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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 14:30

Captain ô my captain !

On croit qu'ils ne vont jamais mourir nos héros nos stars

Et un matin

Ils ne sont plus et nous pleurons

Capitaine ô adieu, mon Capitaine.

 

          *

 

PRINTEMPS DANS LE LOIRET

 

Les coucous du printemps

Me font coucou dans les prés du Loiret

Vastes et dorés toujours

 

          *

 

Bonjour bonjour

Dit le vent à mon oreille

Bonjour bonjour

Dit l'abeille en plein vol

Du miel plein les pattes

 

               *

 

Le coucou est une corolle d'or

Un rappel de mon enfance

La forêt de Montargis

Et les ponts délicieux des baisers

De ma mamie à moi

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PARIS UN PEU PERDU

 

Mon beau Paris un peu perdu

Mon Paris menacé

Mon cœur bat

Si fort au pas de la foule

Si fort au passage des clochards

Les cloches sonnent

Bombarde l'angoisse

Bourdon dans ma tête

Tourbillon d'idées déstructurées

Mon cœur n'est plus

Dans mon beau Paris qui n'est plus

Paris était une idée un idéal une pensée bouquet

Mon Paris n'est plus

Mon Beau Paris

Mon bel Apollinaire

Mon cœur trahi

 

17/4/14

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Chouette

Je m'appelle chouette

Emplumée déplumée remplumée affolée

Ou calme oiseau

De mes nuits douces

 

               *

 

Je lis

Je vis

Je revis

J'ai le fil du vent et le fil du temps dans ma mémoire

Je lis

J'existe

 

               *

 

AMANT

 

Je t'écrirai

Je t'enverrai des ballons comme pommes

Je te mangerai

 

               *

 

AMOURS

 

Je vous dirai

Les secondes les heures et les jours

Les amours codées de minuit

 

               *

 

Vous êtes solaires

Et moi je suis minuit grand comme une dame

Les dames de minuit qui sont fées

 

               *

 

SAGESSE

 

La sagesse

C'est l'ombre de l'arbre dans le cœur

C'est le sommeil calmé sans yeux fermés

 

               *

 

Chaleur chaleur

Tant de labeur

A rêver

Rêveuse rêveuse

Amoureuse

Sur des yeux clos et pleins de songes

Rêveuse rêveuse...

 

               *

 

CAUCHEMAR

 

Cours cours cours !

Cours au-devant de la foule

Ils sont sans visage, bétonnés

Ils ne te regarderont pas

 

               *

 

Je suis attachée le long des chemins

Aux fleurs aux boutons de rose

Aux épines

 

               *

 

Mon chat a pris place près de mon ordinateur

Mon chat boule du foyer

Et mon chat futuriste

 

               *

 

LE CINEMA

 

J'ai oublié

Dans les lumières éteintes

Dans les fauteuils rouges

Dans les amours torrides

Les lèvres les baisers

LE CINEMA...

 

               *

Je me suis rêvée en tutu au-dessus de la lune

La lune dit oui

A la petite fofolle

Oui oui oui

Le temps ne fut qu'enfance et l'enfant danse

 

               *

 

Triste

Nuages

Tristes nuages

Y'a pas d'gâteaux

De poésie

A manger

Au-dessus de nos têtes

Triste cœur sans poèmes

 

               *

 

Loque

Bloc

Oh toc

Joe réveille-toi au creux du monde

Sans jour transformé en nuit

Sans cerveau sans air

O Joe

Et la vie...

 

               *

 

Belle

Comme la lune

Comme le tour du soleil

Et plus modestement

Comme le tour du bois plein de coucous

Plein d'hellos et d'enfance

 

11/8/14 (le lendemain du jour où la lune fut si belle)

 

               *

 

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 13:50

CINEMA

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Barbecue, Eric Lavaine

Gien, 8 mai

Film de potes sympa. On a déjà vu ça 1000 fois, mais ce n’est pas désagréable.

(Lambert Wilson, Florence Foresti, Frank Dubosc, Guillaume de Tonquedec…)

 

Barberousse, Kurosawa

1965, sorti en France en 1978

Ciné-club de Briare, 24/5

Un jeune médecin prétentieux, persuadé qu’il est destiné à travailler dans les hautes sphères, aboutit malgré lui dans un dispensaire où sont soignés les déshérités de la terre par le médecin Barberousse. Le jeune homme y mettra d’abord la plus mauvaise volonté pour finir par choisir la voix de la médecine et de la pauvreté, suivant son « patron » Barberousse. Différentes histoires se suivent dont certaines très douloureuses. De très belles images (noir et blanc) : un visage de jeune femme au milieu d’un séisme, la petite servante qui s’éveille à côté du jeune médecin alité, un petit voleur (« P’tit Rat ») disparaissant entre les planches… m’ont fait émerger d’un ennui de 3 heures. Je n’ai plus hélas la patience cinématographique de mes jeunes années parisiennes. Je connaissais de Kurosawa L’Idiot, Rashomon et l’excellent Dersou Ouzala (1975).

 

Casablanca, DVD 1er/6, de Michael Curtiz, 1943

J’ai revu ce film après avoir revu « Quand Harry rencontre Sally » où les deux personnages commentent abondamment « Casablanca ». Le plus grand film de tous les temps, en numéro 1 ou en numéro 2 avec « Vertigo ». Des dialogues brillants, percutants. Des personnages formidablement campés. Une histoire d’amour convaincante, qui est l’Histoire. Une fin qui fera encore parler dans deux siècles. Quel plaisir ! J’ai pleuré deux fois : une fois quand Bogart aide une jeune femme et son mari à partir. Et la seconde fois quand tout le monde dans le café de Rick (sauf les Allemands) se met à entonner la Marseillaise.

 

Last days of summer, Jason Reitman, v.o.,

Labour Day.

Montargis, 2/6

Kate Winslet, Josh Brolin

Un évadé prend en otages un long week-end une femme esseulée et son fils adolescent. L’homme se fait aimer et par la femme et par le garçon. Il répare des trucs dans la maison, il répare la voiture, il fait merveilleusement la cuisine. C’est un homme bon, ce serait un excellent père, et même un modèle, pour le jeune homme (qui deviendra d’ailleurs, adulte, pâtissier avec les recettes apprises avec l’homme). Mais les voisins, mais la police sont là, aux aguets. Le film est doux et s’attarde sur les deux adultes (surtout la femme) tombant amoureux tendrement, tout cela sous les yeux du garçon, témoin bienveillant (quoique une jeune fille tente de le mettre en garde). Il manque à ce film du suspense, une force, quelque chose qui ferait qu’on serait un peu plus ému. De plus, on a voulu absolument donner à cette histoire un happy end, ce qui est absurde.

 

LITTERATURE

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"A moi seul bien des personnages" ("In One Person"), John IRVING

Le jeune Billy rêve de devenir écrivain (c'est l'un des thèmes favoris d'Irving). Il est à l'endroit idéal : au centre de deux écoles type "boarding schools" où son beau-père a le grand rôle de mettre en scène Shakespeare. Billy est violemment attiré par la bibliothécaire aux larges épaules et aux jolis petits seins, Miss Frost. Il est également amoureux d'un copain lutteur (la lutte : l'un des grands thèmes aussi d'Irving), Kittredge, sombre fripouille. Il essaie de coucher avec Elaine, sa meilleure amie, d'ailleurs elle aussi amoureuse de Kittredge, et dont elle tombera enceinte. La mère de Kittredge, belle femme masculine, emmène alors Elaine se faire avorter en Europe. On ne sait trop ce qui se passe entre les deux femmes. Billy finit par se faire dépuceler (mais "il n'y a pas eu pénétration") par Miss Frost qui se révèle une transsexuelle. Billy est amoureux des hommes, des femmes, des transsexuelles... Le grand-père de Billy, excellent acteur (Shakespeare est l'un des personnages du roman), joue toujours habillé en femme -et visiblement aime être habillé en femme. Le père du héros était homosexuel (Billy l'apprend après une longue enquête). Sa mère en veut à Billy depuis toujours et il ne sait pas pourquoi. Irving raconte tout cela avec beaucoup de crudité et avec un si grand naturel que tout semble couler de source et que cela produit le plus grand effet comique. On rit beaucoup sans se formaliser de rien. John Irving, grand cinglé s'il en est, au pays de la tolérance. J'ai rarement lu un livre aussi joyeusement immoral (ou amoral ? ) Irving n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la bizarrerie. Son premier roman "Le Monde selon Garp" était pas mal dans le genre. J'avais aussi beaucoup aimé son roman "La Quatrième Main" il y a quelques années.

 

P.S. 8/6

P. 450 : Les années Reagan et le sida. Et la perte de tous les amis et amants du narrateur. La rigolade devient vallée de larmes.

Qu'est devenu Kittredge, qu'est-ce qu'est devenu Kittredge ? (J'en suis à la page 510, je finis cette semaine cet étonnant roman.)

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:44

Je suppose que quand on écrit un blog, c’est que l’on veut être lu. Mais aussi parce que je me prends pour un écrivain et que je veux des lecteurs « approbateurs ».

 

Ce que j’appelle mes « courts poèmes » (haïkus et autres) semblent avoir du succès. On me dit qu’on me lit pour eux. Aurais-je atteint la forme que j’ai toujours recherchée ? Du court. J’ai d’ailleurs toujours fait dans le court, à mon grand désespoir parfois.

 

Etre lu, mais aussi QU’ON VOUS LE DISE.

 

A chaque fois que j’ai un message, c’est soit d’une copine actuelle, soit de quelqu’un qui reconnaît quelqu’un dans « Lucile à Paris ». J’ai renoué avec Pierre à cause de DEUX personnes qui le connaissaient et qui m’ont écrit gentiment.

 

Mais ce n’est pas ça que je veux. JE SUIS ECRIVAIN, NON ? On ne m’écrit jamais pour me dire que ce que j’écris est intéressant, que j’ai progressé dans mon style… Je suis en manque de correspondants, EN MANQUE D’AMOUR comme toujours. Je n’en ai jamais assez (je devrais être contente qu’enfin Internet me permette de m’exprimer).

 

Ecrivez-moi !

 

Au lieu de cela, on vient de me crier après pour un récit d’une époque très lointaine, « Lucile à Paris » où mes amis d’alors étaient plus devenus des personnages que des gens réels. D’ailleurs, mes amis lecteurs de mon époque présente croient que « Lucile à Paris » est un roman, avec des personnages imaginaires !

 

Je ne sais peut-être pas me mettre à la place des autres. Ce que je prenais pour un récit d’amitié et d’amour (d’amours) a été pris pour quelque chose d’hostile, ce qui dépasse mon entendement.

 

Je prends moi « Lucile à Paris » pour un roman, qui parle d’une époque bien lointaine, qui évoque principalement la nostalgie.

 

Bon, je me répète : je voudrais que mes lecteurs m’écrivent, ne serait-ce que de tout petits mots. Pour me dire que je suis écrivain !... Non ?

 

Il va sans doute falloir que je me fasse une raison et que je me considère d’abord comme un poète, d’ailleurs, à treize ans, c’est par là que j’ai commencé.

 

2 juin 2014

 

P.S. Récemment, ayant eu le malheur, de dire à H.T. qu'elle pouvait lire mon blog, me voici obligée de censurer l'un de mes articles les plus personnels de peur qu'elle ne le lise.

Hier, exit mon beau chapitre poétique (c'est moi qui le dis !) sur M.

Alors, pourquoi pas, par exemple, enlever les quelques lignes méchantes sur "les Gazelles" sous prétexte qu'il faut ménager les pauvres actrices...

Alors, que restera-t-il de mon blog, de mes écrits en général ? Il ne me reste plus qu'à aller me coucher, à me soûler la gueule et à avaler abondamment des P.(pas de pub pour les laboratoires pharmaceutiques, please.)

Ce que j'ai fait hier soir.

Comme me le dit si adorablement H. : "Je ne sais pas comment tu as fait pour naître."

 

2/6/14 - 13 H 15

De meilleure humeur après avoir pisciné avec S. et déjeuné avec une amie prof.

S. me dit qu'elle comprend la réaction de M. Elle me l'explique gentiment. Du coup... Bon.

(Ça n'empêche pas que si un jour, etc.)

(...)


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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:49

CINES-Théâtre AVRIL-MAI 2014 - Paris et Montargis :

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PARIS (hôtel Viator)

THEATRE EDOUARD VII. La porte à côté, Edouard Baer, Emmanuelle Devos, 16/4

Ils n’ont rien pour s’entendre, ils feront connaissance dans les appartements de l’un et de l’autre, et sur le palier. Ils s’agacent, se fâchent, mais en fait se sont aimés au premier regard. Un décor très simple, ce sont les deux acteurs qui font tout. Edouard Baer a un côté mime et tous deux sont charmants. Un public très enthousiaste (et jeune pour une fois !) qui parfois m’a fait louper certaines répliques.

 

16 avril

Ida, Pawel Pawlikowski

Elles ne se ressemblent pas du tout, sont même le contraire l’une de l’autre. Couple étrange que cette tante et cette nièce, nonne qui apprend qu’elle est d’origine juive et que ses parents ont été tués pendant la guerre dans des circonstances horribles. Le film est en noir et blanc, très grave, très profond, un peu lent parfois, tragique, une grande réussite.

UGC Danton, Paris

 

17 avril

Apprenti gigolo, John Turturro (V.O.)

Woody Allen

GAUMONT CHAMPS ELYSEES AMBASSADE, Paris (on me fait payer tarif réduit vu mes cheveux blancs ! ça arrive de plus en plus souvent…) Woody Allen, cette fois acteur, joue les macs pour un monsieur dont la quarantaine n’est pas forcément séduisante mais qui réussit fort bien pourtant dans son rôle de « whore ». Surgit une jeune veuve de rabbin (Vanessa Paradis) à qui il faut redonner le sourire. C’est un film nonchalant, mais on ne s’ennuie pas. J’ai bien aimé.

 

La crème de la crème, Kim Chapiron

Alice Isaaz, Thomas Blumenthal

Montargis, 21/4

Des étudiants (une fille, deux garçons de milieux différents) d’une grande business school française, touchés par la détresse sexuelle d’un de leurs amis, se lancent dans une entreprise qu’on peut appeler proxénétisme. Mais les choses ne sont pas aussi simples, l’amour peut surgir… Ce film est bien fait, les personnages bien campés, et j’ai pris plaisir à cette histoire racontée avec vivacité.

 

Baby Sitting, Nicolas Benamou, Philippe Lacheau

Montargis, 25/4

Je me suis énormément amusée à ce film ! C’est très amusant de voir une bande de jeunes mettre le bordel total dans la maison de deux bourgeois de Saint-Germain-en-Laye. Le pauvre jeune homme qui est à la fois la cause et la victime de ce bordel essaie pendant tout le film de mettre fin à cette mise à sac, ce qui renforce le comique. Le film ne doit pas être si nul car j'ai bien ri ! (Beaucoup mieux sans aucun doute que le comique douteux des « Gazelles ».)

 

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? Philippe de Chauveron

Gien, 26/4

Christian Clavier, Chantal Lauby

Déjà trois gendres, l’un juif, l’autre arabe, l’autre chinois, qu’est-ce qui pourrait être pire ? Une comédie sympathique qui dénote d’une ouverture d’esprit appréciable. Ce film n’est pas un sommet d’intelligence, mais on s’amuse bien et on ressort plus tolérant, c’est le principal. (Ce film marche du tonnerre de Dieu.) Gauthier J., furieux à ce film, l'a noté 0,5/5. Gauthier trouve ce film raciste, et plein de clichés sur tout (ce qui est un peu vrai).

 

Pas son genre, Lucas Belvaux

Emilie Dequenne, Loïc Corbery (de la Comédie Française)

2 mai – Montargis

J’aime beaucoup ce réalisateur. J’avais particulièrement admiré, il y a quelques années, sa « trilogie ». Ce film est une grande réussite, entre une histoire (un tête à tête amoureux et philosophique) qui tient bien la route et deux acteurs inspirés, surtout Emilie Dequenne, lumineuse. Et sans oublier ce décor du Nord très attachant.

 

Le dernier diamant, Eric Barbier

Montargis, 3 mai 2014

Bérénice Bejo, Yvan Attal, Jacques Spiesser

Mes 3-jours-de-suite-cinéma ! Il y a longtemps que cela ne m’était pas arrivé.

Classique film de casse avec, pour pimenter, une histoire d’amour entre deux partenaires séduisants. Cela manque d’éclat, dit Télérama justement. Mais rien que pour le plaisir de voir la jolie Bérénice Bejo, le mâle Yvan Attal, et Jacques Spiesser de ma jeunesse…

 

Joe, David Gordon Green

Nicolas Cage, Tye Sheridan

Montargis, 4 mai

Ce film était en version française : quelle cata ! Mais je ne sais pas si je l’aurais plus apprécié s’il avait été en V.O. Je ne sais trop ce que j’en pense. J’hésite entre le dégoût (tous les personnages sont réellement affreux et je n’ai guère été émue) et la vision du côté positif de cette histoire qui cherche à mettre en valeur les « petits blancs » des Etats-Unis. Le réalisateur a certainement trop noirci le trait, ce qui par moments enlève de la vraisemblance.

 

                                                                                   *

 

Et Berlin en juin 2014 !

 

                                                                                   *

 

 

 

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 14:51

Douleurs apaisées par le soleil

Par le matin fringant

Par la rosée versée sur mes premières pages

 

 

               *

 

Les grandes nostalgies

Les grands arbres du passé

Paris qui a changé

Les jardins de Paname et mon cœur inchangé

 

               *

 

Demain demain j'irai

Demain demain soleil ou pluie

Pieds dans les bottes ou sur les mottes

Pieds nus jolis pieds nus fleuris

Piétinant la mousse et le soleil

 

               *

 

Des plantes vertes des fleurs rouges des macarons

Les macarons

Aux couleurs des bonbons de nos langues teintes

Tire la langue et tu verras

Le monde entier dans un baiser

 

               *

 

Mon chat chaud comme un croissant chaud

Mon chat chaud comme un hot cat

Chauds les ronrons sur mon cœur doux

Chaudes mes larmes sur les photos de mes chats du passé

 

               *

 

La nuit la nuit mélancolie

La nuit sans mélodies

Sans comprimés jolis

La nuit la nuit partie

Bonjour jour heureux !

 

               *

 

     FROIDE MER VAGUES ENCHANTEES

 

Solitude froidure

Vagues glacées

A Granville

Vagues glacées sur mon palais

Chocolats et glaces enchantées

Où se reflètent

Les yeux écarquillés

De Joëlle ouverte

 

Que la mer la mer

Soit toujours recommencée !

 

                *

 

     NOEL 2013

 

Champagne Vodka Marie Brizard

Foie gras oie rôtie canard aux ananas

Ivresse ivresse

Et herbes vertes et vagues froides

     et ma Loire...

 

               *

 

P'tit café du matin

Chagrin

Une araignée surgit

Gros chagrin

Un nuage dans le ciel

Et mes larmes parcelles

De mon chemin

 

Janvier 2014

 

               *

 

L'escargot s'enroule

Et roulent roulent

Mes yeux 

Etonnés

Devant la boule lente de mon cœur

Là sous mes yeux

 

               *

 

Chat du soir

   Espoir

Chat du matin

   Regain

Chat mon ami

De ma mie

La mie c'est moi

   Toute veloutée

 

               *

 

     LA FEE

 

Petite fleur

Pleine de couleurs

De tes joues d'une rosée teintée

Au-dessous de tes pieds

Qui je ne sais comment

Sont devenus rose de confusion

 

               *

 

   DESCRIPTION DE MON CHAT

 

Mon chat mon chat plein de rayures

Composées comme une partition

Mon chat mon chat plein de marbrures

Comme le marbre des palais

Mon chat au nez rose curieux

Qui vient poser son baiser

Sur mon pauvre nez à moucher

 

               *

 

     NOMS

 

Platyfodia

Paticodon

Cotonnerite

Marguepensées

Tous ces noms

Mes plantes aimées

A oublier

Je vais vous soigner

 

               *

     SOUS...

 

Sous les grands arbres

Sous les ombres

Sous les formes de verdure

Sous les pétales ambrés

Sous la cloche des feuilles

Sous des ongles de ciel

Sous des palmes

Sous des robes loquetées

Sous des écorces solides

Et sous des écorces fragiles

Un tout petit

Mais tout petit

Tout petit animal

Un bout de rien du tout

Un miracle

Un insecte !

 

Juillet 2012

 

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 NOUVELLES DU CINE :

 

- A Gien City s'ouvriraient cinq salles juste à côté de chez moi !... Je rêve !

Je vais voir ce week-end à l'Alticiné de Montargis :

- Pas son genre

- Le dernier diamant

- Joe

Yes !

 

- Vers le 15, j'écrirai dans ce blog une rubrique ciné-films vus. Je suis en train de rattraper le peu d'ardeur cinématographique de cet hiver. A suivre donc.

 

                                                                                                *

 

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:08

Je veux perdre dans les bois

La petite fille que j'étais

Je veux trouver

Une femme charmée

Une libre inquiète

 

               *

 

Quand ma Loire va vers Nantes

Quand ma Loire va vers Jules Verne

Quand ma Loire me sourit

Quand elle dit

Mardi vendredi

Voyage...

 

               *

 

Les roses fleurissent encore

Sur ma froide fenêtre

S'élève la brume

Comme un pétale

 

               *

 

Champignons rouges

Bouches rouges

Pois blancs

Perles fines

Des forêts où tout bouge

 

               *

 

Cinéma opéra

Et falbalas

Et tralala

Lalaire

De l'air de l'air

Des récits des histoires

Et des airs de mystère !

 

               *

 

Comprimés de fées

Comprimés d'oubli

Ma tête en citrouille

Mes chaussures en cheveux de paille

 

               *

 

Les brumes sur la Loire

Sont froides l'hiver

Et parfois coupantes

Comme le sont les mains des cœurs quelquefois

 

Janvier 2013

 

               *

 

TOURBILLON

 

Beau cou rond d'Etienne Daho

Et Jeanne qui embrasse la main de Vanessa

Chansons

Moments amoureux et bouleversants

Faites faites encore battre mon cœur

 

               *

 

Deux fleurs d'hiver

Sur ma table provençale

Deux fleurs d'hier

Et d'aujourd'hui marquées dans mon cœur

Comme de l'encre dorée

 

               *

 

Tic tac tic tac le temps passe avec les mensonges tic tac quel micmac le temps passe avec les couacs

 

               *

 

ECHARPE

 

Echarpe

Echarpe de la vie

Qu'on ne finit pas de dérouler

Qui n'en finit pas de finir

 

               *

 

Hier soir un héron cendré sous mes fenêtres

La Loire a baissé

Cœur haut

 

Mai 2013

 

               *

 

Alors la pluie

Tictaque sur ma tête

Tictaque sur mon front

Et sur mon parapluie

J'ois la pluie

Quand sera joie le temps ?

 

Mai 2013

 

               *

 

J'ai le blues

Ma Loire haute

Les plantes qui s'envolent

Carpe diemer ?

Mais comment faire ?

 

               *

 

Clore les volets

Ne plus écouter

Ciel caché

Tenir tenir tous les secrets

Les volets clos

Sur le jamais dit

Le jamais fait

 

Juin 2013

 

               *

 

Clic clac

Enfermée

Dans les méandres de gris

Des écharpes de pluie

Les fils du temps à vous donner le tournis

 

               *

 

Soleil soleil ?

Un brin de soleil sur mes hortensias

Du fard sur mes yeux et sur le fuchsia

Du soleil qui luit

Ma bouche vermeille

 

Juin 2013

 

               *

 

Ce matin au Grand Jarrien

Dans le jardin d'Isabelle

Des fleurs comme un Monet de lumière

 

St Caprais, juillet 2013

 

               *

CINE FEVRIER - AVRIL 2014

25/2 Montargis

Minuscule, la vallée des fourmis perdues, Thomas Szabo, Hélène Giraud

Une adorable petite coccinelle perdue se lie d’amitié avec la chef d’une bande de fourmis noires au travail dans une belle vallée du 06 (deux niveaux : la nature avec nos yeux humains, et ce qui se passe chez les insectes). D’horribles fourmis rouges surviennent. C’est la guerre. Ce film est un petit miracle. Je l’ai vu en 3D, 3D très bien exploitée. J’ai adoré. Très plaisant. Il y avait un monde fou ce jour-là à l’Alticiné (c’est les vacances scolaires et le mardi est le jour des places gratuites) et j’ai failli repartir sans faire la queue.

 

LA VIE D’ADELE (dvd), A. Kechiche, 8 mars

Vu chez moi, au fond de mon fauteuil. Vaut pour la jeune actrice : Adèle Exarchopoulos. Autrement, c’est comme pour les autres films d’Abdellatif  Kechiche, c’est très bien, mais il y a des moments où l’on aimerait être ailleurs (en particulier pour les scènes de « corps à corps » qui franchement m’ont horriblement gênée).

 

 

11 mars, UTL M. Philippe CAMUS : les Essais de Montaigne

 

De toutes nos forces, Nils Tavernier

Montargis, 28/3

Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud

Enfin, retour au ciné (mais pas de « Ida », par de « Her » à l’Alticiné…). Un jeune handicapé moteur entraîne son père dans l’aventure de l’ Iron Man à Nice. Film très émouvant qui exalte les rapports familiaux et le sport. Le jeune héros, au visage ouvert et souriant,  ne peut que faire chavirer les cœurs. Alexandra Lamy est très bien et j’adore Jacques Gamblin.

 

Les gazelles, Mona Achache

Montargis, 29/3

Camille Chamoux, Audrey Fleurot

Des trentenaires, genre petit pois à la place du cerveau, couchent avec des mecs barbus, boivent sec et fument. Il n’y a aucun scénario et les actrices ne sont même pas jolies. On pourrait dire à ces décervelées : il existe des choses avec des couvertures et des pages avec des mots dessus qui s’appellent livres, mais je crois qu’elles ne comprendraient même pas.

 

6-12 avril : Amsterdam + croisière sur le Rhin

 

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:53

HAIKUS :

 

La feuille est tombée

Sur le sol doux et bombé

De feuilles dorées

 

               *

 

Elle tremble la lune

La lune rousse à pas comptés

Disent les pas de fées

 

               *

 

Le rideau frémit

Les lunettes sont posées

A côté du livre

 

 

 

               *

La loire déborde de tristesse

Que reviennent 

Les chats en liesse

 

               *

 

J'ai apprécié la belle Loire

Aux yeux vivants comme les flamants

Aux mains d'eaux et de brumes

 

               *

 

Petite pensée soufflée

P'tit soufflé raté

Champagne toujours bullé

 

 

Noël 2013

 

               *

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COURTS POEMES

 

Que jamais ne meurent

Le soleil du matin

Et l'œil malin

Du rayon sur ma feuille

Signe que je recueille

Et que j'aime

 

(Extrait de "Combien j'aime...", 1978)

 

               *

 

La Loire monte

Monte dans mon cœur quelquefois

Quelquefois

Haute pensée

 

               *

 

 

TEMPETES

 

Rivières en crue

Vagues déferlantes

Ô Bretagne aimée

Aimée dans tes vagues et dans tes tournoiements

 

Hiver 13-14

 

               *

 

Ecrire un livre

Dans sa tête et le matin

Sa tête brouillée

Le matin entaché de brume

 

               *

 

Chat du matin

Point de chagrin

Un grand point d'interrogation

Une moustache de réflexion

 

               *

 

Une vraie lettre

De papier

Pas inscrite dans la pierre

Les twits pas de papier

Papier poivre ailes d'oiseaux

 

               *

 

Amour, Amours ?

Marguerite et le Chinois

Chateaubriand et Juliette

James Bond et son flingue

 

               *

 

Chrysanthèmes fleurs

Pluie facile et les larmes

Les larmes en pétales les larmes

Chrysanthémiques

 

               *

 

Hier plein de cygnes sur la Loire

Me font signe

De partir de fuir de m'échapper

De m'envoler ?

 

               *

 

Chat couché chat prenant

Chat quémandeur et ronronnant

Chat lecteur de mes yeux

 

 

               *

 

Est-ce le froid 

Est-ce les brumes

Qui font de la Loire

Un oiseau lointain

Impossible à attraper ?

 

               *

 

     DESCRIPTION DE MON CHAT

 

Mon chat mon chat plein de rayures

Composées comme une partition

Mon chat mon chat plein de marbrures

Comme le marbre des palais

Mon chat au nez rose curieux

Qui vient poser son baiser

Sur mon pauvre nez à moucher

 

 

               *

 

Le soir
Le petit moi soupire

Les yeux se baissent

La bouche s'entrouvre

Sur le goût de la bise du soir

Le soir...

                * 

 

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:42

 

33 films vus en 2013 (très peu !)

 

12/1

Yves Saint-Laurent, J. Lesper

Avec Pierre Niney et Guillaume Gallienne, de la Comédie Française

Montargis 11 H. Dimanche matin.

Enfin, mon premier film de l’année ! Une réussite ! (le film et la sortie. Je n’étais pas encore allée au ciné à cause de ma dépression.) Et Y. St Laurent est maniaco-dépressif, comme moi : magnifiques scènes d’hôpital. Gallienne est en retrait comme il faut, Pierre Niney est parfait. De splendides scènes de défilés avec des robes, ah ! des robes !... Encore mieux que dans « Women ». Le film est sobre et flamboyant, ce qui est du grand art. (Revu le 24.)

Je dois voir « the lunchbox » demain si je n’ai pas trop sombré dans la Vodka.

 

 

13/1 – Montargis, lundi

THE LUNCHBOX –Ritresh Batra (film indien)

Que de délicieux films pour commencer l’année ! Aujourd’hui l’histoire d’une « lunchbox »  que les épouses envoient à leurs maris dans les bureaux pour déjeuner. Erreur de destinataire. Le d. est un vieux monsieur qui va prendre sa retraite. Les deux amoureux ont deux confidents, une qu’on ne voit jamais, une voisine dont on entend que la voix, et le monsieur son futur remplaçant qui est sympathique, mais inapte, il est orphelin. Donc reformation de familles qui n’existent pas. C’est on ne peut plus délicieux et les Indiens sont si beaux !

 

PHILOMENA, de Stephen Frears

Montargis, 17/1

Judi Dench, Steve Coogan

Une des filles irlandaises des « Magdalene Sisters » (un film très marquant d’il y a plusieurs années) a une aventure d’un soir, tombe enceinte, est enfermée dans un couvent où on met en esclavage les filles fautives, et on lui arrache son fils lorsqu’il a 4 ans. Elle a 50 ans, avoue à sa fille son secret, et s’en va à la recherche de son enfant avec l’aide d’un journaliste, aux USA, un homme non croyant et intello contrairement à elle qui est intensément croyante et lit des romans à l’eau de rose. RECHERCHE de la mère de l’enfant, et on l’apprend à la fin du fils de la mère. Très beau film. J’ai sangloté à qui mieux mieux (j’ai aussi pensé naturellement à M. et sa mère).

 

24/1

YVES ST LAURENT revu. (4)

On prend toujours du plaisir à revoir un film (d’autant plus s’il est bon) qu’on y découvre des choses qu’on n’avait pas vues la première fois. Et ici, entre autres, la musique… (Opéras, la Wally, la Tosca, Traviata,  jazz…). Et, à nouveau, la beauté des créations de cet immense artiste.

 

J'irai peut-être voir demain soir (27 janvier), parce que c'est à Gien, "Jamais le premier soir". Eh oui, mes amis si savants Facebook, je fais vivre le petit cinéma de ma ville. Mais c'est vrai que pour cela, il faut faire beaucoup d'efforts...

 

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Ce soir, 26/1 : ce mois-ci sur ce blog : 78 visiteurs, 134 pages vues - Visites totales depuis la création : 1086.

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3 Février : en janvier, 90 visisteurs, et 150 pages vues.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:42

JULIE TOURNIER – POETE FIN DES ANNEES 70 (amie de la "Sonia" de "Lucile à Paris")

 

 

TOI QUI M’AS SI BIEN APPRIS…

 

Toi qui m’as si bien appris

A te regarder

Avec les yeux tous chauds tout petits

De tendresse

Si bien donné l’envie

De te garder

 

Toi qui m’as si bien apprivoisée

Saurais-tu m’en délier

 

Toi qui m’as si bien appris

A t’attendre

Avec le cœur tout patient tout écrit

De jeunesse

Si bien rempli ma vie

D’amour tendre

 

Toi qui me l’as si bien appris

Pourrais-tu me le désapprendre

 

(1978 ou 79 ?)

 

- J'ai un petit carnet où sont les poèmes de Julie Tournier, mais impossible ce matin de remettre la main dessus. A faire ! (Parmi les mille choses à faire : recopier "7 rue Pierre-Brossolette" pour le site "les-ecrits", et aussi "La Lune en plein jour", roman de 1982-84). 17/1/14

 

23 H.

JE ME CACHE...

 

Je me cache où je peux

Dans les petits cafés d'un coin

Je me cache comme je peux

De fous rires en verres de vin

 

Si je sors tard le soir

C'est que la nuit me couvre bien

Et je rends des bonsoirs

A qui me tend la main

 

Je traverse les rues

De mon air arrogant

Lorsque l'envie m'en prend

Lorsque le mal m'en prend

 

J'ai la démarche sûre

Je n'ai pas l'air perdu

Je ne frôle pas les murs

Et je m'en vais pieds nus

 

J'écoute bruisser le vent

Je chantonne à mi-voix

Je m'attarde pour un passant

Et je rentre chez moi

Grise comme le matin

 

*****

"Barbelés ! C'est un mot qui ressemble à mes larmes."

*****

 

TOUS LES RIRES QUE JE DONNE...

 

Tous les rires que je donne

Sont des larmes muettes

Il n'y a pas de lettres

Il n'y a rien ni personne

Rien qu'un clocher qui sonne

Une heure  de plus à être

Et Julie à sa fenêtre

N'est qu'un cœur qui pardonne

 

          *****

 

LA VIE EST BELLE...

 

La vie est belle

Parce qu'elle ne veut rien dire

Vous ne la sentez pas

L'amour est originel

Sans avoir à le dire

Vous ne le savez pas

 

 

Et si je meurs

Je peux enfin mourir

Heureuse comme ça

N'ayez pas peur

Je n'ai rien à maudire

Heureuse tout bas

 

 

La vie est belle

Et l'amour est un rire

Vous ne le saviez pas

 

          *****

     MON COEUR SI NOUS ALLIONS...

 

Mon cœur si nous allions la lande

Entre les bruyères et les joncs

Pour faire un petit bout d'ensemble

Une étreinte d'abandon.

 

Mon cœur si nous allions la Flandre

Je ne sais pas ce pays-là

M'en diras contes et légendes

Et je serai ta belle au bois.

 

Mon cœur si nous allions l'Irlande

Cueillir des bouquets de chardons

Et nous en ferions des guirlandes

Au-dessus de notre édredon.

 

Mon cœur si nous allions les branches

De l'une à l'autre volerions

Tout en semaines, tout en dimanches,

Dis-moi, mon cœur, si nous allions?

 

Dis-moi, mon cœur, si nous allions

De partout toujours ensemble,

Et les amants nous serions

Qui font l'amour où bon leur semble.

 

          *****

 

 

J'ai retrouvé tous les poèmes de Julie Tournier en ma possession : il y en a dix-sept dont certains assez longs. Je recopierai dans un premier temps mes préférés (19/1/14).

 

          *****

LA MORT ME RESSEMBLE

 

Il fait un temps qui me ressemble

Sous le vent morne de décembre

Je sens l'herbe du pré qui tremble

Nous y avons roulé ensemble

 

Il fait le froid qui me ressemble

Le soleil a tourné à l'ambre,

Le feu de joie n'est plus que cendre

Nous nous y réchauffions ensemble

 

Il fait la pluie qui me ressemble

La voix des oiseaux agonise

Dans les chemins de pierres grises :

Nous y avons chanté ensemble

 

Il fait la mort qui me ressemble

Le ciel et la terre se démembrent

Le monde ne se fait plus entendre

Nous y avons vécu ensemble

 

Il fait le mal qui me ressemble

Qui emplit de noir cette chambre

Où comme deux enfants trop tendres

Nous avons fait l'amour ensemble.

 

                             *****

 

MON SEUL, MA CRAPULE...

 

Mon seul, ma crapule, mon vaurien,

Mon bandit des petits chemins

Mon amour de fêtes et d'étoiles,

De risque et de vénération.
Mon démon, mon souverain mal,

Mon secours et ma perdition,

 

Mon après-minuit, mon alcool,

Une seconde enfance, un envol,

Mon brigand, mon grand escogriffe,

Mon homme de brume, ma gifle

De tendresse et de pauvreté,

Mon retour d'ombre, ma fierté.

 

Mon engrenage de prières,

Ma litanie de tours pendables,

Ma richesse de charme en diable,

Et mon enlacement de lierre,

Mon crépuscule satanique,

Mon air d'Opéra, ma musique.

 

Mon coin de rue illuminé,

Mon horizon, mon trop aimé,

Mon jeu, ma dernière escapade,

Mon cataclysme de soleil,

Mon miracle, mon goût de miel...

 

Mon amour de gaminerie,

Mon ange noir, mon malappris,

Ma découverte inachevée

Et ma trouble sérénité,

Mon éternelle course folle,

Ma famine, mon souffle, mon bol

de sécheresse inassouvie,

Mon février d'étourderie.

 

Mon amour de libertinage,

Tour à tour constant et volage,

Mon port, mon début de voyage,

Ma noyade et mon sauvetage,

Ma profondeur de peur, ma cage,

Mon pirate, mon esclavage,

Mon cours de vie, mon équipage,

Mon roman de première page

Mon amant d'amour d'un autre âge,

Mon moins que rien, ma fleur sauvage,

Mon plus que tout, mon davantage.

 

JULIE TOURNIER

 

          *****

 

23/1/14 : Voilà, ce furent les poèmes de Julie Tournier. J'ai cru comprendre que si Sonia ne les avait pas gardés, Julie les aurait jetés car elle voulait tourner la lourde page. Moi, Joëlle, qui ne sais pas si tu es encore de ce monde, je te dis bonjour,Julie !

 

1er août 2014 : Julie Tournier a pris contact avec moi par l'intermédiaire de ce blog. Elle songe à créer son propre blog. Elle publia, en 1979, un recueil de poèmes "Propos d'outre-lumière" dont je n'avais pas connaissance et qu'elle vient de m'adresser, où l'on retrouve certains poèmes que j'ai mis ici. Elle écrit toujours, son style a bien sûr beaucoup changé (35 ans après !).

 

24/11/14 - Julie Tournier a créé son propre blog : julietournier.unblog.fr

 

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P.S. 25 JANVIER 14 : Je signale aux autres auteurs de blogs que des escrocs sévissent et envoient des courriers prometteurs (avec un français à revoir) pour s'emparer de leurs œuvres et certainement les publier en leur volant plein d'argent. Je connais ce type d'escrocs, j'en ai rencontré hélas toute ma vie (Pierre-Jean Oswald dans les années 70) : donc MEFIEZ-VOUS ! Ne répondez pas à des inconnus qui s'appelleraient LEFEBVRE ou je ne sais quoi.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:19

Le chardonneret Fabritius D Tartt 2014

LE CHARDONNERET - FABRITIUS -

 

Impossible ce soir de faire ce que je veux ; la machine est hostile.

DIMANCHE 12 JANVIER 2014

BON, ON VERRA DEMAIN... (et ça s'est mieux passé le lendemain.)

 

Je voulais aussi écrire un merveilleux article sur le merveilleux film "YVES ST LAURENt"(Pierre Niney), maniacodépressif comme moi, mais on attendra.

 

LE CHARDONNERET – 9 janvier 14, parution chez Plon.

 

Ce livre est un étonnement sans cesse renouvelé, un miracle, une drogue, un coup !

Un coup de génie sans aucun doute.

On suit Theodore de l’âge de 13 ans à l’âge d’homme avec intérêt, passion. On se demande sans cesse ce qui va lui  arriver !

Tous, absolument TOUS les personnages sont intéressants et extraordinairement bien décrits et analysés, on a envie de savoir ce qui va, à tous, leur arriver.

Les descriptions (même celle très longue du « bruit et de la fureur » du début du roman, un acte de terrorisme) sont nécessaires et passionnantes.

La solitude du héros, l’abandon des parents dont il est l’objet, sont poignantes et mettent les larmes aux yeux.

Les rapports fils/mère, et père/fils sont extraordinairement étudiés. Théo a d’ailleurs un deuxième père dans le roman, et lui fils unique, a plusieurs « frères », dont des frères de sang comme Boris, personnage trouble, odieux, et pourtant qu’on aime !

L’addiction à la drogue, la description et l’analyse des effets des drogues sont hallucinantes.

Comment reprendre son souffle au cours de cette lecture hors normes ? On est obligé parfois, tellement c’est fort !

Peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains (les descriptions des drogues, de l’alcool…) tant la talentueuse Donna Tartt nous jette dans son univers et nous donne presque l’envie d’y être aussi.

Et sans oublier, bien sûr, cette étonnante histoire d’un tableau et du monde de l’art, et sa réflexion sur l’Art.

J’avais adoré « Secret History » (« le Maître des illusions »), que j’ai lu quatre fois, mais celui-là… Je vais attendre un peu, reprendre mon souffle, avant de décider lequel de ces deux romans je préfère.

 

 Il y a dans ce roman des références à Dickens et Dostoïevski (ce qu’a remarqué la critique américaine), mais aussi pour moi des souvenirs de Balzac, et également des films de James Gray (« La Nuit nous appartient ») et David Cronenberg (« Les Promesses de l’ombre »). Le livre, vers sa fin, explose d’ailleurs comme un film de James Gray.

 

JOELLE CARZON - Quelques jours avant la parution en français chez Plon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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