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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 15:43

cerises-eluard.jpgUn livre sous un arbre

Un chat dans la cuillère à thé

Une rivière sans camping

La lune

La terre invisible sous l'herbe

Les papillons du crépuscule

Les chenilles du matin qui vous portent des fleurs

Le vent sur la joue quand il fait si chaud

Un ami qui marche vers vous

Et qui sourit son bonjour

Un ami qui s'éloigne de vous

Et on le sait (oh, oui on le sait !) qu'on reverra demain

Demain qui porte naissance

Après-demain qui porte la mer

L'année prochaine qui porte la Bretagne

Les pieds dans l'herbe verte

Un écrivain inconnu qui vous devient Tout

Un vaccin découvert un matin par un savant distrait

Un Africain qui pourra venir en France

Un Anglais qui mangera des huîtres

Le vent dans les nuages qui sont mes cheveux

Ma beauté inventée

Un homme qui m'aimerait

Un chat qui passerait par là et me dirait :

Je suis le Prince Charmant !

Un enfant qui ne pleure pas

Une mère qui ne tape pas

Une fleur qui fleurit

Une cerise qui rougit

Un cerf volant qui s'en va comme une bouteille à la mer

Une bouteille avec tout cela

Une bouteille avec mon bonheur à moi

 

               *

 

Ce poème a été écrit il y a quelques années déjà (de la Bretagne, je suis passée à la Normandie).

Mais tout me plaît encore là-dedans.

 

Poème du recueil "Femme volante", 2009

 

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MES FILMS PREFERES DE L'ANNEE 2014 (sur 42 films vus à ce jour, 17/12/14) :

Mommy, Ida, Philomena, Maestro, The Lunchbox, Gone Girl, Bande de filles, Samba, Joe, De toutes nos forces, Magic in the Moonlight, La prochaine fois je viserai le coeur, Pride et Baby Sitting.

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23/12/14

VISITES A CE JOUR EN DECEMBRE : 41

VISITES TOTALES DEPUIS LA CREATION : 1603

 

               *****

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 14:57

Saint Laurent, Bertrand Bonello

Gaspard Ulliel, Jérémy Rénier, Louis Garrel

Montargis, 26/9

Quelques années (les années hippies en particulier) dans la vie d’Yves Saint Laurent, ses rapports avec Bergé, son grand amour Jacques de Bascher, les fêtes et l’alcool et la drogue. Ce film est mal foutu (construit en dépit du bon sens) et très ennuyeux (2 H 30 et on croirait que ça dure 3 heures 30). C’est une espèce de brouillon du chef-d’œuvre dont parle Télérama. Je dois dire quand même que Gaspard Ulliel est d’une beauté époustouflante.

 

Elle l’adore, Jeanne Herry

Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte, Nicolas Godet…

Montargis, 3/10

Une fan de chanteur se fait embarquer dans une histoire pas possible. L’intérêt du film réside dans le fait (qui pourrait être drôle et qui ne l’est pas) que Sandrine Kiberlain est une menteuse et que personne ne la croit quand elle dit la vérité. Le récit est bien mené, et les intrigues secondaires (ce qui se passe chez les flics) sont bien menées aussi. Cela se termine étonnamment bien pour l’héroïne. Sandrine Kiberlain est parfaite comme d’habitude.

 

Arthur H, Briare, 4/10 – Lecture de poètes africains, Aimé Césaire…

 

7/10 M. Antérion : La Seine entre Le Havre et Rouen au fil de ses artistes (Monet, Hugo, Turner, Pinchon…)

 

Gone girl, David Fincher (vu en VF malheureusement)

Montargis, 10/10

Ben Affleck, Rosamund Pike

Film de 2 heures 25 mais qui paraît court tant il y a de suspense. Une critique au vitriol de l’institution du mariage et des médias. L’histoire est plutôt effrayante et Rosamund Pike compose une meurtrière/manipulatrice au visage d’ange genre Grace Kelly ou Kim Novak tout à fait terrible ! Noté au plus haut par mes jeunes amis Gauthier et David.

 

Mommy, Xavier Dolan

Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon, Suzanne Clément (méritant tous d’être cités)

Montargis, 17/10

Encore un film très long (2 H 19), « y’en a marre des longs films », dit Gauthier. Mais je n’ai pas vu le temps passer. Une femme récupère son fils à problème et reçoit un coup de main de sa voisine bègue. Ce film est une merveille, tant le scénario que la directeur d’acteurs. C’est un hymne particulièrement réussi au courage des femmes. Petit PS : j’ai eu du mal au début à m’habituer au format carré. Il sera presque certainement le numéro 1 de mes films de cette année (mais 2014 n’est pas fini…).

 

Samba, Olivier Nakache et Eric Toledano

Omar Sy, Charlotte Gainsbourg, Izia Higelin, Tahar Rahim

Gien, 20/10

Un film social qui raconte le parcours de Samba, à Paris, sans-papiers mais travaillant depuis dix ans en France. Il rencontre une femme qui se remet d’un burn out. Ce film est émouvant et on s’attache sans problème à ces deux personnages, plus tous les personnages secondaires qui sont décrits avec justesse.

 

Magic in the moonlight, Woody Allen, V.O.

Colin Firth, Emma Stone

Montargis, 24/10

Un magicien célèbre cherche à démasquer une jeune voyante américaine installée chez une famille très riche sur la Côte d’Azur. Pendant quelques instants, il croit qu’il s’est trompé… Et puis il tombe amoureux. Film ravissant et charmant sous les couleurs du Midi. Colin Firth est très bien en homme qui ne croit à rien et cela donne l’occasion de dialogues amusants et brillants.

 

The November Man, Roger Donaldson

Pierce Brosnan, Olga Kurylenko

Montargis, 31/10

Un vieil espion reprend du service. Il est confronté à un jeune homme qu’il a formé.

Malgré la critique hyper sévère de David Marantz, je suis allée voir ce film. Film assez plan-plan, mais je ne me suis pas du tout ennuyée. Il y a de l’action, de l’amitié, de l’amour… Evidemment, il ne faut pas demander une mise en scène originale.

 

4/11 : Quand Napoléon perçait sous Bonaparte, Philippe Camus, conférence.

 

Comment j’ai détesté les maths, Olivier Peyon (DVD)

5/11

Cela commence avec des élèves qui disent : les maths ça sert à rien et, même si je suis bon, je n’aime pas ça ; cela continue avec des mathématiciens qui disent que les maths c’est beau, c’est de la poésie. Film intéressant, mais, même après l’avoir vu, je n’ai toujours pas compris la crise des subprimes.

 

9/11 – Château de St Brisson, dernier spectacle (le château met la clef sous la porte en fin d’année, quelle tristesse !) : Musique classique, Tchaïkovsky, Grieg, Brahms, Rachmaninov, Ravel.

 

Une nouvelle amie, François Ozon

Romain Duris, Anaïs Dumoustier

Montargis, 10/11/14

Une jeune femme se prête au jeu du veuf de sa meilleure amie qui se travestit en femme.

Ce film est très « ozonien ». Ozon est toujours au bord du scabreux sans jamais y tomber complètement. Je l’ai beaucoup aimé. Les deux comédiens principaux sont parfaits.

 

13/11 – L’âme slave, Amilly

               *****

Blog ami : julietournier.unblog.fr

J'ai consacré dans mon blog une place aux poèmes de Julie Tournier. Julie vient de créer son blog.

 

 

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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 17:21

                            *

 

Robin Williams et Lauren Bacall

Hollywood éclate

Ô vous disparus

Mon cœur chagrine

Le regard de Lauren

Mon cœur nos cœurs si chagrins

 

13/8

     *

 

Nous ferons le tour du bois

Tour du bois tour du soir

Tour de soi en soie des soirs

 

 

     *

 

Petit bouquet fermé

Tu t’ouvriras

En même temps que la lettre parfumée

 

 

     *

 

J’ai reçu des mots

Et ces mots m’étaient chers

Amitié amour baisers petits chats sur mon ventre rond

 

     *

 

J’ai ronronné

J’ai baisé

Tes lèvres fermées

Et se sont ouvertes

Les portes d’un paradis rien qu’à nous

 

 

     *

 

Tous ces cahiers

Ecrits entassés empilés aimés

Oh oui tous ces cahiers aimés

Et tant écrits.

 

     *

 

Mon petit doigt m’a dit

Virgules et rédactions

Au dos de mes silences

 

*

 

J’ai écrit ils elles écrivent

Et tous ces papiers-là

Peuvent étouffer l’amour

 

*

 

Elles ont vécu mes héroïnes

Dans les montagnes en mer en France en Chine

Et moi je ne suis qu’un point

 

*

 

Ils elles ont planté

Mille fleurs cent arbres

Ils elles ont planté

Sur des terres infinies

Et moi

Qu’ai-je fait ?

J’ai tant écrit

Que toutes les fleurs tous les arbres se sont couchés sur mon passage

 

*

 

Plein d’enfants ont bien ri

Plein d’enfants ont bien dormi

Plein d’enfants ont bien grandi

Et l’enfant que je suis l’enfant

A bien bien écrit

L’enfant…

 

 

*

 

Pourquoi

Le temps

Pourquoi le temps

Pourquoi le temps sur ma peau

Et l’eau

Qui s’écoule

Transparente et immortelle

Pourquoi mortelle pourquoi

Le temps qui mord ?

 

          *

 

Vous avez mordu

La pomme de la vie

Et vous êtes parti

Trop loin sans doute de celle qui n’a pas mordu

 

          *

 

Je me cogne

Aux encoignures aux murs à la porte

Ça fait mal

Il cogne

Ce cœur qui se cogne et qui meurt !

 

          *

 

Petites bêtes

Ivres de feuilles et de vent

Petites bêtes en étoiles

Au firmament

 

          *

 

Mystérieux vent

Qui souffle dans ma tête

Mystérieuse petite personne

Que je suis

 

*

 

Rêves simples

Rêves illuminés

Toute rêve

Je suis je suis

Les pieds sur les feuilles sur la terre

La tête dans l’automne étoilé

 

*

 

Je marche

Je danse

Vers toi vers les ondes

Ce qui marche dans ma tête

Ce qui danse

Ce sont les pensées des saisons

Des années

Les pensées frêles les pensées transformées

 

 

*

Les mots et les maux

L’étoile et les toiles

Les cinés et les stars

Tout ce qui fait

La vie la vie

La vie racontée

 

*

On est en été presqu’en hiver

Que le soleil brille

Je ne dénigrerai pas

Les gouttes d’or en pluie

 

Automne 2014

 

*

 

CINE : Allez voir sans hésiter "Mommy" de Xavier Dolan !

*

6/11/14

LES PRIX LITTERAIRES :

Lydie Salvayre, prix Goncourt : médiocre écrivain. Quand on arrive au bout de ses romans, on se dit : tout ça pour ça !

David Foenkinos, prix Renaudot ("Charlotte") : écrivain oubliable. Aussitôt lu, aussitôt oublié !

 

Mais je reconnais quand même n'avoir pas lu leurs deux derniers ouvrages...

Tant mieux pour eux, mais moi je m'en passerai très bien.

 

*

19/11

Je veux être juste. "Charlotte" vient de recevoir le Goncourt des Lycéens et cela semble être un roman plus qu'honorable et je l'offrirai même à ma mère à Noël car cela fait partie des sujets qui l'intéressent !

 

*

 

 

 

 

 

 

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 10:58

Le cœur cogne si fort que les portes s'ouvrent

Un paysage

Un paysage immense cent paysages mille paysages

Tu as beaucoup vécu et les portes s'ouvrent encore

Pousse celle-là

Ne te méfie pas du vent qui souffle

Du vent chagrin

Du vent violent

Ne te méfie pas des larmes des larmes

De tous ces enfants de tous ces adultes de tous ces gens

Il y a la guerre encore

Vois les larmes mais ne les prends pas pour toi

La guerre la guerre la guerre encore

Il y eut cent guerres pour toi

En toi

Tu as beaucoup vécu et les portes les portes

Risqueraient de se fermer...

 

Mais elles ne se fermeront pas !

Pousse la porte ouvre la porte !

Toi que j'aime vous que j'aime enfants enfants

Je vais vous rejoindre !

Attendez-moi attendez-moi petite personne

Mais grand mon cœur grand !

Comme sont grands les paysages

Les paysages de ma vie

Ma vie ma vie que je vous donne

Prenez prenez je vous la donne !

 

Le cœur cogne si fort et les portes s'ouvrent

Je pousserai encore les portes

J'irai vers vous j'irai vers les anges

J'irai

Portes ouvrez-vous ouvrez les bras !

Ouvrez les bras que je m'y jette !

 

29 septembre 2014

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LECTURE OCTOBRE :

Le Royaume, Emmanuel Carrère.

Je vous recommande LIMONOV, D'AUTRES VIES QUE LA MIENNE, d'Emmanuel Carrère, toujours (éditions P.O.L.).

 

Aujourd'hui en France, 27/10/14 :

"Au royaume d'Emmanuel Carrère". LE ROYAUME figure parmi les meilleures ventes de la rentrée. Portrait d'un romancier qui s'est installé, en près de 30 ans, parmi les plus grands écrivains français.

+ "Un familier du grand et du petit écran"

"La Moustache", 2005 (entre autres). 

 

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 17:56

Arthur Newman, Dante Ariola, V.O.

Colin Firth, Emily Blunt

Montargis, 6/6

Voilà un film qui passera peut-être inaperçu (j’étais toute seule dans la salle) et c’est dommage. C’est un road movie. Un homme décide de changer de nom et de fuir ses responsabilités. Il rencontre une jeune femme perdue. C’est l’aventure et l’histoire d’amour. Parallèlement on suit le fils de 13 ans de cet homme qui, loin de son père et le croyant mort, le redécouvre. L’histoire est bien racontée et le film est beau à regarder. Cela m’a touchée et j’ai bien aimé Colin Firth (du lointain Pride and Prejudice maintenant, BBC) et la jolie Emily Blunt, excellente actrice.

 

On a failli être amies, Anne Le Ny

Montargis, 27/6

Karin Viard, Emmanuelle Devos

A la croisée des chemins. Deux femmes pourraient, auraient pu devenir amies. Mais le mari de l’une barre ce chemin. Emmanuelle Devos en demi-mesure, Karin Viard toute en énergie, en drôlerie et en subtilité. C’est le beau portrait de deux femmes qui doivent faire des choix. Anne Le Ny (qui joue d’ailleurs dans le film, c’est une actrice de Pascal Thomas) est une très bonne réalisatrice.

 

Duo d’escrocs, Joel Hopskins

Emma Thomson, Pierce Brosnan, Louise Bourgoin

Montargis, 7/7

Quelle que soit la sympathie qu’on puisse éprouver pour cette chère Emma Thompson (toujours aussi jolie malgré les rides), et éventuellement pour Pierce Brosnan, ce film est bien médiocre !

 

Jimmy’s Hall, Ken Loach,

Montargis, 11/7

Barry Ward

Si Ken Loach voulait rendre les catholiques irlandais parfaitement antipathiques et odieux, il a réussi au-delà des espérances ! J’ai été tellement énervée par le prêtre odieux de cette histoire que cela m’a presque gâché le film ! L’histoire d’une simple salle d’abord seulement pour danser et d’un homme pris dans une espèce d’engrenage alors qu’il n’est pas du tout le « communiste » qu’on l’accuse. Les paysages sont beaux, on se laisse embarquer avec passion dans cette Irlande dans un autre temps.

Quoique… Il n’y a pas si longtemps on a découvert les cadavres d’enfants, enfants négligés par les nonnes irlandaises qui « accueillaient » (à leur façon) les filles pécheresses. Les catholiques irlandais ont tellement à se reprocher qu’on se demande comment l’église irlandaise tient encore debout.

J’ai vu ce film en VF malheureusement, je devais voir la VO hier mais j’ai dormi tout l’après-midi ! De toute façon on ne comprend jamais rien de ce que disent les personnages de Ken Loach qui reproduit les accents écossais, irlandais, des gens défavorisés, etc.

 

L’homme qu’on aimait trop,  André Téchiné

Catherine Deneuve, Guillaume Canet, Adèle Haenel

Montargis, le 25/7

D’après l’affaire Agnès Leroux/Agnelet, une histoire de crime jamais vraiment élucidée (pas de corps) et où Agnelet a finalement été condamné. Téchiné s’intéresse à l’histoire d’amour, comment cette jeune femme plutôt pas mal s’est laissée prendre dans les filets d’un homme peu sympathique. Le milieu décrit est déplaisant, mais l’histoire bien racontée. Le procès à la fin du film est de trop, les comédiens mal grimés. J’ai moyennement aimé ce film. Nous étions deux dans la salle.

 

THEATRE DE L’ESCABEAU L’affaire de la rue de Lourcine – 29/8/14

 

Gemma Bovery, Anne Fontaine

Fabrice Luchini, Gemma Arterton

Montargis, 12/9

En Normandie, Martin s’ennuie derrière son pétrin et, fan de « Mme Bovary », invente la vie de la voisine d’en face, une ravissante anglaise. Le film n’est pas désagréable à regarder, c’est une comédie, mais, parmi les films d’Anne Fontaine, je préfère de beaucoup les plus dramatiques, par exemple « Nettoyage à sec », remarquable.

 

Maestro, Léa Fazer

Pio Marmaï, Michael Lonsdale, Deborah François

Montargis, 15/9

En mémoire de la rencontre entre mon cher Eric Rohmer et le jeune acteur Jocelyn Quivrin décédé récemment. Un jeune acteur très peu intellectuel rencontre et apprend à apprécier l’être hyper sophistiqué qu’était Rohmer. Sur un tournage bucolique et fauché, il rencontre aussi la poésie et l’amour. Ce film est plein de finesse, de drôlerie, d’ironie dépourvue de méchanceté. J’ai adoré !

 

Pride, V.O., Matthew Warchus

Montargis, 19/9

Feel-good movie, comme l’on dit. Un film qui fait chaud au cœur. Un petit groupe d’homosexuels londoniens fait la quête pour des mineurs en grève du Pays de Galles. Et ils se rendent là-bas alors que tout les sépare de ces ouvriers gallois. Comment ils sont accueillis, comment petit à petit la greffe se fait. De l’action, des fêtes, de la chaleur humaine, de la tolérance… J’ai vraiment été emportée par ce film.

 

Trois cœurs, Benoît Jacquot

Benoît Poelvoorde, Chiara Mastroiani, Charlotte Gainsbourg

Orléans les Carmes, 22/9

Marc aime deux femmes, deux sœurs, et il en mourra. Ce film est un mélodrame ponctué par une belle musique pleine de mystère. Les trois acteurs, Poelvoorde en particulier, sont particulièrement attachants.

 

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 11:43

Elles ont pour noms Scarlett, Rachel, Rebecca. On les rencontre dans "Autant en emporte le vent", "Ma cousine Rachel", "Rebecca".

 

Garces bien garces, filles fort vilaines, avec des visages d'anges et des corps à se damner (pour les messieurs, et même pour les dames : Mrs Danvers dans "Rebecca").

 

Elles font ce qui leur plaît, elles narguent la foule, elles n'ont peur de rien -ou si elles ont peur, elles le cachent bien-.

 

On ne les oublie jamais. Après avoir lu Margaret Mitchell ou Daphne du Maurier, qui pourra jamais oublier Scarlett O'Hara ou Rebecca ?

 

Rebecca est peut-être la plus terrible, parce qu'elle est à la fois morte et vivante, la narratrice de "Rebecca" (pauvre petite fille sans nom) a peur d'une morte VIVANTE !

 

Elles sont aimées, adorées, vénérées, et ELLES N'AIMENT PERSONNE, que leur petite personne et leur plaisir.

 

On est emportés par ces récits du diable !

 

Quel bel été en compagnie de ces grandes romancières qui ont écrit des best-sellers, mais de vrais best-sellers, des best-sellers de femmes douées, qu'on ne peut oublier et qu'on reprend tous les dix ans, pour illuminer son été, comme je viens de le faire moi-même.

 

Des garces ? Oh ! après tout, osons dire que ces héroïnes sont des féministes avant l'heure. Rebecca dit à son mari : "Je ferai ce que je veux, et tu n'y pourras rien ! Je suis plus forte que toi !"

 

Scarlett ne s'avoue jamais vaincue, même quand Rhett Butler à la fin lui dit qu'il s'en fout comme d'une guigne de ce qu'elle va bien pouvoir faire ! "J'irai à sa reconquête", dit Scarlett jamais vaincue.

 

Plus subtil est le portrait de Rachel. Est-elle une garce ou pas ? Une véritable garce ou une femme douce qui ne peut empêcher les hommes de tomber amoureux d'elle ? La grande force de Daphne Du Maurier est là : le lecteur ne sait pas, ne saura jamais.

 

TERRIBLE !

 

Terribles sont ces femmes, mais je ne peux m'empêcher d'être admirative face à elles. J'eusse aimé être belle et invincible, et dire aux hommes : JE SUIS LA PLUS FORTE !

 

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23/8

Dans "Prenez garde aux biches" de Vicky Baum, une sacrée peste aussi : Ann. Elle bouffe tout le monde : parents, sœur, mari, enfants du mari... Vicky Baum fut une auteur fameuse de best-sellers ("Lac-aux-Dames"). Oui, je sais : je lis (relis plutôt, août, le temps des relectures) ce qu'on pourrait appeler des "livres de dames". Rien à voir cependant avec la série Harlequin, les livres dont je parle sont de qualité.

 

 

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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 14:30

Captain ô my captain !

On croit qu'ils ne vont jamais mourir nos héros nos stars

Et un matin

Ils ne sont plus et nous pleurons

Capitaine ô adieu, mon Capitaine.

 

          *

 

PRINTEMPS DANS LE LOIRET

 

Les coucous du printemps

Me font coucou dans les prés du Loiret

Vastes et dorés toujours

 

          *

 

Bonjour bonjour

Dit le vent à mon oreille

Bonjour bonjour

Dit l'abeille en plein vol

Du miel plein les pattes

 

               *

 

Le coucou est une corolle d'or

Un rappel de mon enfance

La forêt de Montargis

Et les ponts délicieux des baisers

De ma mamie à moi

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PARIS UN PEU PERDU

 

Mon beau Paris un peu perdu

Mon Paris menacé

Mon cœur bat

Si fort au pas de la foule

Si fort au passage des clochards

Les cloches sonnent

Bombarde l'angoisse

Bourdon dans ma tête

Tourbillon d'idées déstructurées

Mon cœur n'est plus

Dans mon beau Paris qui n'est plus

Paris était une idée un idéal une pensée bouquet

Mon Paris n'est plus

Mon Beau Paris

Mon bel Apollinaire

Mon cœur trahi

 

17/4/14

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Chouette

Je m'appelle chouette

Emplumée déplumée remplumée affolée

Ou calme oiseau

De mes nuits douces

 

               *

 

Je lis

Je vis

Je revis

J'ai le fil du vent et le fil du temps dans ma mémoire

Je lis

J'existe

 

               *

 

AMANT

 

Je t'écrirai

Je t'enverrai des ballons comme pommes

Je te mangerai

 

               *

 

AMOURS

 

Je vous dirai

Les secondes les heures et les jours

Les amours codées de minuit

 

               *

 

Vous êtes solaires

Et moi je suis minuit grand comme une dame

Les dames de minuit qui sont fées

 

               *

 

SAGESSE

 

La sagesse

C'est l'ombre de l'arbre dans le cœur

C'est le sommeil calmé sans yeux fermés

 

               *

 

Chaleur chaleur

Tant de labeur

A rêver

Rêveuse rêveuse

Amoureuse

Sur des yeux clos et pleins de songes

Rêveuse rêveuse...

 

               *

 

CAUCHEMAR

 

Cours cours cours !

Cours au-devant de la foule

Ils sont sans visage, bétonnés

Ils ne te regarderont pas

 

               *

 

Je suis attachée le long des chemins

Aux fleurs aux boutons de rose

Aux épines

 

               *

 

Mon chat a pris place près de mon ordinateur

Mon chat boule du foyer

Et mon chat futuriste

 

               *

 

LE CINEMA

 

J'ai oublié

Dans les lumières éteintes

Dans les fauteuils rouges

Dans les amours torrides

Les lèvres les baisers

LE CINEMA...

 

               *

Je me suis rêvée en tutu au-dessus de la lune

La lune dit oui

A la petite fofolle

Oui oui oui

Le temps ne fut qu'enfance et l'enfant danse

 

               *

 

Triste

Nuages

Tristes nuages

Y'a pas d'gâteaux

De poésie

A manger

Au-dessus de nos têtes

Triste cœur sans poèmes

 

               *

 

Loque

Bloc

Oh toc

Joe réveille-toi au creux du monde

Sans jour transformé en nuit

Sans cerveau sans air

O Joe

Et la vie...

 

               *

 

Belle

Comme la lune

Comme le tour du soleil

Et plus modestement

Comme le tour du bois plein de coucous

Plein d'hellos et d'enfance

 

11/8/14 (le lendemain du jour où la lune fut si belle)

 

               *

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 13:50

CINEMA

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Barbecue, Eric Lavaine

Gien, 8 mai

Film de potes sympa. On a déjà vu ça 1000 fois, mais ce n’est pas désagréable.

(Lambert Wilson, Florence Foresti, Frank Dubosc, Guillaume de Tonquedec…)

 

Barberousse, Kurosawa

1965, sorti en France en 1978

Ciné-club de Briare, 24/5

Un jeune médecin prétentieux, persuadé qu’il est destiné à travailler dans les hautes sphères, aboutit malgré lui dans un dispensaire où sont soignés les déshérités de la terre par le médecin Barberousse. Le jeune homme y mettra d’abord la plus mauvaise volonté pour finir par choisir la voix de la médecine et de la pauvreté, suivant son « patron » Barberousse. Différentes histoires se suivent dont certaines très douloureuses. De très belles images (noir et blanc) : un visage de jeune femme au milieu d’un séisme, la petite servante qui s’éveille à côté du jeune médecin alité, un petit voleur (« P’tit Rat ») disparaissant entre les planches… m’ont fait émerger d’un ennui de 3 heures. Je n’ai plus hélas la patience cinématographique de mes jeunes années parisiennes. Je connaissais de Kurosawa L’Idiot, Rashomon et l’excellent Dersou Ouzala (1975).

 

Casablanca, DVD 1er/6, de Michael Curtiz, 1943

J’ai revu ce film après avoir revu « Quand Harry rencontre Sally » où les deux personnages commentent abondamment « Casablanca ». Le plus grand film de tous les temps, en numéro 1 ou en numéro 2 avec « Vertigo ». Des dialogues brillants, percutants. Des personnages formidablement campés. Une histoire d’amour convaincante, qui est l’Histoire. Une fin qui fera encore parler dans deux siècles. Quel plaisir ! J’ai pleuré deux fois : une fois quand Bogart aide une jeune femme et son mari à partir. Et la seconde fois quand tout le monde dans le café de Rick (sauf les Allemands) se met à entonner la Marseillaise.

 

Last days of summer, Jason Reitman, v.o.,

Labour Day.

Montargis, 2/6

Kate Winslet, Josh Brolin

Un évadé prend en otages un long week-end une femme esseulée et son fils adolescent. L’homme se fait aimer et par la femme et par le garçon. Il répare des trucs dans la maison, il répare la voiture, il fait merveilleusement la cuisine. C’est un homme bon, ce serait un excellent père, et même un modèle, pour le jeune homme (qui deviendra d’ailleurs, adulte, pâtissier avec les recettes apprises avec l’homme). Mais les voisins, mais la police sont là, aux aguets. Le film est doux et s’attarde sur les deux adultes (surtout la femme) tombant amoureux tendrement, tout cela sous les yeux du garçon, témoin bienveillant (quoique une jeune fille tente de le mettre en garde). Il manque à ce film du suspense, une force, quelque chose qui ferait qu’on serait un peu plus ému. De plus, on a voulu absolument donner à cette histoire un happy end, ce qui est absurde.

 

LITTERATURE

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"A moi seul bien des personnages" ("In One Person"), John IRVING

Le jeune Billy rêve de devenir écrivain (c'est l'un des thèmes favoris d'Irving). Il est à l'endroit idéal : au centre de deux écoles type "boarding schools" où son beau-père a le grand rôle de mettre en scène Shakespeare. Billy est violemment attiré par la bibliothécaire aux larges épaules et aux jolis petits seins, Miss Frost. Il est également amoureux d'un copain lutteur (la lutte : l'un des grands thèmes aussi d'Irving), Kittredge, sombre fripouille. Il essaie de coucher avec Elaine, sa meilleure amie, d'ailleurs elle aussi amoureuse de Kittredge, et dont elle tombera enceinte. La mère de Kittredge, belle femme masculine, emmène alors Elaine se faire avorter en Europe. On ne sait trop ce qui se passe entre les deux femmes. Billy finit par se faire dépuceler (mais "il n'y a pas eu pénétration") par Miss Frost qui se révèle une transsexuelle. Billy est amoureux des hommes, des femmes, des transsexuelles... Le grand-père de Billy, excellent acteur (Shakespeare est l'un des personnages du roman), joue toujours habillé en femme -et visiblement aime être habillé en femme. Le père du héros était homosexuel (Billy l'apprend après une longue enquête). Sa mère en veut à Billy depuis toujours et il ne sait pas pourquoi. Irving raconte tout cela avec beaucoup de crudité et avec un si grand naturel que tout semble couler de source et que cela produit le plus grand effet comique. On rit beaucoup sans se formaliser de rien. John Irving, grand cinglé s'il en est, au pays de la tolérance. J'ai rarement lu un livre aussi joyeusement immoral (ou amoral ? ) Irving n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la bizarrerie. Son premier roman "Le Monde selon Garp" était pas mal dans le genre. J'avais aussi beaucoup aimé son roman "La Quatrième Main" il y a quelques années.

 

P.S. 8/6

P. 450 : Les années Reagan et le sida. Et la perte de tous les amis et amants du narrateur. La rigolade devient vallée de larmes.

Qu'est devenu Kittredge, qu'est-ce qu'est devenu Kittredge ? (J'en suis à la page 510, je finis cette semaine cet étonnant roman.)

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:44

Je suppose que quand on écrit un blog, c’est que l’on veut être lu. Mais aussi parce que je me prends pour un écrivain et que je veux des lecteurs « approbateurs ».

 

Ce que j’appelle mes « courts poèmes » (haïkus et autres) semblent avoir du succès. On me dit qu’on me lit pour eux. Aurais-je atteint la forme que j’ai toujours recherchée ? Du court. J’ai d’ailleurs toujours fait dans le court, à mon grand désespoir parfois.

 

Etre lu, mais aussi QU’ON VOUS LE DISE.

 

A chaque fois que j’ai un message, c’est soit d’une copine actuelle, soit de quelqu’un qui reconnaît quelqu’un dans « Lucile à Paris ». J’ai renoué avec Pierre à cause de DEUX personnes qui le connaissaient et qui m’ont écrit gentiment.

 

Mais ce n’est pas ça que je veux. JE SUIS ECRIVAIN, NON ? On ne m’écrit jamais pour me dire que ce que j’écris est intéressant, que j’ai progressé dans mon style… Je suis en manque de correspondants, EN MANQUE D’AMOUR comme toujours. Je n’en ai jamais assez (je devrais être contente qu’enfin Internet me permette de m’exprimer).

 

Ecrivez-moi !

 

Au lieu de cela, on vient de me crier après pour un récit d’une époque très lointaine, « Lucile à Paris » où mes amis d’alors étaient plus devenus des personnages que des gens réels. D’ailleurs, mes amis lecteurs de mon époque présente croient que « Lucile à Paris » est un roman, avec des personnages imaginaires !

 

Je ne sais peut-être pas me mettre à la place des autres. Ce que je prenais pour un récit d’amitié et d’amour (d’amours) a été pris pour quelque chose d’hostile, ce qui dépasse mon entendement.

 

Je prends moi « Lucile à Paris » pour un roman, qui parle d’une époque bien lointaine, qui évoque principalement la nostalgie.

 

Bon, je me répète : je voudrais que mes lecteurs m’écrivent, ne serait-ce que de tout petits mots. Pour me dire que je suis écrivain !... Non ?

 

Il va sans doute falloir que je me fasse une raison et que je me considère d’abord comme un poète, d’ailleurs, à treize ans, c’est par là que j’ai commencé.

 

2 juin 2014

 

P.S. Récemment, ayant eu le malheur, de dire à H.T. qu'elle pouvait lire mon blog, me voici obligée de censurer l'un de mes articles les plus personnels de peur qu'elle ne le lise.

Hier, exit mon beau chapitre poétique (c'est moi qui le dis !) sur M.

Alors, pourquoi pas, par exemple, enlever les quelques lignes méchantes sur "les Gazelles" sous prétexte qu'il faut ménager les pauvres actrices...

Alors, que restera-t-il de mon blog, de mes écrits en général ? Il ne me reste plus qu'à aller me coucher, à me soûler la gueule et à avaler abondamment des P.(pas de pub pour les laboratoires pharmaceutiques, please.)

Ce que j'ai fait hier soir.

Comme me le dit si adorablement H. : "Je ne sais pas comment tu as fait pour naître."

 

2/6/14 - 13 H 15

De meilleure humeur après avoir pisciné avec S. et déjeuné avec une amie prof.

S. me dit qu'elle comprend la réaction de M. Elle me l'explique gentiment. Du coup... Bon.

(Ça n'empêche pas que si un jour, etc.)

(...)


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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:49

CINES-Théâtre AVRIL-MAI 2014 - Paris et Montargis :

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PARIS (hôtel Viator)

THEATRE EDOUARD VII. La porte à côté, Edouard Baer, Emmanuelle Devos, 16/4

Ils n’ont rien pour s’entendre, ils feront connaissance dans les appartements de l’un et de l’autre, et sur le palier. Ils s’agacent, se fâchent, mais en fait se sont aimés au premier regard. Un décor très simple, ce sont les deux acteurs qui font tout. Edouard Baer a un côté mime et tous deux sont charmants. Un public très enthousiaste (et jeune pour une fois !) qui parfois m’a fait louper certaines répliques.

 

16 avril

Ida, Pawel Pawlikowski

Elles ne se ressemblent pas du tout, sont même le contraire l’une de l’autre. Couple étrange que cette tante et cette nièce, nonne qui apprend qu’elle est d’origine juive et que ses parents ont été tués pendant la guerre dans des circonstances horribles. Le film est en noir et blanc, très grave, très profond, un peu lent parfois, tragique, une grande réussite.

UGC Danton, Paris

 

17 avril

Apprenti gigolo, John Turturro (V.O.)

Woody Allen

GAUMONT CHAMPS ELYSEES AMBASSADE, Paris (on me fait payer tarif réduit vu mes cheveux blancs ! ça arrive de plus en plus souvent…) Woody Allen, cette fois acteur, joue les macs pour un monsieur dont la quarantaine n’est pas forcément séduisante mais qui réussit fort bien pourtant dans son rôle de « whore ». Surgit une jeune veuve de rabbin (Vanessa Paradis) à qui il faut redonner le sourire. C’est un film nonchalant, mais on ne s’ennuie pas. J’ai bien aimé.

 

La crème de la crème, Kim Chapiron

Alice Isaaz, Thomas Blumenthal

Montargis, 21/4

Des étudiants (une fille, deux garçons de milieux différents) d’une grande business school française, touchés par la détresse sexuelle d’un de leurs amis, se lancent dans une entreprise qu’on peut appeler proxénétisme. Mais les choses ne sont pas aussi simples, l’amour peut surgir… Ce film est bien fait, les personnages bien campés, et j’ai pris plaisir à cette histoire racontée avec vivacité.

 

Baby Sitting, Nicolas Benamou, Philippe Lacheau

Montargis, 25/4

Je me suis énormément amusée à ce film ! C’est très amusant de voir une bande de jeunes mettre le bordel total dans la maison de deux bourgeois de Saint-Germain-en-Laye. Le pauvre jeune homme qui est à la fois la cause et la victime de ce bordel essaie pendant tout le film de mettre fin à cette mise à sac, ce qui renforce le comique. Le film ne doit pas être si nul car j'ai bien ri ! (Beaucoup mieux sans aucun doute que le comique douteux des « Gazelles ».)

 

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? Philippe de Chauveron

Gien, 26/4

Christian Clavier, Chantal Lauby

Déjà trois gendres, l’un juif, l’autre arabe, l’autre chinois, qu’est-ce qui pourrait être pire ? Une comédie sympathique qui dénote d’une ouverture d’esprit appréciable. Ce film n’est pas un sommet d’intelligence, mais on s’amuse bien et on ressort plus tolérant, c’est le principal. (Ce film marche du tonnerre de Dieu.) Gauthier J., furieux à ce film, l'a noté 0,5/5. Gauthier trouve ce film raciste, et plein de clichés sur tout (ce qui est un peu vrai).

 

Pas son genre, Lucas Belvaux

Emilie Dequenne, Loïc Corbery (de la Comédie Française)

2 mai – Montargis

J’aime beaucoup ce réalisateur. J’avais particulièrement admiré, il y a quelques années, sa « trilogie ». Ce film est une grande réussite, entre une histoire (un tête à tête amoureux et philosophique) qui tient bien la route et deux acteurs inspirés, surtout Emilie Dequenne, lumineuse. Et sans oublier ce décor du Nord très attachant.

 

Le dernier diamant, Eric Barbier

Montargis, 3 mai 2014

Bérénice Bejo, Yvan Attal, Jacques Spiesser

Mes 3-jours-de-suite-cinéma ! Il y a longtemps que cela ne m’était pas arrivé.

Classique film de casse avec, pour pimenter, une histoire d’amour entre deux partenaires séduisants. Cela manque d’éclat, dit Télérama justement. Mais rien que pour le plaisir de voir la jolie Bérénice Bejo, le mâle Yvan Attal, et Jacques Spiesser de ma jeunesse…

 

Joe, David Gordon Green

Nicolas Cage, Tye Sheridan

Montargis, 4 mai

Ce film était en version française : quelle cata ! Mais je ne sais pas si je l’aurais plus apprécié s’il avait été en V.O. Je ne sais trop ce que j’en pense. J’hésite entre le dégoût (tous les personnages sont réellement affreux et je n’ai guère été émue) et la vision du côté positif de cette histoire qui cherche à mettre en valeur les « petits blancs » des Etats-Unis. Le réalisateur a certainement trop noirci le trait, ce qui par moments enlève de la vraisemblance.

 

                                                                                   *

 

Et Berlin en juin 2014 !

 

                                                                                   *

 

 

 

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