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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:43

Côté cinéma.

Si vous aimez les jolis petits modèles, on a la chance de voir la ravissante Natalie Portman dans deux films : “Black Swan” et “Sex Friends”. “Black Swan” est angoissant à souhait, du début à la fin. Je suis restée scotchée dans mon fauteuil, tendue et effrayée, tout au long du film. L’héroïne passe par toutes les étapes de l’attente, la peur, le désir, le cauchemar sexuel... Il y a de plus dans cette histoire un portrait de mère qui vous compresse le cœur. J’ai aimé ce film et il restera dans ma mémoire, contrairement à beaucoup des films que je vois (68 en 2010). Aucune angoisse dans “Sex Friends” qui vous accorde un bon moment de divertissement. La mini Natalie Portman se retrouve dans les bras impressionnants d’Ashton Kutcher, à la recherche du sexe sans contrainte (sans les rendez-vous, les restos, les câlins, les petits-déjeuners en tête-à-tête...), mais évidemment les protagonistes ont le cœur qui bat, tombent amoureux, etc.

J’ai vu aussi “Rien à déclarer”, entre deux portes, en me cachant derrière lesdites portes, pour ne pas entacher ma réputation d’intello. Non, je plaisante ! J’ai passé un agréable moment (tout en pensant que cela ressemblait fort à un film des années 50), m’amusant surtout des seconds rôles, Karine Viard entre autres. Et j’ai bien aimé “Les Femmes du 6e” (j’adore Fabrice Luccini) où Sandrine Kiberlain fait merveille, malgré une fin par trop optimiste.

 

Côté Littérature.

Avide et pressée, je me suis jetée sur le dernier John Irving et le dernier Jonathan Coe. J’ai eu tort pour le premier, raison pour le second. Le début de “Dernière Nuit à Twisted River” est plutôt pas mal. La description des bûcherons du Nord est plutôt attrayante. Ça se gâte vite. Très vite, ça tourne en rond, ça n’en finit pas, ça va de recette de cuisine en recette de cuisine, sans que l’action avance d’un centimètre. Après avoir entendu la journaliste Patricia Martin dire au “Masque et la Plume” (France-Inter) qu’elle voulait bien DONNER son exemplaire à quelqu’un à la fin de l’émission, j’ai arrêté de m’obstiner. Page 292, stop et ouf ! Jonathan Coe, lui, dans “La Vie très privée de Mr Sim”, continue à nous ravir. C’est une sorte de road movie (road novel ?) où l’on suit un Mr Sim (Monsieur-tout-le-Monde) complètement paumé sur les chemins de Grande-Bretagne avec un chargement de... brosses à dents!

C’est drôle et émouvant, fantaisiste et surprenant.

Si vous êtes agacé par les bobos écologistes (messieurs Je-Sais-Tout riches qui font la morale aux pauvres), vous pouvez lire sans hésiter “L’Ecologie en bas de chez moi” de Iegor Gran. Son énervement contre les écolos et sa mauvaise foi m’ont fait beaucoup rire. Ça fait tellement de bien d’entendre un autre son de cloche ! Et si vous n’avez pas peur du VIe arrondissement et de la rue de Vaugirard, du milieu (chic) homosexuel et de la drogue (la dure) exposée sans la moindre mauvaise conscience, il faut lire le très émouvant livre de Mathieu Lindon “Ce qu’aimer veut dire” où il parle avec amour de Michel Foucauld et de son père, le célèbre éditeur des éditions de Minuit, Jérôme Lindon. Ce livre m’a chavirée.

 

Je suis en train de lire, en retenant mon souffle tant cela est passionnant, le Tome 2 de “François Mauriac Biographie intime - 1940-1970” par Jean-Luc Barré : le grand Mauriac (Catholique, grand bourgeois de droite, et pourtant toujours du bon côté) pendant la Seconde Guerre Mondiale, à la Libération (“Le Canard enchaîné” l’appela alors “Saint-François-des-Assises” car il plaida avec honnêteté et courage pour des gens comme Brasillach qui n‘étaient certes pas de son camp et qui l‘avaient même menacé et calomnié pendant l‘Occupation), aux côtés de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de L’Express, soutenant Mendès-France puis De Gaulle, un monsieur à la vie intime troublée (voir le tome 1) mais un “Monsieur”. En relisant le beau style de Monsieur Mauriac, je me sens bien minus... Jean-Luc Barré a fait un travail d’historien remarquable. J’en reparlerai sans doute le mois prochain.

 

Tout cela est bien sérieux ! Ce qui ne m’empêche pas de jouer avec mon chat (et avec tous les chats de la terre) et de jeter un œil énamouré sur certains journalistes du JT...

 

 

 

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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