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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:45
8 octobre 2009 : Vu au théâtre Montparnasse "Parole et Guérison" de Christopher Hampton, avec la belle et douée Barbara Schulz et un convaincant Samuel Le Bihan. La première partie de la pièce est consacrée dans aux relations entre Jung et sa jeune cliente Sabina, aux tout débuts de la psychanalyse. Comment Jung expérimente la méthode de Freud, comment il soigne et guérit (un peu)la jeune fille. Et, bien sûr, comment ils tombent amoureux. Jung, en face de Freud, nie sa relation avec Sabina. La deuxième partie de la pièce met plus l'accent sur les relations intellectuelles et professionnelles entre Jung et Freud. La pièce est très intéressante, la mise en scène soignée. J'adore Barbara Schulz, je vais au théâtre pour elle, comme j'irais au théâtre pour des acteurs plus âgés, tels que Pierre Arditi, André Dussolier, Claude Rich (j'ai vu "le diable rouge")... Le théâtre de temps en temps (pour moi qui vais beaucoup au cinéma) ça fait du bien. C'est un tel plaisir, une telle magie, de voir les acteurs "en vrai". Côté cinéma, l'Alticiné de Montargis ne m'offre malheureusement pas les films en V.O., ce qui fait que parfois je loupe beaucoup (voir "Inglorious Basterds"). J'ai vu avant-hier (2 personnes dans la salle mais c'était mardi) "Je suis heureux que ma mère soit vivante" des Miller père et fils (Claude et Nathan), j'en suis restée la bouche ouverte et le coeur battant. Je ne connaissais pas les détails de l'histoire avant de le voir, aussi la scène choc m'a surprise et suffoquée. C'est un film très prenant, on n'en ressort pas indemne. Vincent Rottiers, le héros du film, est un jeune acteur au visage un peu dur qui promet beaucoup. On s'attache à lui malgré cette dureté et on suit ses efforts pour retrouver sa mère avec le coeur plein de compassion et de peine. Une réussite impressionnante. Côté livres. Cette fois, j'abandonne Emmanuel Carrère. Après avoir lu coup sur coup "d'autres vies que la mienne", "un roman russe", "l'adversaire" et "hors d'atteinte ?", j'ai décidé de souffler un peu. Celui qui m'a le plus frappée est je pense "un roman russe". Emmanuel Carrère est "l'auteur français qu'il faut avoir lu" de cette époque. J'attends son prochain livre. Je jette un oeil (120 pages à peu près) dans "Au bon roman". Peut-on écrire sur le rêve d'une librairie uniquement occupée par les meilleurs romans en écrivant un roman médiocre ? Non, évidemment. C'est embêtant. Je lâche ce livre, un peu découragée. Puis je retrouve ma petite énergie en me disant que je vais relire tous les Rougon-Macquart (comme Sarko !) ! Avant, j'ouvre "Les Possédés", bien décidée à l'avaler avant Zola. Joëlle sur la route des bons romans... Dostoïevski, Zola, Balzac, Proust, les vrais, les seuls, ceux pour qui ça vaut la peine de se lever le matin.
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:54
5/9/09 "François Mauriac, biographie intime", par Jean-Luc Barré : j'ai lu ce gros livre en deux semaines. J.L. Barré nous fait des révélations (pas vraiment des révélations d'ailleurs) sur le grand François Mauriac, mais il a fait surtout un travail remarquable de recherche sur l'histoire littéraire. Je n'ai pas pu lâcher ce livre. J'avais envie d'en savoir toujours plus. Monsieur Barré a l'habileté d'arrêter son livre en 1940, au moment où les intellectuels de cette époque ont dû faire des choix parmi les choix les plus aigus (je ne trouve pas d'autre adjectif !) qui soient. On sait que Mauriac fut un homme exceptionnel, mais on attend quand même avec impatience de savoir ce que fut la vie de cet écrivain, au jour le jour, pendant la 2e Guerre Mondiale. - Littérature plus "facile", mais tout aussi passionnante : "Le retour du professeur de danse " d'Henning Mankell (suédois, gendre du grand cinéaste Ingmar Bergman). C'est un roman policier : effrayant, angoissant, palpitant, bien écrit... Le héros, atteint d'un cancer, est attachant ; l'intrigue vous met les nerfs à vif. Le Mal est ici représenté par le nazisme, ou plutôt par les héritiers du nazisme, toujours présents, tapis dans l'ombre.
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 14:46
Mercredi 5 août : En juillet, j'en étais restée, côté lecture, sur l'excellentissime (mais pas si facile...) Iris Murdoch, romancière anglaise. Nous sommes en vacances et passons aux lectures de bord de mer. Alors, côté plage, quoi de mieux que Douglas Kennedy ? Son dernier roman s'appelle "Quitter le monde" : une jeune fille américaine hantée par la culpabilité, Jane, est confrontée à ses deux parents, à l'université, à son premier amour, son prof à la fac et l'on sait combien les amours prof/étudiante sont mal vues aux Etats-Unis... Douglas Kennedy a ce don : lorsqu'on commence un de ses romans, on ne peut plus s'arrêter tant c'est palpitant. Dommage pour ce roman : ceci est moins évident que pour tous les autres que j'ai lus. On s'attache à Jane bien sûr, on compatit à ses misères et on s'étonne de ses aventures, mais on sent un peu la "grosse machine D. Kennedy", pas si bien huilée que ça cette fois-ci. Ce qui me gêne aussi chez cet auteur, c'est son obsession de l'argent. Pas une page sans le prix de la plus petite chose. Cela est surprenant pour nous, français. Je n'ai pas fini le livre, j'en reparlerai plus tard, mais je suis prête à tout pardonner à Monsieur Kennedy qui nous fait l'honneur de très bien parler notre langue. Vendredi, 7 août. Hier, avant une visite à Roland Duval, je vais voir "Joueuse" à Montargis (premier film de Caroline Bottaro). Un beau sujet : Sandrine Bonnaire, une humble femme de ménage, se prend de passion pour les échecs. Et son professeur, son maître, son Pygmalion, sera un de ses clients, le docteur Kruger, joué par l'acteur Kevin Kline. On lit sur le beau visage de Sandrine Bonnaire toute la timidité, tous les échecs (n'ayont pas peur du jeu de mots !), tous les espoirs du monde, avant que se visage ne se transforme en visage de femme épanouie partant à la conquête du monde. Le thème des échecs n'est qu'un prétexte, ça pourrait être la découverte de l'écriture ou de la peinture... Super film sur l'ouverture à la vie, et à la liberté. Ensuite, chez Roland Duval, il me parle de cinéma, comme toujours, Robert Bresson et Jean Eustache, et de Philippe Labro, l'éternel chanceux devenu dépressif. Comment le génial Bresson était odieux entre les odieux, et comment ils portèrent le pauvre Jean Eustache à son train après une projection, et comment ce dernier se suicida quelques jours après... MARDI 18 AOUT : Samedi, à nouveau au crépuscule du château de Saint-Brisson pour écouter du blues : Roland Tchakounte dont la voix nous berce et nous réveille tour à tour. C'est difficile de parler musique quand on n'est pas une pro. Je suis juste en train de me demander si je n'aime pas plus le blues que le jazz. En tout cas, c'est toujours un plaisir d'être à St Brisson en ces douces occasions... Lecture (j'ai fini) ou plutôt relecture de l'extraordinaire "Maître des illusions" de Donna Tartt (Pocket) ou comment un groupe d'étudiants expérimentant les extrêmes sont conduits à des complicités douteuses et au meurtre (aux meurtres en fait). Le narrateur, Richard, comme les autres, est une espèce d'orphelin. Les parents en effet brillent dans le roman par leur absence. Et l'absence d'autorité adulte semble conduire au pire. Je ne voudrais pas faire croire que cet étonnant livre est d'un sérieux sinistre. Il est au contraire exultant, palpitant, jouissif. On palpite de la première à la dernière page. C'est la quatrième fois que je le lis. Donna Tartt était à l'époque de sa publication une petite jeune fille de 29 ans, bien coiffée et sortant des meilleures universités, c'est d'autant plus horrible et merveilleux de lire les horreurs qu'elle put inventer. Après l'étonnante Donna Tartt, j'ai commencé à lire, passionnément, la biographie de Mauriac par Jean-Luc Barré. Depuis hier j'ai déjà lu 122 pages et chaque ligne est une découverte. C'est un voyage dans ses temps lointains où la jeunesse bourgeoise recevait une éducation de haute qualité malgré les enfermements et les interdits catholiques.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:35
Je m'intéresse à tout : à la littérature bien sûr, mais aussi à la musique, à la peinture, aux villes d'Europe, à la politique, aux fleurs, aux petits écureuils, et aux ratons laveurs ! Mes derniers films vus sont "Coraline", l'Almodovar, "Fais-moi plaisir", d'Emmanuel Mouret. "Coraline", à la grande petite fille que je suis, ne m'a pas fait trop peur et m'a enchantée par son imaginaire ; c'est vrai que la sorcière est très, très méchante... Dans l'Almodovar, on est subjugué par la beauté de Penelope Cruz, belle, toujours plus belle. Cela a toujours un côté roman-photo, mais des romans-photos comme ça, on en redemande ! "Fais-moi plaisir" fait plaisir, j'ai vraiment beaucoup ri. "Le cinéma, c'est faire faire de jolies choses à de jolies femmes", disait je ne sais plus quel critique de cinéma, et Emmanuel Mouret suit ce précepte de façon exquise. Côté musique, j'attends "Val de Jazz" du côté de chez moi. J'irai donc à Saint-Brisson les 20 et 21 juillet. Dans la cour du château, s'il fait beau, c'est toujours fort agréable. Au festival de Jazz d'Orléans, le vendredi 26 juin, j'ai d'abord écouté et applaudi poliment Ron Carter, mais le jazz contemporain n'est pas des masses ma tasse de thé, par contre pendant la deuxième partie, Avishai Cohen, oubliés ma politesse et mon ennui ! J'ai applaudi à tout rompre ce merveilleux jazzman israëlien, épaulé de musiciens formidables et d'une chanteuse à la voix de rêve. Des mélodies inoubliables, aux sonorités du monde entier, dans toutes les langues. Je ne prétends nullement être une vraie connaisseuse de jazz, mais ces dernières années, c'est toujours vers les concerts de jazz que je me tourne. 30/6/09 Le 3 juillet 2009 : Vu hier soir Roland Duval, à Amilly. Il est écrivain, scénariste, journaliste... Comment le décrire ?... C'est un vieux monsieur misanthrope qui a toujours vécu la plume à la main et la tête dans le ciel du cinématographe. Il est amer, ronchon, subtil, bavard... et drôle ! L'air de rien, il glisse entre ses phrases des plaisanteries, des jeux de mots... et tant pis si vous n'avez pas compris. Il ne répétera pas. Roland Duval parle de la presse écrite, de cinéma, de littérature et du temps qu'il fait. Hier, il m'a confié un travail : saisir le début de "Mes années météo (1939-2009 - A la recherche du temps qu'il fait - La météo : science ou religion ?". Je suis parfois sa secrétaire, car monsieur Duval n'a pas d'ordinateur (ni de téléphone portable...). Il me demande de dire ce que je pense de son travail... En suis-je digne ? Je n'ai pas encore vu le dernier Woody Allen. Pour courir au cinéma, il faut entrer dans ma petite voiture par cette horrible chaleur... 35 km entre ma ville de Loire et Montargis. Eh oui ! Ici, le cinéma , ça se mérite. DIMANCHE, 5 juillet. J'ai vu hier soir à Alticiné à Montargis "Whatever works" de Woody Allen. Je l'ai vu en français et, comme d'habitude, je remarque que les doublage des films de W. Allen sont catastrophiques. Comment rendre le bagout des personnages insupportables (et marrants) d' Allen ? Impossible en français. Comparé à "Match point" ou "Vicky Christina Barcelona", ce film est décevant. Woody Allen s'est renouvelé, c'est sûr, en tournant en Europe. Mais on peut rire de certaines situations ou de personnages tels que les parents de la jeune héroïne, surgis tout droit d'un Sud obscurentiste et assassin (le droit absolu de porter -et d'utiliser - des armes à feu) qui, arrivés à New York, trouvent leur vraie nature et se transforment en intellectuels-artistes débauchés très rigolos. Lectures de juillet : Suite à ma conférence du 2/6 sur les romancières anglaises à la conquête de la liberté, je suis toujours plongée dans Iris Murdoch (qui fut surnommée "la femme la plus intelligente d'Angleterre") : d'abord "the Black Prince", en anglais mon/ma cher(e), puis "La mer, la mer". C'est jouissif. "Highly enjoyable", dit-on en anglais. Dans le premier, comment un "vieux" de 58 ans tombe éperdument amoureux d'une jeune fille qui ressemble au prince Hamlet (tiens, Woody ?) et dans le deuxième, comment un vieil acteur-metteur en scène de théâtre se retire au bord de la mer pour écrire des mémoires assez prétentieux et voit tout à coup un monstre sortir de l'océan... Suite un prochain jour. - Début août, notes sur fin juillet 2009 : côté jazz, nous nous sommes réjouits, comme chaque année, du merveilleux "Val de Jazz" à St Brisson, au soleil couchant du château (mais "Val de Jazz" est aussi à Sancerre et Bonny sur Loire). Le 20 juillet, Yuri Buenaventura nous a enthousiasmés. Ses paroles portent aussi, des paroles très fortes qui nous rappellent l'existence de l'Amérique du Sud, négligée par les médias je trouve... Le 21, nous avons adoré le musicien et chanteur Abaji, un jeune homme turco-libanais parlant un français parfait, un jeune homme plein de vie et d'amour pour tous les instruments de musique. Ce fut une joie de le voir nous présenter , comme un magicien, plein d'instruments inconnus de nous. Quant à Richard Galliano, il était, disons... fatigué. - Au cinéma de Montargis, j'ai fort apprécié "SANS RANCUNE" d'Yves Blanchar. Ah ! les histoires d'écrivain !... et c'est une histoire d'écrivain. Un très jeune écrivain en l'occurence (Milan Mauger, jeune et séduisant acteur plein d'avenir) découvre sa vocation grâce à un professeur atypique (Thierry Lhermitte) qui pourrait être... son père. L'histoire est racontée de façon très classique, mais ça ne fait rien : ça se laisse savourer. En juillet, parmi tous les films que j'ai vus, j'ai bien aimé aussi "Public Ennemies" (Johnny Depp parfait), un film de gangster assez honnête ma foi sur le bandit pilleur de banque (une espèce de Robin des Bois des temps modernes) John Dillinger. Il vaut toujours mieux un bon-vieux-bien foutu film américain que toutes ces comédies françaises sur des couples (ou des célibataires !) bêtes à hurler.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:32
PRÉFACE En lisant 7, rue Pierre-Brossolette, je suis tombé amoureux d’Iris (prénom qui fleure bon). A vingt ans, Iris habite chez ses parents, dans le petit pavillon d’une banlieue pourrie, à l’ombre des tours, et voue à son frère un amour incestueux, toute honte bue, jusqu’au jour où... Elle porte sur son environnement en mutation “fin de siècle” un regard critique, caustique, qui se nuance de tendresse sur son entourage immédiat (dont son papa, militant communiste obsolète). Pour nous la rendre attachante, voire un peu plus, Joëlle Carzon utilise la première personne, mais ce “je” n’est qu’un procédé de ce qu’on appelle “l’autofiction” qui n’est pas forcément autobiographique. Iris n’est pas Joëlle, Joëlle ne fut pas Iris, mais il y a tout lieu de croire que l’auteur eût aimé être dans son jeune temps cette fille qui conquiert sa liberté de femme en douceur, sans rébellion ouverte et sans esprit de revanche féministe. Face aux hommes et à ses employeurs, elle joue de son charme féminin mais peut se laisser embobiner comme une midinette. Dépourvue de préjugés, mais pourvue d’un humour sarcastique, ne doutant pas d’elle mais capable d’autodérision, Iris est l’un des personnages de roman les plus séduisants qu’il m’ait été donné de rencontrer en ce début de siècle fertile en fruits secs féminins. Grâce en soit rendue à Joëlle Carzon, qui a réussi ce portrait en donnant à son héroïne et narratrice un ton à la fois naturel et singulier dont la familiarité et la vivacité ne cèdent jamais à la facilité, épousant efficacement la démarche combative d’une nana qui n’a pas froid aux yeux mais ne se prend jamais pour une autre. C’est jouissif de lire une romancière qui ne se regarde pas écrire et s’engage dans son récit comme Iris dans la vie, avec une désinvolture cynique n’excluant pas la pugnacité. Ce bonheur d’écriture n’est peut-être qu’un exutoire, une thérapie contre le mal de vivre, mais aux yeux du lecteur, 7, rue Pierre-Brossolette, loin de plonger dans le marasme d’une famille éclatée et d’une société en crise, a un effet paradoxalement roboratif. On se sent mieux après l’avoir lu, même si ça va plus mal autour. On n’en sort pas franchement rassuré mais plus lucide. Merci à Joëlle Carzon de ce bain de jouvence désillusionné ! Roland Duval* *ROLAND DUVAL : ECRIVAIN, JOURNALISTE, SCENARISTE (entre autres de Pascal Thomas).
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:53

SKYE

 

La falaise et la mer se rejoignent

L'encre bleue de la mer écrit ses mots d'ailleurs

Sur des ailes d'oiseaux qui portent son mystère

Jusque sur la falaise et jusque dans le ciel

 

Le ciel rejoint la mer et ils parlent ensemble

Ils mêlent leurs cris blancs s'offrent leurs profondeurs

Le ciel rejoint les vagues et les vagues racontent

Toutes les solitudes tous les naufrages

 

Terre lointaine que tous ces cris

Sont poignants douloureux que tous ces cris sont beaux

La terre et l'eau qui se confondent

Unissent les saisons sont la joie et la mort

 

Terre étrangère amie dans ton accueil

Sourdent les voix du monde et l'accomplissement

Nos pas les pas sur l'île dans les herbes mouillées

Vont au-devant d'une réponse

 

Le chant des vagues raconte la terre

Et l'intérieur de l'île se souvient sans fin de la mer

Ils savent la même histoire

Et se lient de même beauté en éloignant les hommes

 

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 19:42

2 juin 2009 : "Les romancières anglaises à la conquête de la liberté, de 1800 à nos jours." UTL, Gien, conférence. - Juillet 09 : parution du recueil de poèmes choisis 1973-2008 : "Femme volante". - jeudi 9/7 : Interview par Frédérique Charneau, de la République du Centre (cet article paraît en septembre). "Femme volante", un recueil de poèmes signé Joëlle Carzon", article de la République. 27-28 mars 2010 : Crimes au château - Dans le cadre du SALON DU LIVRE à Saint-Brisson, 5 pièces du château/5 petites pièces de théâtre pour cinq crimes à Saint-Brisson (Loiret).  Lues par des acteurs expérimentés (mise en scène : Cathy Trottin, acteurs, tous super :Jean-Denis LEFEVRE, Judith HARRIS, Sabine PEYRARD, Damien BERGEL). 31/3/10 : Tout s'est remarquablement passé au salon du livre de SAINT-BRISSON : près de Gien, le château domine la vallée de la Loire. La compagnie théâtrale LéZelles est parfaite !

 

2012 : En préparation "Lucile à Paris", roman qui va tout faire sauter ! (euh... si je peux provoquer et faire dresser les cheveux sur la tête de certains...).

 

2013 : "Lucile à Paris", suite. Roman qui n'a rien fait sauter, mais beaucoup fondé sur la nostalgie. Nostalgie du cinéma des années 80 en particulier et de ce que mes amis écoutaient alors : Higelin, Neil Young, les Doors...

 

Mai 2013 : Eliane de Taxis du Poët (Trescléoux) est décédée et j'ai recopié quelques-uns de ses poèmes sur ce blog.

 

Octobre 2012 :

Yes ! Début de mon auto-publication de "Lucile à Paris" (les années 80 à Paris vues par l'Innocente Joëlle).

 

 

 

 

 

                                                                                                         

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:37
MON FRERE Je leur ai dit que j'allais attendre mon frère. Ils sont plongés dans une conversation sans fin, que personnellement je trouve stupide : est-il criminel, ces temps-ci, dans ce pays-ci, dans cette ambiance trouble-ci, d'être abstentionniste ? Moi, même quand je vote, de toute façon je suis abstentionniste dans mon cœur. Je mets mon bulletin dans l'urne la tête ailleurs. LA VIE ailleurs ! Ma vie, c'est Luc. Alors, extrême-gauche extrême-droite, qu'est-ce que ça fait? Mon opinion, c'est, ce sera Luc. Il pourrait être jaune, noir, rouge, trotskiste, centre mou, pol potiste, mon frère serait toujours mon frère, et moi toujours, et intensément, moi. Luc, mon âme. J'ai une famille engagée, enfin qui se croit telle (sait-elle en fait qu'elle n'est engagée que sur la voie des fantasmes ?) et qui vote au Parti toute ! De dix-huit ans à leur mort, le drapeau français qui flotte sanglant au-dessus de leur certitude généralisée. Je les aime bien, les miens, ils sont ce qu'ils sont, ce n'est pas moi qui les changerai ni qui veux les changer, enfin je les excuse. Est-ce criminel, en 1998, d'être abstentionniste ? Vaste question. Apporter la réponse changerait la face du monde, si vous leur demandiez... Luc, né d'eux comme moi ; Luc peu à mon image et pourtant tel que moi. Loin d'eux, comme moi. Reflet brouillé dans une eau qu'il vaudrait mieux ne pas boire. Luc mon pote, Luc ma naissance, Luc ma conscience. Luc mon chouchou, Luc mon frère...
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:18

POEMES (parus à Gien en 2009)


ET LE LOING ?
J'ai point d'maison
J'ai point d'actions
J'ai point d'cerveau
J'ai qu'des cerceaux
 Dans l'ciboulot
 Y'a du boulot
Zamis d'un jour
J'ai point d'amour
 Pour mon égo
J'ai l'coeur balourd
 l'cœur à zéro
 Pour peu d'amour
Une rivière Tagada t'soin
C'est ben mon Loing
Belle rivière
T'es accueillante
Ou conseillante ?
T'es mon p'tit coin
Ou ren que fin ?
J'vais pas faire ça
A la canaille
Plutôt ripaille
Avec des gars
J'retomb'rai ben
 En amoureuse
 Adieu Loing
 L'amour ça m'creuse !


 LES ELEVES DE JOELLE


 Les élèves ont dit non
 Nous allons au café
 Dans les rues au ciné
Au supermarché
Les élèves ont dit non
Ils ont déchiré
 Un bout de cahier
Ce fut une voile
 Ils ont mis bout à bout
 Les stylos de toute la classe
Ce fut une rame
 Ils ont décroché
 Une lampe au plafond
Ce fut une boussole
 Ils ont enlevé
Un bout de tableau
 Ce fut le nom de leur bateau
 Nouveau bateau beau bateau
 Ne peux-tu m'emmener
Boussole boussole !
Où suis-je passée...
 Je passais par là
 Et mes élèves m'ont emmenée. 


 CHAT ALORS !


 Chat-minette bobinette
 Rira qui verra chevillette
 Et trombinette s'enquerra
 De ta binette mignonnette


 Chat-minou bouboulou
 Bâillera qui verra Tombouctou
Et trouloulou s'emboulera
 De ton minois couloulou


 Chat-matou mazette
Aboutera avec force calous
 Et matouvou s'atouminera
De ton cardou atouzouzou


Chat-alors tout dehors
Rendezvousera à bâbord
 Et ahlala aborder

Des trésors sablabor

 

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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 15:18

- 7 février 1955 : je nais à Paris X, par hasard. On m'envoie chez mes grands-parents maternels à Châlette-sur-Loing. -1959 : Mort de mon arrière-grand-mère, chez mes grands-parents où je vis.
J'apprends à lire et commence à écrire.

- 1961 : Je vais habiter chez mes parents, à Conflans-sainte-Honorine. Mort de mon grand-père, Jules.

- 1966 : J'entre au collège, à Conflans.

- Mai 1968 : se passe à jouer à la belote avec mes parents, tous les transports ayant disparu. J'écris mes premiers poèmes.

- 1970 : je commence à déprimer sérieusement !...

- 1973 : Je suis au lycée de Poissy, où je m'ennuie mais continue à être une grande lectrice,  et obtiens le Bac A.

- 1973-1977 : Etudes d'anglais à Nanterre. Au cinéma : "Le diable probablement" de Bresson. Je corresponds avec Roland Duval, professeur de français, critique de cinéma, scénariste de Pascal Thomas. Je rencontre François-Régis Bastide, Jacques Sternberg, Robert Merle, écrivains.

- 1977 : j'obtiens ma maîtrise d'anglais sur Jane Austen. Je pars à Hillingdon (banlieue de Londres), pour une année, comme assistante de français dans deux collèges. Quatre de mes poèmes sont publiés dans la revue de René Hener, "Points et Contrepoints".

- 1979 : Je quitte Conflans pour Paris, où je vais habiter rue de Saintonge.
-1981 : Je déménage pour la rue Lécluse, près de la place Clichy.

     J'exerce divers métiers : rédactrice dans les assurances, secrétaire bilingue, correctrice... Je travaille même, 3 mois, au Haut-Commissariat-pour-les-Réfugiés, à Neuilly (1985)

- 1986-87 : dernier job "normal" chez Rhône-Poulenc, à La Défense.

- 1987 : Sac au dos, mon mari et moi nous quittons Paname pour le Sud.

- 1987-89 : Nous habitons Trescléoux (Hautes-Alpes) et vivons d'amour et d'eau fraîche (et de littérature). Dur, dur...
     Notre meilleur ami, Alain C., meurt du sida.

     18/12/87 : J'anime, sous la direction de Brigitte Vincent, à France Inter, une "déclaration d'amour à Apollinaire". Ecrivains présents : Michel Décaudin et Georges-Emmanuel Clancier.

 

- 1989 - 1995 : enfin dans le Loiret ! à Briare d'abord. Nous créons l'association LE BLAIREAU, puis LE RAYON VERT; nous organisons des concours littéraires.

 

 

 

- 1996 : je m'installe à Gien, et continue à écrire de nombreux poèmes et romans, refusés par les éditeurs.

 

 - 2000 - Année de la Grande Déprime. 

 

- 2003 : Troisième Prix de la Nouvelle Policière à Cosne-sur-Loire. J'arrête mon journal intime (commencé en 68) que je reprendrai deux ans plus tard.

 

2004 - parution dans la revue francophone SOL'AIR de ma nouvelle : "la mise à mort".

2007 - Les élèves ont eu raison de ma raison, je quitte le lycée.

2008 : parution de mon roman "7, rue Pierre-Brossolette" chez Joël Le Dréau à Trainou (Loiret), avec une préface de Roland Duval. 2009 : Un recueil de poèmes, illustré par I. Célingant, paraît en août 2009 ("Femme volante").

 

2009 - Début de ce blog.

2013 - "Parutions" sur http://www.les-ecrits.fr : 3 romans, Collines et mensonges, la maison au lavoir, et Déesse.

              Une longue nouvelle : D'un tableau de Constable.

               Des poèmes et des nouvelles.

2014 - Parution sur http://www.les-ecrits d'une autobiographie romancée des années 80 à Paris : "La Lune en plein jour". Cette histoire fut écrite en 1982-84, à Paris (rue Lécluse, XVIIè).

           - en préparation : la publication chez un imprimeur de "Déesse" et "Lucile à Paris" avec numéros d'ISBN.

           - Le site "les-ecrits" publie "Lucile à Paris" et "7, rue Pierre-Brossolette".

2014-2015 - Parution sur le site Les-ecrits d'une pièce de théâtre "le Blanc et le Noir".

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