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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 14:54

 

 

Viens mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;

Retiens les griffes de ta patte,

Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,

Mêlés de métal et d’agate.

 

Baudelaire

 

Du côté des livres

Je me permets de reparler de David Lodge et Alison Lurie. Comme j’avais un peu de mal à me plonger dans “Liaisons étrangères” (Lurie), j’ai relu “Un tout petit monde” (Lodge). Dans ce roman, un jeune Irlandais complètement hurluberlu poursuit de congrès savant (de critiques littéraires, on y parle beaucoup de structuralisme) en congrès savant une jeune fille elle aussi bien savante. Il la rencontre dans un premier congrès, tombe éperdument amoureux, puis passera tout le livre à la louper d’un cheveu, pour finir par perdre sa virginité avec sa jumelle tout à la fin du roman. Désillusion. Alors, il décide de se mettre à poursuivre une autre jeune fille. Tout en croisant des professeurs à la recherche de gloire et de jolies femmes, des professeurs prétentieux et peu moraux. Tout cela pour une critique acerbe du milieu universitaire (anglais et américain) qui est extrêmement savoureuse. J’ai moins ri que la première fois que je l’avais lu, mais j’ai bien ri quand même. Du coup, entraînée par Lodge, je reprends “Liaisons étrangères” et apprécie mieux les deux personnages principaux, tous les deux américains et perdus quelques mois dans une Angleterre qu’ils ont parfois du mal à saisir. Le pauvre Fred (jeune Américain très sain) est violemment amoureux d’une actrice anglaise complètement folle, et la pas très jolie Vinnie (professeur américaine elle aussi, vieillissante) vivra peut-être un dernier bel amour avec un compatriote à la recherche de ses racines anglaises. Mais il meurt. Fred et Vinnie doivent retourner aux Etats-Unis après ces expériences anglaises pas très concluantes. Alison Lurie est plus subtile que David Lodge, son humour est plus en retrait, mais on ressort de son roman en se sentant plus intelligent. Comme souvent, je me dis que dans les romans anglais (Alison Lurie est un peu anglaise quelque part), les intrigues sont plus solides et la psychologie est plus fine que dans les romans français. Les Français ont beaucoup de chemin à faire pour atteindre la subtilité d’une Alison Lurie et la drôlerie d’un David Lodge. D’ailleurs, franchement, les auteurs français ne sont pas rigolos. Chez nous, c’est le règne de la sinistrose (voir Michel H.).

 

J’ai bien aimé quand même “Jours inquiets dans l’île Saint-Louis” de Frédéric Vitoux, un auteur que je ne connaissais pas et que j’ai vu dans “la grande librairie”. Roman léger, agréable, où un monsieur d’un certain âge doit faire face à une jeune et jolie intrépide et à un maître-chanteur (lié au monde littéraire parisien) fort inquiétant. C’est un roman un peu policier qui décrit “un tout petit monde” (lui aussi) parisien, les Parisiens de l’île Saint-Louis. J’aimerais beaucoup déjeuner dans cette île avec Monsieur Vitoux qui a l’air d’être un monsieur de fort bonne compagnie (j’ai bien aimé sa description des repas dans les différents restaurants de l’île).

 

Je suis en train de lire “la Glace à l’ananas” de Christine de Rivoyre (l’auteur de “la Mandarine”). Cela a un peu le ton de “l’Attrape-cœurs”. Oui, je sais : cela ne date pas d’hier. J’ai acheté ce livre 40 centimes dans la librairie de livres soldés à Saint-Michel. J’ai fait plusieurs petits séjours à Paris récemment, mon Beau Paris, Paris béni.

 

Peu de ciné ce mois-ci :

Peu de ciné car les films de mars étaient fort peu stimulants. Entre “Cloclo” (ex-idole que j’apprécie peu : ceci est un euphémisme) et “38 témoins”, bonjour Madame Angoisse !

 

 

Les infidèles, film à sketches

Jean Dujardin, Gilles Lellouche

Gien, 2 mars

Film horriblement vulgaire. Par moments j’ai ri quand même. Le sketch d’Emanuelle Bercot avec J. Dujardin et Alexandra Lamy est le plus réussi et le plus fin (celui justement où l’on ne rit pas) : je ne peux m’empêcher de signaler que c’est celui d’une femme.

 

The descendants, Alexander Payne (V.O.)

George Clooney

Montargis, 21 heures, 4 mars

Fallait-il que je veuille voir ce film pour me déplacer un dimanche soir à Montargis pour revenir à Gien à minuit ! Ce film méritait tout à fait le déplacement. Une femme vient d’avoir un accident grave à Hawaï, elle est dans le coma pour quelques jours et, pendant ces quelques jours, G. Clooney va devoir être confronté à ses deux filles, à la nouvelle de l’infidélité de sa femme, à une histoire de succession. Il fait face plus ou moins bien d’abord, puis avec détermination et courage. L’histoire est intéressante à suivre et Clooney compose un beau personnage.

 

22/3. Paris - Croisière sur la Seine - Degas et le nu, musée d’Orsay.

 

Oslo 31 août, Joachim Trier (VO)

Montargis, 26 mars

Excellent film d’après “le feu follet” de Drieu La Rochelle. La journée libre d’un jeune homme qui est en cure de désintoxication et dont la désintoxication pourrait être réussie. Mais le film commence quand même par une tentative de suicide (comme “Two lovers” de James Gray) dans une rivière. Les anciens amis, un entretien d’embauche, des occasions ratées... J’ai beaucoup aimé.

 

Ce dernier film est je pense le meilleur film que j’ai vu depuis le début de l’année.

 

Hasta la vista, Geoffrey Enthoven (V.O.)

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Montargis, 31 mars

Claude Lelouch est tombé amoureux de ce film et le produit. Je comprends cet engouement. Trois handicapés (de langue flamande) veulent aller dans un bordel espagnol pour se faire dépuceler. Ils y seront conduits par une grosse infirmière (son poids est son handicap à elle) de langue française. C'est toute une organisation, tout un périple, et l'hostilité qui existe tout d'abord entre les trois jeunes hommes et l'infirmière fait un des grands intérêts du film. Ce film est un road movie (genre que j'aime bien) réussi, émouvant, parfois drôle, qui ne donne pas forcément la part belle aux handicapés.

 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------                                                                       23 visites  sur ce blog en mars : ouais !

 

 

 

 

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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