Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
  • Contact

textes littéraires de l'auteur

Recherche

Bloc-notes

Liens

30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 14:03

Ce que j’ai pu râler contre « les films boum-boum » américains ! Mais je ne suis pas à une contradiction près : je dis détester la violence dans les films et les films que j’ai le plus aimés ces dernières années sont des films hyper violents. « Les Promesses de l’ombre », « History of Violence » (David Cronenberg), « La Nuit nous appartient » de James Gray, film qui m’a fait très peur ! Et aujourd’hui me voici en admiration devant « Only God forgives », l’hyper violence chez les Atrides (mais n’y emmenez pas vos enfants de moins de quinze ans !). Je commence vaguement à comprendre la fascination pour la violence.

En 1981, « Pulsions » de Brian de Palma m’avait terrifiée. A en faire des cauchemars. Depuis, je m’étais promis de ne plus aller voir de films violents. Mais Cronenberg, mais Gray, mais  Nicolas Winding Refn…

(J’oublie sur ma route « Casino » qui fait que, pendant des années, j’ai refusé d’aller voir les films de Scorcese. Les scènes de torture de « Casino » m’ont empêchée de dormir pendant plusieurs jours !)

Cela dit, tous ces films ne sont pas des « films boum-boum ». La lenteur, les ralentis d’ »Only God forgives » sont très savants.

 

Après ces films, comment parler des comédies actuelles françaises ? On est au top de la nullité. Il faut FAIRE RIRE à tout prix, mais vraiment faire rire avec quoi ? J’ai honte des comédies françaises. Je me cache la tête dans les mains pendant les bandes-annonces !! Même Jude Apatow (metteur en scène américain vulgaire qui raconte des histoires à n’en plus finir) arrive à faire mieux.  Oui, il y a eu le film avec Omar Sy et François Cluzet (que j’adore – ciel, j’ai un trou de mémoire ! Oh, Intouchables), pas mal, et « The Artist », pas mal du tout, mais tous les autres…

 

Là où on continue à être bons, c’est du côté des films intimistes amoureux des acteurs : « Le Temps de l’aventure » de Jérôme Bonnell en est un bon exemple. Je ne sais pas si ce film a marché, je trouve qu’il a été très mal distribué. Pratiquement impossible de le voir dans le Loiret au moment où il est sorti. Je l’ai recommandé à tous mes amis, y compris mes deux amis cinéphiles Facebook (mes « jeunes » amis, Gauthier et David) avec qui je n’ai pas eu de succès. Vraiment quel dommage !

 

DONC CINE MAI 2013 :

 

Le Temps de l’aventure, Jérôme Bonnell

Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne

Les Carmes Orléans, 21 avril

J’ai enfin pu voir ce film, j’étais impatiente. Je l’ai vu aux Carmes après deux heures d’attente dans un café, après ma visite chez D. Une « brève rencontre » d’une actrice à Paris, entre deux trains. Les deux acteurs sont filmés au plus près. On voit le grain de peau. C’est pratiquement en temps réel. On suit Emmanuelle Devos avec sympathie et même affection. C’est très émouvant et c’est une magnifique histoire. Très beau film d’un réalisateur que je ne connaissais pas.

 

La cage dorée, Ruben Alves

Montargis, 5 mai

L’auteur de ce film évoque avec nostalgie ses parents gardiens d’immeuble à Paris, la vie que quartier, la communauté portugaise, le Portugal lointain qu’on regrette, et l’on dit qu’on va y retourner… Petit film qui ne casse pas des briques, trop classique, sans beaucoup de trouvailles, mais c’est sympathique quand même.

 

The place beyond the pines,  Derek Cianfrance (US)

Montargis, le 7/5

Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes

Film absolument magnifique, au récit mené de main de maître. Un film comme seuls les Américains savent les faire quand ils ont décidé de faire bien. Une histoire de filiation et de générations successives, avec le destin qui joue des tours terribles. Tout est magnifique, y compris bien sûr les acteurs dont Ryan Gosling, ange blond et mâle qui fait des ravages dans la première moitié du film. Je suis pleine d’admiration pour ce film. Les 2 H 20 ont passé comme l’éclair.

 

Hôtel Normandy, Charles Nemes

Montargis, 10 mai 2013

Héléna Noguerra est belle. Elmosnino et Ary Abittan ne sont pas mal. Mais il en faut plus, beaucoup plus, pour faire une bonne comédie.

 

Les gamins, Anthony Marciano

Max Boublil, Alain Chabat, Sandrine Kiberlain

Montargis, 11/5

Deux hommes (un de 30, un de 50) retombent dans l’adolescence. Ils sont père et fiancé de la fille du père. Film un peu mode qui ne va pas jusqu’au bout de son délire.

 

Sous surveillance, Robert Redford

Montargis, 17/5

R. Redford, Nick Nolte, Julie Christie…

Des militants violents anti-guerre du Vietnam sont obligés de ressortir de l’ombre. Un peu trop de vieux visages dans ce film (un jeune journaliste quand même mène l’enquête), mais bon c’est le sujet qui veut ça. L’histoire est bien racontée et on suit les péripéties avec intérêt.

 

25/5 Nicolas Jules, chanteur, à l’espace culturel à Gien (chanteur de textes français, à la voix de crooner, ayant beaucoup d’humour. Bonne soirée).

 

Only God forgives, Nicolas Winding Refn (auteur de “Drive”)

Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas

Montargis, 26/5 – 18

Brrr… ! Dans le genre violence sur papier glacé. Esthétique superbe et violence très grande. De savants ralentis. Un policier-Dieu venge tout un tas de gens qui eux-mêmes se vengent au départ. Rien ne nous est épargné y compris Ryan Gosling plongeant sa main dans les entrailles de sa mère. J’ai aimé !

27/5 : Au Masque et la Plume hier soir les critiques comparent la violence  de ce film avec celle d’un film mexicain du festival (plus violent paraît-il finalement). Tout de même « Only God… » interdit seulement aux moins de 12 ans, je trouve cela un peu fort de café. Ce genre de film devrait AU MOINS être interdit aux moins de 15 ans.

Kechiche a obtenu la Palme d’Or au fait pour « la Vie d’Adèle », et Bérénice Béjo a obtenu le prix d’interprétation féminine.

 

DOUCEUR

Je me repose de toutes ces émotions en continuant à lire Louisa May Alcott : XIXè siècle et douceur et morale familiales, mais en fait Louisa M. Alcott cachait bien son jeu et était une  vraie féministe.

 

QUELQUES CITATIONS POUR FINIR :

 

Patrick Modiano (Interview dans le Journal du Dimanche de dimanche dernier) :

« On ne peut pas s’abstraire du monde actuel, et ce que l’on a écrit ne pouvait pas être écrit à une autre date. On est « de son temps », même si on ne l’aime pas particulièrement. »

 

Modiano citant Maurice Blanchot :

« Tu ne trouveras pas les limites de l’oubli, si loin que tu puisses oublier. »

 

Et Arielle Dombasle (qui vient de diriger « Opium »)  citant Cocteau :

« Il ne faut pas entraver la vie avec la raison. L’important est de ne jamais se trahir. »

(Même « Journal du Dimanche »)

 

30 Mai 2013

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
commenter cet article

commentaires