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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:59

Au mois d’avril, je me suis découverte de plus d’un fil et je suis allée à Paris (14-17 avril). Quatre jours d’expos, musée, cinés et théâtre, je n’ai pas eu le temps de souffler, si... J’ai mangé plein de frites. Et j’ai traversé le Trocadéro presqu’en courant, agacée par les trop nombreux vendeurs de petites tours Eiffel. Quel dommage ! Jadis, il y avait là les jeunes skaters, ça allait vite, ça avait un air jeune et romantique, c’était super.

 

Expos :

Au ravissant musée Jacquemart-André, j’ai vu l’expo des frères Caillebotte, l’un peintre l’autre photographe. Je me suis plus intéressée au peintre. Gustave, ami et mécène des Impressionnistes, peint des toiles qui ressemblent à Monet et s’intéresse aussi à la Révolution industrielle de son époque et peint gares, trains et chemins de fer. J’aime beaucoup “le Pont de l’Europe” (1876) (on se rappelle les Gares Saint-Lazare de Monet). Je ressors ravie pour aller manger au chic “Café Hortense” rue Cézanne un “Paris-Paris”, pain Poilâne et salade super bon. Je suis allée aussi voir l’expo Van Dongen (de 1895 aux années 1930) au musée d’Art Moderne (pas le même jour). Dès le début de l’expo, un immense tableau représentant une chimère me donne un coup au cœur. C’est magnifique ! Je connaissais très peu Van Dongen ; j’ai beaucoup aimé cette expo. Le Musée de la Vie romantique  (où je vois une expo sur les jardins romantiques français et où j'écoute Chopin) est rue Chaptal dans le IXe, c’est une charmante maison provinciale au fond d’un jardin (que les lilas sentaient bon !), on peut prendre un verre dans le jardin à partir de fin avril. Paris rêvé... ? Non.

 

Théâtre :

Je voulais absolument voir Pierre Arditi sur scène, ça y est, je l’ai vu ! Dans “la Vérité” de Florian Zeller au théâtre Montparnasse rue de la Gaîté. La pièce est pas mal sans plus, mais Pierre Arditi a un vrai génie comique. Il a des mimiques irrésistibles. Je me suis éclatée. Il faut citer ses collègues acteurs qui ont beaucoup de talent aussi : Fanny Cottençon, Patrice Kerbrat et Christiane Millet (mention spéciale pour cette dernière). Moyenne d’âge des spectateurs : 75 ans. J’exagère à peine ! Il faudrait que les grands-parents apprennent à leurs petits-enfants à aller au théâtre, sinon dans dix ans, les acteurs seront encore plus au chômage qu’aujourd’hui... Il faut dire que le prix, bonjour !

J’ai vu aussi “Trahisons” d’Harold Pinter au théâtre de l’Escabeau à Briare (donc rien à voir avec le monde parisien), très bonne pièce (Pinter est peut-être mon dramaturge préféré) et acteurs amateurs qui ont fait un bon travail.

 

Et mon cher ciné :

Après avoir vu “Tous les soleils” de l’écrivain (excellent écrivain) Philippe Claudel, j’ai été très agacée par la critique qui n’a pas forcément été très gentille avec ce film. “Tous les soleils” est un film gai, et triste, et marrant et fantaisiste et musical et tendre et avec une jolie histoire d’amour. Pour se réconcilier avec la vie, on peut aller voir ce film sans hésiter. De plus, cela se passe à Strasbourg qui est une ville magnifique (je n’y suis jamais allée, mais les vues donnent vraiment envie). Autrement, j’ai vu ce mois-ci “Incendies” de Denis Villeneuve (canadien), d’après Wadji Mouawad, remarquable film qui raconte la quête de deux jeunes jumeaux après la mort de leur mère au Canada. Selon la volonté de cette dernière, ils doivent rechercher leur père et leur frère, loin, au Liban. La jeune fille part d’abord et commence sa terrible quête qui va la mener de douleur en douleur (c’est un film de guerre aussi). Son frère la rejoint, au moment où elle commence à n’en plus pouvoir, et reprend la quête... Une tragédie grecque. Ce film est un choc. J’en ai rêvé la nuit d’après. Je dois dire aussi que je suis toujours très touchée (et attirée) par les histoires de frère et sœur. J’ai vu ce film au cinéma d’art et d’essai de Châteaurenard, le Vox.

A Paris, j’ai vu trois films : le premier, “Si tu meurs je te tue” est un film d’Hiner Saleem qui se passe dans la communauté kurde de Paris. Le héros (Jonathan Zaccaï) se retrouve avec sur les bras le cadavre d’un ami kurde qu’il vient de rencontrer. La fiancée, le père arrivent de Turquie... Un joli film sur la liberté de la femme et la communauté kurde à Paris. C’est un film drôle et tendre que j’ai beaucoup aimé. Le deuxième fut “Winter’s bone” que Gauthier Jurgensen m’avait chaudement recommandé. On y voit l’Amérique des “pauvres blancs”. Une petite jeune fille doit absolument savoir, pour la survie de sa famille (la mère est inapte), ce que son père est devenu : elle doit au moins retrouver les os de son père (d’où le titre) pour prouver à la police qu’il est mort. J’ai été stupéfaite de la bêtise et de la violence de ce monde pauvre américain qui paraît bien loin de nous (de moi ?). Mais c’est vrai que c’est un film réussi. J’ai aussi couru, pour mon troisième film, à l’Action-Christine, comme d’hab. L’Action-Christine est liée à l’histoire de ma vie. J’y ai vu (revu plutôt) “Pendez-moi haut et court” (de Jacques Tourneur, 1947), histoire hyper compliquée avec une, deux, trois intrigues mêlées et une méchante (et belle naturellement) dame qui tire les ficelles. C’était dans un festival Robert Mitchum et j’ai donc admiré pour la Nième fois cette grande carcasse de Robert Mitchum. Retour à Gien ensuite avec du cinéma plein la tête.

 

Et côté Littérature :

Fin mars, “le Protocole compassionnel” d’Hervé Guibert (l’antipathique Hervé Guibert il faut le dire) m’est tombé des mains. Me tombent des mains ensuite (en vrac) John Le Carré, Martha Grimes, Rachel Cusk, Alice Munro. Décidément... Que me veulent ces auteurs, ou plutôt qu’est-ce que je veux de la littérature ? De la distraction, de l’amusement, de la passion ? Il est évident que fin mars-début avril Joëlle-l’Intello n’est plus guère intello. Je lis avec tiédeur “Eau-de-feu” de François Nourissier qui est mort il y a peu. Ce n’est pas ce livre en tout cas qui me fera lire les autres Nourissier. Seul, Somerset Maugham (“les 4 Hollandais”, recueil de nouvelles) me fait sortir de ma torpeur et me fait battre le cœur. A travers ces nouvelles, le narrateur, un homme distingué et cultivé, se balade à travers le monde, dans l’empire britannique d’autrefois (toutes ses colonies) et raconte des aventures singulières, avec humour, avec précision, et souvent avec cruauté. La distinction de Somerset Maugham n’est qu’apparente, la réalité cruelle transperce les hommes (et les femmes). Comme chez Nourissier, on boit beaucoup chez Maugham. J’aimerais un jour goûter ses “Gin pahit” dont il parle avec gourmandise. Est-ce que ce cocktail mystérieux existe encore en 2011 ?

 

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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