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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 16:23

Quelques films :

 

Quelques films en ce début d’année, mais rien d’enthousiasmant. J’attends les bons films de 2012. L’année dernière, il a fallu attendre septembre pour enfin éprouver un peu d’enthousiasme.

 

L’art d’aimer, Emmanuel Mouret

Montargis, 8 janvier

Avec ses acteurs habituels (lui-même, Frédérique Bel, Jean-Michel Cohen, Ariane Ascaride...), Emmanuel Mouret parle de l’amour, de l’attente, des hésitations de l’amour... avec beaucoup de tact mais aussi d’ironie et de drôlerie. J’ai aimé mais moins que ses précédents films.

Une vie meilleure, Cédric Kahn

Guillaume Canet, Leila Bekhti

Montargis, 14/1

Un nouveau film sur le surendettement (voir le film de Philippe Lioret) avec un cuisinier (G. Canet) qui veut ouvrir un resto au bord d’un lac avec sa petite amie. Celle-ci a un jeune fils. Tout se dégrade. Elle part au Canada, laissant son petit garçon à Guillaume Canet qui devient père malgré lui, et plutôt un bon père. C’est un long chemin qui mènera jusqu’au Canada, jusqu’à la blancheur rêvée d’un autre monde.

Cédric Kahn prend son temps pour décrire le parcours plein d’embûches d’un homme, et c’est bien.

L’amour dure trois ans, Frédéric Beigbeder

Montargis, 21 janvier

Nul, mais Gaspard Proust est pas mal et Louise Bourgoin est très affriolante, comme dirait Télérama. Et, malgré la nullité du film, j’ai découvert F. Beigbeder (à travers les interviews) qui est un personnage très sympathique !

Les Bien-aimés, Christophe Honoré (avec le festival Télérama. Ce film m’a échappé en 2011.)

Montargis, 23/1

Catherine Deneuve, Chiara Mastroianni, Ludivine Sagnier, Louis Garrel. Deux trajectoires d’une mère et d’une fille des années 60 à nos jours. Toujours avec les jolies chansons d’Alex Beaupin chantées par les acteurs, à Paris, Prague, Londres. Chiara Mastroianni compose un beau personnage tragique. Pour les cinéphiles peut-être... J’aime bien CH. Honoré finalement (j’avais détesté “non, ma fille...” et j’avais adoré “les chansons d’amour”). Le film est beau, il parle bien de l’amour et du temps qui passe.

 

Et côté littérature :

- J’ai beaucoup aimé “Solar” (“Solaire”) du très doué Ian McEwan. Ian McEwan, Jonathan Coe (anglais lui aussi) et Emmanuel Carrère sont mes trois romanciers préférés de ces dernières années. Tous les trois étudient avec acuité notre époque moderne et n’hésitent pas à nous mettre mal à l’aise en nous racontant les tares de cette fin du XXe siècle - début du XXIe siècle. Dans “Solaire”, Ian McEwan s’amuse à nous décrire les aventures-mésaventures d’un anti-héros, physicien raté couvert de femmes, gourmand et alcoolique, qui pique les travaux d’un jeune collègue (qu’il élimine plus ou moins) et se les approprie pour passer pour un héros de notre époque soi-disant écolo, soi-disant sur la voie du progrès. Ce livre est plein d’ironie et de méchanceté, on rit jaune finalement. McEwan ne (nous) pardonne rien et je pense qu’il a raison.

 

J’ai lu aussi, un peu par hasard (le hasard des achats à la vente des livres pour Amnesty International à Gien) Chien blanc, de Romain Gary. Cela se passe en 1968. Romain Gary est aux Etats-Unis avec sa jeune épouse, l’actrice Jean Seberg qui donne une grande partie de ses cachets à la cause des Noirs. Un chien apparaît à leur porte, chien qu’ils décident de garder bien qu’il ait été dressé à chasser les Noirs. Ils le confient à un dresseur noir pour le rééduquer. A travers ce chien, Romain Gary décrit ses rapports difficiles avec les Noirs et la cause noire, et l’extrême cruauté de cette époque de l’histoire américaine. Sa lucidité est terrible. On n’est pas sûr de comprendre la dureté et la violence des uns et des autres. Personnellement, j’avais oublié l’extrême violence de cette période aux Etats-Unis et à quel point les Noirs avaient lutté jusqu’à l’extrêmisme, jusqu’à l’injustice, pour défendre leurs droits. Livre lucide et cruel.

C'est ce que j'appellerais une "littérature mâle" (Romain Gary est un homme, un vrai) dont je n'ai pas vraiment l'habitude.

 

 

Et si l’on parlait de psychanalyse...

 

Au printemps 1986, une psy me rendit le sommeil en une séance. Cela me parut miraculeux. J’allai chez elle dix fois. C’était dans ce qu’on appelle je crois “le triangle d’or” de Paris. Pas loin des Champs-Elysées, escalier et appartement luxueux, et une incompréhension totale de la part de la dame quand j’arrêtai quelques semaines faute d’argent. La psychanalyse pour les bourgeois et les riches ? Oui. Les pauvres n’ont pas le droit de se soigner, ils n’ont qu’à se réfugier dans le vin et la bouffe. Mais de toute façon...

 

De toute façon (1997-2001), je le sais maintenant, vous écoute-t-on vraiment quand vous parlez ? Les psys ont des schémas dans la tête, ils raisonnent par clichés. La souffrance, l’humiliation, la perte de la dignité, ma seconde psy a toujours refusé de les voir ou de les deviner. Elle me prenait pour une gamine farfelue, persuadée de son charme, uniquement occupée par l’écriture (oui, ça c’était vrai, un peu). Toute cette détresse (la détresse au travail en particulier), ce manque de confiance, cette hantise de ne pas plaire, elle les balayait d’un revers de la main. Quatre années, très bizarrement, à ne pas vouloir parler de certaines choses, du travail, des mauvais souvenirs... On croit rêver ! Quatre années dans un champ de coquelicots à mettre une chape de plomb sur les angoisses de ma vie. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et tout le monde allait me tomber dans les bras. On ne peut tout de même pas ne jamais parler de ce qui m’avait bloquée toute ma vie ! Etrange psy vraiment.

 

Il fallait faire quoi ? Aller m’allonger sur le divan pendant dix ans ? En 2001, j’ai décidé que mes sous m’appartenaient, je suis retournée au cinéma et j’ai voyagé, et j’ai pris les médicaments magiques (enfin on me soignait) et je ne m’en suis pas portée plus mal. Les élèves ont continué à me faire c...., les hommes à ne pas me tomber dans les bras, mais au moins les griffes des psys ne s’en prenaient plus à mon argent.

 

Les psys (enfin, d’après ma petite expérience, j’en ai même eu un troisième que j’ai complètement oublié) s’amusent à vous faire tourner en rond pendant des années. On croit ressentir un soulagement, mais ce n’est qu’une dépendance de plus. Mieux vaut une bonne crise de rire avec ses amis ou une bonne bouteille de Champagne. Depuis 2001, je suis toujours cyclothymique, je navigue de la joie aux larmes, et ça a toujours été comme ça, et ça sera toujours comme ça, et personne ne s’en porte plus mal. Le ciel est bleu, puis le ciel est noir, et puis Jean Dujardin vous fait toujours de beaux sourires.

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15/2/12

Depuis le 26/2/09 : 298 visiteurs (j'ai très peu écrit en 2010), ouais, bientôt 300 !

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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