffa peut-il faire quelque chose (il incarne le « sage », le « juste ») dans cette histoire compliquée ? De scène en scène, on suit cette histoire, désolés, interpellés, touchés. Asghar Farhadi admire le génial Kristov Kieslowski, ce que j’ai appris avec intérêt. Kieslowski et Farhadi sont les très grands de cette fin de XXè siècle, début XXIè.

 

Le pouvoir, Patrick Rotman

Montargis, 14 juin

Le journaliste a filmé les 8 premiers mois de pouvoir de François Hollande. Le pouvoir à l’Elysée. Tout est beau dans ce palais, doré, magnifique ; les gens glissent sur les parquets cirés. Hollande dit au début du film à ses collaborateurs qu’il ne faut pas qu’ils oublient qu’ils ne sont pas dans une bulle. Mais ce palais donne vraiment l’impression d’une bulle. Tout là est si beau et grandiose. Les réunions avec les collaborateurs sont fort intéressantes et montrent un François Hollande pas si commode que ça. Un président serein qui a du caractère. J’ai beaucoup aimé cette entrée dans un monde inconnu.

 

Les beaux jours, Marion Vernoux

Montargis, 21/6                                                                                                                    Laurent Lafitte est séduisant à souhait, Patrick Chesnais compose un personnage exposé et délicat, et Fanny Ardant (la soixantaine) est fine, attentive, et merveilleusement belle. C’est l’histoire d’une aventure, une aventure avec un homme plus jeune, aventure qui n’était pas attendue. Les personnages secondaires (les femmes en particulier) sont bien mis en valeur (Fanny Cotençon…). J’ai regardé ce film avec beaucoup de plaisir. Tiré d’un roman : " La fille aux cheveux blancs", la romancière a participé au scénario.

 

 

DU COTE LITTERATURE :

 

Avec beaucoup de flamme et de psychologie, Stefan Zweig raconte "Marie Stuart". Une biographie qui traînait dans ma bibliothèque avec d'autres Zweig : "24 heures de la vie d'une femme", "Le Joueur d'échecs", "Balzac, le roman de sa vie". Zweig s'est suicidé pendant la Seconde Guerre mondiale, atterré par le nazisme. Dommage qu'il n'ait pas patienté. D'autres biographies brûlantes nous attendaient peut-être encore. A vingt-cinq ans, Marie-Stuart avait tout joué et tout dévasté ; elle n'avait plus qu'à attendre, dans des châteaux anglais où elle était prisonnière, complotant jusqu'au bout, la condamnation à mort de sa "sœur", cousine et ennemie Elizabeth Ière. Deux femmes qui se haïrent, firent semblant de s'aimer, toute leur vie, sans jamais se rencontrer. Etonnant.

 

"LE ROMAN DU MARIAGE", Jeffrey Eugenides (l'auteur de "Virgin Suicides") : un gros roman tel que je les aime. De ces histoires qui se passent dans des universités américaines (ou anglaises), avec étudiants, professeurs et intrigues amoureuses (comme dans les David Lodge de sa meilleure période, dans "le Maître des illusions" de Donna Tartt, et aussi dans Alison Lurie). Madeleine tombe amoureuse de Leonard (qui souffre de maniaco-dépression comme moi qui vous parle, et on décrit très précisément cette maladie dans ce livre), mais c'est Mitchell, étudiant en religions, qui est amoureux d'elle. On les suit tous les trois à travers l'Amérique, la France et l'Inde et cela se lit avec beaucoup de plaisir. Etudiants mal dégrossis, encore très adolescents, ils ont un parcours plutôt difficile. Mitchell arrivera-t-il enfin à séduire Madeleine  ? Et à la sortir des griffes du tout de même sinistre Leonard ? Madeleine acceptera-t-elle de NE PAS SE MARIER comme dans "la non demande en mariage" de Brassens ? "Le Roman du mariage" est un "Bildungsroman" (je crois que c'est comme ça qu'on dit - un roman de la construction de jeunes gens) tel que je les aime. Moi-même j'ai essayé d'en écrire, mais je fais toujours trop court.

 

Et IL PLEUT, IL PLEUT, IL PLEUT ! Encore ce matin (29 juin). La Loire a été très haute, mais est bien redescendue. Les grenouilles coassent à perdre haleine.

 

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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