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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 14:51

Douleurs apaisées par le soleil

Par le matin fringant

Par la rosée versée sur mes premières pages

 

 

               *

 

Les grandes nostalgies

Les grands arbres du passé

Paris qui a changé

Les jardins de Paname et mon cœur inchangé

 

               *

 

Demain demain j'irai

Demain demain soleil ou pluie

Pieds dans les bottes ou sur les mottes

Pieds nus jolis pieds nus fleuris

Piétinant la mousse et le soleil

 

               *

 

Des plantes vertes des fleurs rouges des macarons

Les macarons

Aux couleurs des bonbons de nos langues teintes

Tire la langue et tu verras

Le monde entier dans un baiser

 

               *

 

Mon chat chaud comme un croissant chaud

Mon chat chaud comme un hot cat

Chauds les ronrons sur mon cœur doux

Chaudes mes larmes sur les photos de mes chats du passé

 

               *

 

La nuit la nuit mélancolie

La nuit sans mélodies

Sans comprimés jolis

La nuit la nuit partie

Bonjour jour heureux !

 

               *

 

     FROIDE MER VAGUES ENCHANTEES

 

Solitude froidure

Vagues glacées

A Granville

Vagues glacées sur mon palais

Chocolats et glaces enchantées

Où se reflètent

Les yeux écarquillés

De Joëlle ouverte

 

Que la mer la mer

Soit toujours recommencée !

 

                *

 

     NOEL 2013

 

Champagne Vodka Marie Brizard

Foie gras oie rôtie canard aux ananas

Ivresse ivresse

Et herbes vertes et vagues froides

     et ma Loire...

 

               *

 

P'tit café du matin

Chagrin

Une araignée surgit

Gros chagrin

Un nuage dans le ciel

Et mes larmes parcelles

De mon chemin

 

Janvier 2014

 

               *

 

L'escargot s'enroule

Et roulent roulent

Mes yeux 

Etonnés

Devant la boule lente de mon cœur

Là sous mes yeux

 

               *

 

Chat du soir

   Espoir

Chat du matin

   Regain

Chat mon ami

De ma mie

La mie c'est moi

   Toute veloutée

 

               *

 

     LA FEE

 

Petite fleur

Pleine de couleurs

De tes joues d'une rosée teintée

Au-dessous de tes pieds

Qui je ne sais comment

Sont devenus rose de confusion

 

               *

 

   DESCRIPTION DE MON CHAT

 

Mon chat mon chat plein de rayures

Composées comme une partition

Mon chat mon chat plein de marbrures

Comme le marbre des palais

Mon chat au nez rose curieux

Qui vient poser son baiser

Sur mon pauvre nez à moucher

 

               *

 

     NOMS

 

Platyfodia

Paticodon

Cotonnerite

Marguepensées

Tous ces noms

Mes plantes aimées

A oublier

Je vais vous soigner

 

               *

     SOUS...

 

Sous les grands arbres

Sous les ombres

Sous les formes de verdure

Sous les pétales ambrés

Sous la cloche des feuilles

Sous des ongles de ciel

Sous des palmes

Sous des robes loquetées

Sous des écorces solides

Et sous des écorces fragiles

Un tout petit

Mais tout petit

Tout petit animal

Un bout de rien du tout

Un miracle

Un insecte !

 

Juillet 2012

 

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 NOUVELLES DU CINE :

 

- A Gien City s'ouvriraient cinq salles juste à côté de chez moi !... Je rêve !

Je vais voir ce week-end à l'Alticiné de Montargis :

- Pas son genre

- Le dernier diamant

- Joe

Yes !

 

- Vers le 15, j'écrirai dans ce blog une rubrique ciné-films vus. Je suis en train de rattraper le peu d'ardeur cinématographique de cet hiver. A suivre donc.

 

                                                                                                *

 

 

 

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 17:08

Je veux perdre dans les bois

La petite fille que j'étais

Je veux trouver

Une femme charmée

Une libre inquiète

 

               *

 

Quand ma Loire va vers Nantes

Quand ma Loire va vers Jules Verne

Quand ma Loire me sourit

Quand elle dit

Mardi vendredi

Voyage...

 

               *

 

Les roses fleurissent encore

Sur ma froide fenêtre

S'élève la brume

Comme un pétale

 

               *

 

Champignons rouges

Bouches rouges

Pois blancs

Perles fines

Des forêts où tout bouge

 

               *

 

Cinéma opéra

Et falbalas

Et tralala

Lalaire

De l'air de l'air

Des récits des histoires

Et des airs de mystère !

 

               *

 

Comprimés de fées

Comprimés d'oubli

Ma tête en citrouille

Mes chaussures en cheveux de paille

 

               *

 

Les brumes sur la Loire

Sont froides l'hiver

Et parfois coupantes

Comme le sont les mains des cœurs quelquefois

 

Janvier 2013

 

               *

 

TOURBILLON

 

Beau cou rond d'Etienne Daho

Et Jeanne qui embrasse la main de Vanessa

Chansons

Moments amoureux et bouleversants

Faites faites encore battre mon cœur

 

               *

 

Deux fleurs d'hiver

Sur ma table provençale

Deux fleurs d'hier

Et d'aujourd'hui marquées dans mon cœur

Comme de l'encre dorée

 

               *

 

Tic tac tic tac le temps passe avec les mensonges tic tac quel micmac le temps passe avec les couacs

 

               *

 

ECHARPE

 

Echarpe

Echarpe de la vie

Qu'on ne finit pas de dérouler

Qui n'en finit pas de finir

 

               *

 

Hier soir un héron cendré sous mes fenêtres

La Loire a baissé

Cœur haut

 

Mai 2013

 

               *

 

Alors la pluie

Tictaque sur ma tête

Tictaque sur mon front

Et sur mon parapluie

J'ois la pluie

Quand sera joie le temps ?

 

Mai 2013

 

               *

 

J'ai le blues

Ma Loire haute

Les plantes qui s'envolent

Carpe diemer ?

Mais comment faire ?

 

               *

 

Clore les volets

Ne plus écouter

Ciel caché

Tenir tenir tous les secrets

Les volets clos

Sur le jamais dit

Le jamais fait

 

Juin 2013

 

               *

 

Clic clac

Enfermée

Dans les méandres de gris

Des écharpes de pluie

Les fils du temps à vous donner le tournis

 

               *

 

Soleil soleil ?

Un brin de soleil sur mes hortensias

Du fard sur mes yeux et sur le fuchsia

Du soleil qui luit

Ma bouche vermeille

 

Juin 2013

 

               *

 

Ce matin au Grand Jarrien

Dans le jardin d'Isabelle

Des fleurs comme un Monet de lumière

 

St Caprais, juillet 2013

 

               *

CINE FEVRIER - AVRIL 2014

25/2 Montargis

Minuscule, la vallée des fourmis perdues, Thomas Szabo, Hélène Giraud

Une adorable petite coccinelle perdue se lie d’amitié avec la chef d’une bande de fourmis noires au travail dans une belle vallée du 06 (deux niveaux : la nature avec nos yeux humains, et ce qui se passe chez les insectes). D’horribles fourmis rouges surviennent. C’est la guerre. Ce film est un petit miracle. Je l’ai vu en 3D, 3D très bien exploitée. J’ai adoré. Très plaisant. Il y avait un monde fou ce jour-là à l’Alticiné (c’est les vacances scolaires et le mardi est le jour des places gratuites) et j’ai failli repartir sans faire la queue.

 

LA VIE D’ADELE (dvd), A. Kechiche, 8 mars

Vu chez moi, au fond de mon fauteuil. Vaut pour la jeune actrice : Adèle Exarchopoulos. Autrement, c’est comme pour les autres films d’Abdellatif  Kechiche, c’est très bien, mais il y a des moments où l’on aimerait être ailleurs (en particulier pour les scènes de « corps à corps » qui franchement m’ont horriblement gênée).

 

 

11 mars, UTL M. Philippe CAMUS : les Essais de Montaigne

 

De toutes nos forces, Nils Tavernier

Montargis, 28/3

Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud

Enfin, retour au ciné (mais pas de « Ida », par de « Her » à l’Alticiné…). Un jeune handicapé moteur entraîne son père dans l’aventure de l’ Iron Man à Nice. Film très émouvant qui exalte les rapports familiaux et le sport. Le jeune héros, au visage ouvert et souriant,  ne peut que faire chavirer les cœurs. Alexandra Lamy est très bien et j’adore Jacques Gamblin.

 

Les gazelles, Mona Achache

Montargis, 29/3

Camille Chamoux, Audrey Fleurot

Des trentenaires, genre petit pois à la place du cerveau, couchent avec des mecs barbus, boivent sec et fument. Il n’y a aucun scénario et les actrices ne sont même pas jolies. On pourrait dire à ces décervelées : il existe des choses avec des couvertures et des pages avec des mots dessus qui s’appellent livres, mais je crois qu’elles ne comprendraient même pas.

 

6-12 avril : Amsterdam + croisière sur le Rhin

 

 

 

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:53

HAIKUS :

 

La feuille est tombée

Sur le sol doux et bombé

De feuilles dorées

 

               *

 

Elle tremble la lune

La lune rousse à pas comptés

Disent les pas de fées

 

               *

 

Le rideau frémit

Les lunettes sont posées

A côté du livre

 

 

 

               *

La loire déborde de tristesse

Que reviennent 

Les chats en liesse

 

               *

 

J'ai apprécié la belle Loire

Aux yeux vivants comme les flamants

Aux mains d'eaux et de brumes

 

               *

 

Petite pensée soufflée

P'tit soufflé raté

Champagne toujours bullé

 

 

Noël 2013

 

               *

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COURTS POEMES

 

Que jamais ne meurent

Le soleil du matin

Et l'œil malin

Du rayon sur ma feuille

Signe que je recueille

Et que j'aime

 

(Extrait de "Combien j'aime...", 1978)

 

               *

 

La Loire monte

Monte dans mon cœur quelquefois

Quelquefois

Haute pensée

 

               *

 

 

TEMPETES

 

Rivières en crue

Vagues déferlantes

Ô Bretagne aimée

Aimée dans tes vagues et dans tes tournoiements

 

Hiver 13-14

 

               *

 

Ecrire un livre

Dans sa tête et le matin

Sa tête brouillée

Le matin entaché de brume

 

               *

 

Chat du matin

Point de chagrin

Un grand point d'interrogation

Une moustache de réflexion

 

               *

 

Une vraie lettre

De papier

Pas inscrite dans la pierre

Les twits pas de papier

Papier poivre ailes d'oiseaux

 

               *

 

Amour, Amours ?

Marguerite et le Chinois

Chateaubriand et Juliette

James Bond et son flingue

 

               *

 

Chrysanthèmes fleurs

Pluie facile et les larmes

Les larmes en pétales les larmes

Chrysanthémiques

 

               *

 

Hier plein de cygnes sur la Loire

Me font signe

De partir de fuir de m'échapper

De m'envoler ?

 

               *

 

Chat couché chat prenant

Chat quémandeur et ronronnant

Chat lecteur de mes yeux

 

 

               *

 

Est-ce le froid 

Est-ce les brumes

Qui font de la Loire

Un oiseau lointain

Impossible à attraper ?

 

               *

 

     DESCRIPTION DE MON CHAT

 

Mon chat mon chat plein de rayures

Composées comme une partition

Mon chat mon chat plein de marbrures

Comme le marbre des palais

Mon chat au nez rose curieux

Qui vient poser son baiser

Sur mon pauvre nez à moucher

 

 

               *

 

Le soir
Le petit moi soupire

Les yeux se baissent

La bouche s'entrouvre

Sur le goût de la bise du soir

Le soir...

                * 

 

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:42

 

33 films vus en 2013 (très peu !)

 

12/1

Yves Saint-Laurent, J. Lesper

Avec Pierre Niney et Guillaume Gallienne, de la Comédie Française

Montargis 11 H. Dimanche matin.

Enfin, mon premier film de l’année ! Une réussite ! (le film et la sortie. Je n’étais pas encore allée au ciné à cause de ma dépression.) Et Y. St Laurent est maniaco-dépressif, comme moi : magnifiques scènes d’hôpital. Gallienne est en retrait comme il faut, Pierre Niney est parfait. De splendides scènes de défilés avec des robes, ah ! des robes !... Encore mieux que dans « Women ». Le film est sobre et flamboyant, ce qui est du grand art. (Revu le 24.)

Je dois voir « the lunchbox » demain si je n’ai pas trop sombré dans la Vodka.

 

 

13/1 – Montargis, lundi

THE LUNCHBOX –Ritresh Batra (film indien)

Que de délicieux films pour commencer l’année ! Aujourd’hui l’histoire d’une « lunchbox »  que les épouses envoient à leurs maris dans les bureaux pour déjeuner. Erreur de destinataire. Le d. est un vieux monsieur qui va prendre sa retraite. Les deux amoureux ont deux confidents, une qu’on ne voit jamais, une voisine dont on entend que la voix, et le monsieur son futur remplaçant qui est sympathique, mais inapte, il est orphelin. Donc reformation de familles qui n’existent pas. C’est on ne peut plus délicieux et les Indiens sont si beaux !

 

PHILOMENA, de Stephen Frears

Montargis, 17/1

Judi Dench, Steve Coogan

Une des filles irlandaises des « Magdalene Sisters » (un film très marquant d’il y a plusieurs années) a une aventure d’un soir, tombe enceinte, est enfermée dans un couvent où on met en esclavage les filles fautives, et on lui arrache son fils lorsqu’il a 4 ans. Elle a 50 ans, avoue à sa fille son secret, et s’en va à la recherche de son enfant avec l’aide d’un journaliste, aux USA, un homme non croyant et intello contrairement à elle qui est intensément croyante et lit des romans à l’eau de rose. RECHERCHE de la mère de l’enfant, et on l’apprend à la fin du fils de la mère. Très beau film. J’ai sangloté à qui mieux mieux (j’ai aussi pensé naturellement à M. et sa mère).

 

24/1

YVES ST LAURENT revu. (4)

On prend toujours du plaisir à revoir un film (d’autant plus s’il est bon) qu’on y découvre des choses qu’on n’avait pas vues la première fois. Et ici, entre autres, la musique… (Opéras, la Wally, la Tosca, Traviata,  jazz…). Et, à nouveau, la beauté des créations de cet immense artiste.

 

J'irai peut-être voir demain soir (27 janvier), parce que c'est à Gien, "Jamais le premier soir". Eh oui, mes amis si savants Facebook, je fais vivre le petit cinéma de ma ville. Mais c'est vrai que pour cela, il faut faire beaucoup d'efforts...

 

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Ce soir, 26/1 : ce mois-ci sur ce blog : 78 visiteurs, 134 pages vues - Visites totales depuis la création : 1086.

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3 Février : en janvier, 90 visisteurs, et 150 pages vues.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:42

JULIE TOURNIER – POETE FIN DES ANNEES 70 (amie de la "Sonia" de "Lucile à Paris")

 

 

TOI QUI M’AS SI BIEN APPRIS…

 

Toi qui m’as si bien appris

A te regarder

Avec les yeux tous chauds tout petits

De tendresse

Si bien donné l’envie

De te garder

 

Toi qui m’as si bien apprivoisée

Saurais-tu m’en délier

 

Toi qui m’as si bien appris

A t’attendre

Avec le cœur tout patient tout écrit

De jeunesse

Si bien rempli ma vie

D’amour tendre

 

Toi qui me l’as si bien appris

Pourrais-tu me le désapprendre

 

(1978 ou 79 ?)

 

- J'ai un petit carnet où sont les poèmes de Julie Tournier, mais impossible ce matin de remettre la main dessus. A faire ! (Parmi les mille choses à faire : recopier "7 rue Pierre-Brossolette" pour le site "les-ecrits", et aussi "La Lune en plein jour", roman de 1982-84). 17/1/14

 

23 H.

JE ME CACHE...

 

Je me cache où je peux

Dans les petits cafés d'un coin

Je me cache comme je peux

De fous rires en verres de vin

 

Si je sors tard le soir

C'est que la nuit me couvre bien

Et je rends des bonsoirs

A qui me tend la main

 

Je traverse les rues

De mon air arrogant

Lorsque l'envie m'en prend

Lorsque le mal m'en prend

 

J'ai la démarche sûre

Je n'ai pas l'air perdu

Je ne frôle pas les murs

Et je m'en vais pieds nus

 

J'écoute bruisser le vent

Je chantonne à mi-voix

Je m'attarde pour un passant

Et je rentre chez moi

Grise comme le matin

 

*****

"Barbelés ! C'est un mot qui ressemble à mes larmes."

*****

 

TOUS LES RIRES QUE JE DONNE...

 

Tous les rires que je donne

Sont des larmes muettes

Il n'y a pas de lettres

Il n'y a rien ni personne

Rien qu'un clocher qui sonne

Une heure  de plus à être

Et Julie à sa fenêtre

N'est qu'un cœur qui pardonne

 

          *****

 

LA VIE EST BELLE...

 

La vie est belle

Parce qu'elle ne veut rien dire

Vous ne la sentez pas

L'amour est originel

Sans avoir à le dire

Vous ne le savez pas

 

 

Et si je meurs

Je peux enfin mourir

Heureuse comme ça

N'ayez pas peur

Je n'ai rien à maudire

Heureuse tout bas

 

 

La vie est belle

Et l'amour est un rire

Vous ne le saviez pas

 

          *****

     MON COEUR SI NOUS ALLIONS...

 

Mon cœur si nous allions la lande

Entre les bruyères et les joncs

Pour faire un petit bout d'ensemble

Une étreinte d'abandon.

 

Mon cœur si nous allions la Flandre

Je ne sais pas ce pays-là

M'en diras contes et légendes

Et je serai ta belle au bois.

 

Mon cœur si nous allions l'Irlande

Cueillir des bouquets de chardons

Et nous en ferions des guirlandes

Au-dessus de notre édredon.

 

Mon cœur si nous allions les branches

De l'une à l'autre volerions

Tout en semaines, tout en dimanches,

Dis-moi, mon cœur, si nous allions?

 

Dis-moi, mon cœur, si nous allions

De partout toujours ensemble,

Et les amants nous serions

Qui font l'amour où bon leur semble.

 

          *****

 

 

J'ai retrouvé tous les poèmes de Julie Tournier en ma possession : il y en a dix-sept dont certains assez longs. Je recopierai dans un premier temps mes préférés (19/1/14).

 

          *****

LA MORT ME RESSEMBLE

 

Il fait un temps qui me ressemble

Sous le vent morne de décembre

Je sens l'herbe du pré qui tremble

Nous y avons roulé ensemble

 

Il fait le froid qui me ressemble

Le soleil a tourné à l'ambre,

Le feu de joie n'est plus que cendre

Nous nous y réchauffions ensemble

 

Il fait la pluie qui me ressemble

La voix des oiseaux agonise

Dans les chemins de pierres grises :

Nous y avons chanté ensemble

 

Il fait la mort qui me ressemble

Le ciel et la terre se démembrent

Le monde ne se fait plus entendre

Nous y avons vécu ensemble

 

Il fait le mal qui me ressemble

Qui emplit de noir cette chambre

Où comme deux enfants trop tendres

Nous avons fait l'amour ensemble.

 

                             *****

 

MON SEUL, MA CRAPULE...

 

Mon seul, ma crapule, mon vaurien,

Mon bandit des petits chemins

Mon amour de fêtes et d'étoiles,

De risque et de vénération.
Mon démon, mon souverain mal,

Mon secours et ma perdition,

 

Mon après-minuit, mon alcool,

Une seconde enfance, un envol,

Mon brigand, mon grand escogriffe,

Mon homme de brume, ma gifle

De tendresse et de pauvreté,

Mon retour d'ombre, ma fierté.

 

Mon engrenage de prières,

Ma litanie de tours pendables,

Ma richesse de charme en diable,

Et mon enlacement de lierre,

Mon crépuscule satanique,

Mon air d'Opéra, ma musique.

 

Mon coin de rue illuminé,

Mon horizon, mon trop aimé,

Mon jeu, ma dernière escapade,

Mon cataclysme de soleil,

Mon miracle, mon goût de miel...

 

Mon amour de gaminerie,

Mon ange noir, mon malappris,

Ma découverte inachevée

Et ma trouble sérénité,

Mon éternelle course folle,

Ma famine, mon souffle, mon bol

de sécheresse inassouvie,

Mon février d'étourderie.

 

Mon amour de libertinage,

Tour à tour constant et volage,

Mon port, mon début de voyage,

Ma noyade et mon sauvetage,

Ma profondeur de peur, ma cage,

Mon pirate, mon esclavage,

Mon cours de vie, mon équipage,

Mon roman de première page

Mon amant d'amour d'un autre âge,

Mon moins que rien, ma fleur sauvage,

Mon plus que tout, mon davantage.

 

JULIE TOURNIER

 

          *****

 

23/1/14 : Voilà, ce furent les poèmes de Julie Tournier. J'ai cru comprendre que si Sonia ne les avait pas gardés, Julie les aurait jetés car elle voulait tourner la lourde page. Moi, Joëlle, qui ne sais pas si tu es encore de ce monde, je te dis bonjour,Julie !

 

1er août 2014 : Julie Tournier a pris contact avec moi par l'intermédiaire de ce blog. Elle songe à créer son propre blog. Elle publia, en 1979, un recueil de poèmes "Propos d'outre-lumière" dont je n'avais pas connaissance et qu'elle vient de m'adresser, où l'on retrouve certains poèmes que j'ai mis ici. Elle écrit toujours, son style a bien sûr beaucoup changé (35 ans après !).

 

24/11/14 - Julie Tournier a créé son propre blog : julietournier.unblog.fr

 

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P.S. 25 JANVIER 14 : Je signale aux autres auteurs de blogs que des escrocs sévissent et envoient des courriers prometteurs (avec un français à revoir) pour s'emparer de leurs œuvres et certainement les publier en leur volant plein d'argent. Je connais ce type d'escrocs, j'en ai rencontré hélas toute ma vie (Pierre-Jean Oswald dans les années 70) : donc MEFIEZ-VOUS ! Ne répondez pas à des inconnus qui s'appelleraient LEFEBVRE ou je ne sais quoi.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:19

Le chardonneret Fabritius D Tartt 2014

LE CHARDONNERET - FABRITIUS -

 

Impossible ce soir de faire ce que je veux ; la machine est hostile.

DIMANCHE 12 JANVIER 2014

BON, ON VERRA DEMAIN... (et ça s'est mieux passé le lendemain.)

 

Je voulais aussi écrire un merveilleux article sur le merveilleux film "YVES ST LAURENt"(Pierre Niney), maniacodépressif comme moi, mais on attendra.

 

LE CHARDONNERET – 9 janvier 14, parution chez Plon.

 

Ce livre est un étonnement sans cesse renouvelé, un miracle, une drogue, un coup !

Un coup de génie sans aucun doute.

On suit Theodore de l’âge de 13 ans à l’âge d’homme avec intérêt, passion. On se demande sans cesse ce qui va lui  arriver !

Tous, absolument TOUS les personnages sont intéressants et extraordinairement bien décrits et analysés, on a envie de savoir ce qui va, à tous, leur arriver.

Les descriptions (même celle très longue du « bruit et de la fureur » du début du roman, un acte de terrorisme) sont nécessaires et passionnantes.

La solitude du héros, l’abandon des parents dont il est l’objet, sont poignantes et mettent les larmes aux yeux.

Les rapports fils/mère, et père/fils sont extraordinairement étudiés. Théo a d’ailleurs un deuxième père dans le roman, et lui fils unique, a plusieurs « frères », dont des frères de sang comme Boris, personnage trouble, odieux, et pourtant qu’on aime !

L’addiction à la drogue, la description et l’analyse des effets des drogues sont hallucinantes.

Comment reprendre son souffle au cours de cette lecture hors normes ? On est obligé parfois, tellement c’est fort !

Peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains (les descriptions des drogues, de l’alcool…) tant la talentueuse Donna Tartt nous jette dans son univers et nous donne presque l’envie d’y être aussi.

Et sans oublier, bien sûr, cette étonnante histoire d’un tableau et du monde de l’art, et sa réflexion sur l’Art.

J’avais adoré « Secret History » (« le Maître des illusions »), que j’ai lu quatre fois, mais celui-là… Je vais attendre un peu, reprendre mon souffle, avant de décider lequel de ces deux romans je préfère.

 

 Il y a dans ce roman des références à Dickens et Dostoïevski (ce qu’a remarqué la critique américaine), mais aussi pour moi des souvenirs de Balzac, et également des films de James Gray (« La Nuit nous appartient ») et David Cronenberg (« Les Promesses de l’ombre »). Le livre, vers sa fin, explose d’ailleurs comme un film de James Gray.

 

JOELLE CARZON - Quelques jours avant la parution en français chez Plon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:43

Le-chardonneret-Fabritius-D-Tartt-2014.jpgjoelle-et-petit-chien-Conflans.JPGjoelle-a-nevoy-av-Simone-UTL-10-11-13.JPGJo--Denise--Catherine--Mimie-juin-2013-soiree-danse.JPGJoelle-balancoire-chez-Simone-13.JPGma-minette-mai-13.JPGjoelle chez isa bis

 

Jacques Sternberg et son Solex Ici Jacques Sternberg et son Solex, rencontré en 1975. Ecrivain volontaire, hors normes, anar...

 

JoelleWutheringHeights1978-3[1]Joëlle aux "Hauts de Hurlevent", 1978. Les sœurs Brontë me suivront jusqu'à mon dernier souffle. (Wuthering Heights, by Emily Brontë.)

 

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1) Joëlle à Conflans sainte honorine, 1986 ?

2)Joëlle et Simone au restau, 2013

3) D., Catherine, M. et moi, à Gien

4)Joëlle chez Simone, à Briare.

5) "Minette" à ma fenêtre, photographiée par Denise, la maman de M..

6) Joëlle chez Isabelle D., écrivain (Cher). 2011 je crois.

 

- Et le petit oiseau là-haut, c'est "le chardonneret" de Fabritius, 1654. Donna Tartt en a fait l'œuvre d'art fugueuse du livre que je ne peux plus lâcher, LE CHARDONNERET qui paraît ces jours-ci en français chez PLON.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 13:51

14/11 Val d’Yerres – Propriété de Caillebotte – Brunoy + UTL

 

29/11 Orchestre symphonique de Tours, à Briare auditorium. (Wagner – Poulenc illustrant des poèmes de Ronsard, Fombeurre – Tchaïkovski – très, très chiant.)

 

CINE - Novembre - Décembre 2013

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30/11/13

Quai d’Orsay ,  Bertrand Tavernier

Atomic Cinéma, Aubigny sur Nere

D’après une BD dont le « héros » était Dominique de Villepin. Extrêmement amusant, on ne s’ennuie pas une seconde. Thierry Lhermitte en grande forme, Niels Arestrup génial. Les coulisses du pouvoir avec les yeux d’un jeune homme (Raphaël Personnaz) qui restera toujours poli, ce qui en soi est extraordinaire. J’ai vraiment passé un excellent moment, dans un cinéma en plus où c’est seulement la deuxième fois que je mets les pieds, alors qu’on m’a fait payer 5,50 euros (eh bien tant pis : profitons de mes cheveux blancs ! Normalement c’est seulement dans un an que j’ai le droit de payer moins), moins cher donc et moins loin que Montargis, et pas de prbs de circulation alors qu’à M. parfois il y en a. (Cela faisait 1 mois  et demi que je n’avais pas mis les pieds au ciné.)

 

Les garçons et Guillaume à table ! Guillaume Gallienne

Montargis, 2 décembre

André Marcon, Françoise Fabian, et Guillaume Gallienne dans les rôles de lui-même et… sa mère !

C’est vrai que Guillaume Gallienne a un talent fou, qu’il est intéressant dans son récit, très émouvant à la fin, mais… ce film n’est ni fait ni à faire (mal filmé, pas de scénario, beaucoup de vulgarités diverses…) ! Ce n’est pas du cinéma.

 

Casse-tête chinois, Cédric Klapisch (33)

Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou, Kelly Reilly

Gien, 7/12

Le charmant Klapisch a fait là son troisième opus de son groupe d’amis, avec ses charmants acteurs. Cette fois, nous sommes à New York où le héros poursuit son ex-femme pour rester en contact avec ses deux enfants. L’action n’est pas pleine de surprises (quoique, Cécile de France…), mais New York est merveilleusement photogénique et on aime vraiment les personnages et la génération qu’ils représentent. Alors, on attend dix ans pour les retrouver à la cinquantaine ??

Klapisch et son Romain Duris méritent-t-il d’être comparés à Truffaut et son Antoine Doisnel-Jean-Pierre Léaud ? Peut-être pas…, mais ma sympathie est quand même grande. Je suis une telle fan de Truffaut (malgré toutes les méchancetés que j’ai lues dernièrement sur Facebook le concernant) que je crois que je ne mettrai jamais personne à son égal. En tout cas, révisez votre Klapisch en revoyant « l’auberge espagnole » et « les poupées russes ».

 

Vendredi 13/12 : je devais voir ce soir au ciné-club de Briare (oui, il y a un ciné-club à Briare !) Horizons perdus de Frank Capra (1937), ce cher et délicieux Frank Capra, mais la vague de pollution a eu raison de moi (ça doit être ça) et je me sens très fragile (toux, yeux qui piquent, fatigue…). Mais je cite quand même ce film. Le Train sifflera trois fois est passé à Briare en septembre. C’est quand qu’on a aussi un ciné-club à Gien (éternelle rivalité Briare-Gien) ?

Moi, en attendant une sauterie demain chez Jean-Michel, je me cocoone dans mon petit appartement.

 

14/12 : Chez JM et Sylvie, dîner international : les Frenchies, une Allemande (Kathrin), un Américain (Steven) et une paella, une !

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LE BONHEUR - Ou les "moments" de bonheur puisque chacun sait que le bonheur en continu (sur plusieurs semaines, mois, années) n'existe pas :

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- Quand j'étais petite à Châlette chez ma grand-mère, pendant les vacances scolaires.

 

-  La piscine de Montargis (j'aime beaucoup l'eau en général).

 

- Mon installation rue de Saintonge en 1979 (l'oiseau s'envole ! ), à Paname.

 

-Les réunions avec mes amis de Paris dans les années 80 : Jacques, Alain, quelques moments avec "Sonia" (SB), chez Nelly et Patrick à Gentilly.

 

- La cueillette des champignons avec mes parents (et des fleurs et fruits parfois, les coucous en forêt de Montargis, les framboises et les myrtilles en montagne...), en forêt de Montargis et dans les Alpes.

 

- Ces dernières années en compagnie de Sylvie M, avec l'UTL, avec Mimie...

 

- Les moments en Bretagne, et en Normandie, à Granville, St Malo, Cancale...

 

- LA LECTURE ET LES LIVRES of course !

 

- AU CINEMA, mille fois of course ! (et c'est lié avec Jacques, c'est lié à GJ, à mes amis Facebook...).

 

-  Lors de l'écriture de mes poèmes (depuis toujours) et de "7, rue Pierre-Brossolette" (1998).

 

- Mes chats (chattes surtout, Domino et ma Minette d'aujourd'hui).

 

- La Loire quand il fait soleil (vraiment pas l'hiver).

 

- My dear Paris et ses expos de peintures et mes déjeuners parisiens avec Joëlle (une autre Joëlle).

 

- Quelques balades-randonnées-courses en montagne avec mes parents et Jean-Pierre (mais certaines sont également de TRES mauvais souvenirs !).

 

- Quelques très bons moments depuis 2000 avec Virginie et Gilles, et Mimie, et Léa.

 

- Et même : mes voyages scolaires depuis 1997 en Irlande, en Angleterre, aux Etats-Unis avec les deux Jean-Michel, Magali, Sylvie H., Catherine, Véronique.

 

- Londres et l'Irlande (oui, même avec ma mère !).

 

- Et New York. La première fois que j'ai marché dans les rues de New York, en 2006 (j'étais seule), mon cœurbattait FORT, FORT, comme lorsque j'avais emménagé rue de Saintonge !

 

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Et l'amour ?...

Ah, l'amour...

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- Et aujourd'hui (15/12/13) pendant ma lecture de THE GOLDFINCH, de Donna Tartt.

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17/12/13 : Encore seulement 7 visiteurs et on y est ! A quoi ? A 1000 visiteurs sur mon blog !

 

21/12/13 : MILLE QUATRE VISITEURS !! (depuis 2009, mais les deux premières années, je n'ai pas beaucoup écrit sur ce blog...)

OUAIS !!!!!

- J'ai loupé le millième (je voulais sortir le champagne... Mais là il est 6 H 20 du matin, et le champagne...)

- OUAIS MILLE VISITEURS, c'est-y pas génial !?

- Merci donc à mes chers lecteurs : Jean-Michel, Sylvie M., Nicole, Christophe Masson..., je ne connais pas les autres ! Salut !

- J'vous rappelle mes nouvelles, romans, etc. sur http://www.les-ecrits.fr

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Alors... En 2014 maintenant ?

BONNES FETES !

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2/1/14 : 48 visiteurs en décembre 2013 (58 pages lues) - 1009 visiteurs au 2/1/14 (depuis la création de ce blog.)

 

 

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 09:37

AH ! CINE d'abord : Frances Ha, Noah Baumbach

Montargis, 15/9

Greta Gerwig

Un film en noir et blanc, très new yorkais. Une grande fille gauche de 27 ans, danseuse, partage une location avec sa meilleure amie. Mais elles se séparent et Frances va d’appartement en appartement, de co-locataire en co-locataire. Elle est charmante, mais elle s’y prend mal pour tout. Une escapade à Paris, par exemple, se révèle une catastrophe.  La fin est plus optimiste et montre la jeune femme devenant chorégraphe et emménageant dans un joli appartement. Charmant  film, bien rythmé, avec un portrait de jeune femme un peu paumée très réussi. (C’est une bonne reprise du cinéma après un mois et demi sans.)

 

Une place sur la terre, Fabienne Godet

Montargis, 24 septembre

Benoit Poelvoorde

Encore un paumé. Un bon photographe alcoolique et paumé. Qui sauve et rencontre une jeune femme perdue qui le sauvera à son tour. « Une gigantesque pub pour la clope », ai-je écrit dans mon journal. Clope, clope, clope, whisky, whisky, whisky… Je n’ai pas été convaincue par ce film, sauf la sympathie qui lie cet homme à un petit voisin, qui est très mignonne, très bien racontée.

 

28/9 CONCERT Mozart Schubert à Bonny

 

  

Blue Jasmine, Woody Allen (V.O.)

Cate Blanchett, Sally Hawkins

Montargis, 4/10

C’est le dernier et très sombre Woody Allen. C’est noir, noir, sans espoir. L’héroïne est perdue dès le début du film et ne sera pas sauvée. C’est ce que reprochent certains critiques (hier soir 6 octobre, Masque et la Plume). Mais Cate Blanchett fait là une performance étonnante : quelle actrice ! Et c’est extraordinairement bien raconté, avec une galerie de personnages très bien observés. Un portrait d’une Amérique cruelle. Le film se passe sur deux époques et les flashbacks ne sont pas du tout gênants. Tout est parfait.

 

10/10. Déjeuner UTL à Nevoy, ferme-auberge Le Tranchoir.

 

Prisoners, Denis Villeneuve

Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal

Montargis, 11 octobre

Film de 2 h 35 très inquiétant. Denis Villeneuve est le réalisateur d’”Incendies” que j’avais beaucoup admiré. C’était une œuvre qui touchait à la tragédie grecque. Là aussi la tragédie est terrible puisqu’il s’agit de la disparition d’enfants et de la poursuite de Satan. Mais où est le diable dans un monde où le père d’une des fillettes se transforme en monstre ? C’est aussi le portrait sombre d’un homme obstiné (le policier) qui, à un seul moment et à son désavantage (et au désavantage de l’enquête), perd également les pédales. Denis Villeneuve est un Grand.

 

9 mois ferme, Albert Dupontel

Montargis, 18 octobre

Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel

Enfin un film marrant. Très réussi. Un Albert Dupontel au sommet de sa forme. Rires, tendresse, sens du récit. Contrairement à ses autres films, Dupontel a choisi ici plus la tendresse que la méchanceté et c’est vraiment très bien.

 

20/10 Opéra-Bastille + Mimie et ses amis : Aïda, Verdi.

 

 

 

14/11 Val d’Yerres – Propriété de Caillebotte – Brunoy (91) - une journée amicale.

 

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DU COTE DES LIVRES :

 

"Du côté de chez Swann", Marcel Proust.

Comme je l'ai peut-être déjà dit, j'ai entrepris la tâche (le plaisir) snob de relire Proust.

Je fais mille choses depuis septembre : poèmes, nouvelles, et roman (en particulier "Déesse" ces temps-ci) sur www.les-ecrits.fr, je m'occupe de mes amis poètes, je vais écouter de la musique, et je soigne mon pauvre dos (de l'arthrose, à mon âge !), donc ma lecture n'est pas très rapide.

 

Mon exemplaire n'est pas un exemplaire Folio mais Livre de Poche (que ma mère m'avait acheté lorsque j'étais en Première avec Mme Galzy) que je préfère nettement aux Folio.  La couverture sépia reproduit une page des carnets et une photo du jeune Marcel Proust.

 

L'enfance, la maman qu'on attend le soir, les fleurs qui sont comme la mer, les fameuses aubépines, l'assassinat du poulet par Françoise (p 146 LP), Bergotte, les Verdurin, et of course la madeleine dans le thé... Quel délicieux plaisir : inutile vraiment de se presser !

 

P 45 : "Mais depuis peu de temps, je recommence à très bien percevoir, si je prête l'oreille, les sanglots que j'eus la force de contenir devant mon père et qui n'éclatèrent que quand je me retrouvai seul avec maman. En réalité ils n'ont jamais cessé ; et c'est seulement parce que la vie se tait maintenant davantage autour de moi que je les entends de nouveau, comme ces cloches de couvents que couvrent si bien les bruits de la ville pendant le jour qu'on les croirait arrêtées mais qui se remettent à sonner dans le silence du soir."

 

P 165 : la haie d'aubépines.

P 119 : un nouvel écrivain.

412-414 : Swann (entre autres pages).

P 203 : les nymphéas.

P 392-93 : Le snobisme et la musique,

 

etc.

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UN POEME DE MON AMI CLAUDE SCHROEDER, que je viens de retrouver (l'ami) :

 

A BARENTON

 

A Barenton, en Brocéliande,

Au coeur de la forêt songeuse,

Tout au coeur du silence immobile de nulle part,

Là où ne conduisent pas les chemins ni les sentes,

Coule transparente et glacée,

L'eau sommeillante de la Fontaine étrange...

Merlin y rencontra Viviane, dit-on...

Les uns

Assurent que la fée contre lui en retourna les charmes,

Les autres,

Que l'enchanteur connaissait l'heure et le lieu,

Lequel envoûta l'autre ?

Tel croit savoir qui s'y trompe, et qu'importe ?

Ils s'aimèrent, et toujours.

L'amour vrai se rit du visible,

Echappe au temps, se joue des apparences,

Et fait monter des eaux le sortilège,

L'eau n'est magique que pour ceux qui, ensemble déjà, marchent vers elle,

Merlin et Viviane à jamais éblouis...

 

Vous qui aimez, en marche l'un vers l'autre,

Que longtemps encore,

Dans le secret de Brociélande,

Coule pour vous l'onde magique de Barenton.

 

2000

(Pour Marguerite et Philippe)

 

Claude Schroeder habite l'Yonne et est né en 1930.

 

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1/12/13

VISITES NOVEMBRE 2013 : 67 - 139 pages vues - Visites totales depuis 2009 : 960.

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Avant fin décembre 2013 peut-être : j'aurai atteint mes MILLE VISITEURS !

 

ALORS CHAMPAGNE !!

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Sur http://www.les-ecrits.fr : Plus de 400 lecteurs pour "D'un tableau de Constable" (écrit en 1975) - Ce sont les écrits de ma jeunesse qui ont le plus de succès sur ce site, dans doute parce que les lecteurs sont des gens qui lisent sur tablettes, donc des jeunes, et les jeunes se reconnaissent dans la jeune fille que je fus. (?)

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:06

Emilien Davidenko est un poète classique français, d'origine russe. Il a fini sa vie aux Choux (Loiret). Plusieurs de ses poèmes ont été publiés en 2003, après sa mort, dans la revue "L'Albatros".

Il vécut une guerre difficile, fut emprisonné à plusieurs reprises en Allemagne, et réchappa de tout cela  par miracle.

 

 

 

SONNET

 

Si tu veux que la vie te soit tranquille et douce,

Et, tout au long du jour, qu’elle ait le goût du miel,

Le parfum de la fleur et la couleur du ciel,

L’harmonie de l’accord et la soie de la mousse,

 

Si tu veux que la vie ne te soit que quiétude,

Que paix intérieure et que sérénité,

Si tu veux que la vie ne te soit que beauté,

Que paisible parcours et que béatitude,

 

Si tu veux que la vie glisse comme un sampang

Sur le calme des eaux que la brise caresse,

Si tu veux que la vie te soit comme un étang

 

Où s’ouvrent au soleil les fleurs de la sagesse,

Garde au coin de ta lèvre, en permanent visa,

Le sourire infini de la Mona Lisa.

 

 

L’ETOILE PERDUE

 

J’ai longtemps recherché l’étoile frémissante

Qui, dans l’infini bleu, lorsque j’étais enfant,

Ne brillait que pour moi, languide et caressante,

Et scintillait fidèle à mon ciel triomphant.

 

Des jours étaient venus, de souffrance, d’envie,

De rêves interdits, et j’appelais souvent

Mon étoile perdue, emportée par la vie,

Dans un grand tourbillon de fracas et de vent.

 

Longtemps, par les contrées, incertaine requête,

Et parmi les humains, fallacieux espoir,

J’en avais poursuivi l’infatigable quête.

 

Et puis, en me penchant sur ton visage, un soir,

Quand je désespérais dans mon âme éprouvée,

C’est au fond de tes yeux que je l’ai retrouvée.

 

 

EGLOGUE

 

Aux jardins enchantés que mes rêves te donnent

Un bosquet plein d’oiseaux abritant mes espoirs

Ombrage un étang bleu où des roseaux frissonnent,

Étrangement troublés par la langueur des soirs.

 

Trompée par les bergers dont les pipeaux résonnent,

Une dryade en pleurs conte ses désespoirs

Aux grands chênes émus que les mousses couronnent

Et Narcisse, extasié,  sourit à ses miroirs.

 

Dans le jour finissant, les ombres s’alanguissent ;

Je te prends par la main, nos pas lentement glissent

Vers le secret bocage où Cupidon narquois

 

Se saisit d’une flèche, ôtée de son carquois ,

Tandis qu’un rossignol offre aux nymphes rêveuses

Ce chant mélodieux qui fait les nuits heureuses.

 

 

  

STANCES A NOS BAISERS

 

La place où je dépose un baiser est nacrée.

Fine comme la soie, elle a le goût du miel ;

Tiède comme le nid, veinée du bleu du ciel :

La place où je dépose un baiser est sucrée.

 

La place où je dépose un baiser est fragile.

Le reflet tamisé de la lune au décours

N’a pas cette douceur de lis et de velours :

La place où je dépose un baiser est subtile.

 

La place où je dépose un baiser est romance,

La musique, amoureux écho dans le vallon,

A le frissonnement des trilles du violon :

La place où je dépose un baiser est cadence.

 

La place où je dépose un baiser est ardente,

Elle a la fulgurance éblouie du désir

Et l’aveu retenu des marques du plaisir :

La place où je dépose un baiser est fervente.

 

La place où je dépose un baiser est fragrances.

Elle a le goût du vent, la fraîcheur des embruns,

La chaleur des étés, le poivre des parfums :

La place où je dépose un baiser est nuances.

 

Le bouquet de baisers, comme un épithalame,

C’est le chemin fleuri que pour toi j’ai ouvert ;

Je t’y ai amenée lorsque j’ai découvert

La place où tu cachais tes baisers dans mon âme.

 

Émilien Davidenko

  

Gâtinaise

 

Si près, le Loing ;

Loin, les cyprès...

Les cyprès des prés

Me semblent si loin.

Si loin que le Loing

Me semble si près !

 

Et si les cyprès

Me semblent si loin,

C’est parce que les prés

Sont près des cyprès

Et si loin du Loing !

 

 

C’était toi !

 

Je t’avais reconnue dans l’inconnue si brève

Qui m’était apparue comme née du matin.

Parce que tu avais surgi comme d’un rêve,

Le moment avait pris la couleur du destin.

 

Image fugitive au parfum d’élégie

Que depuis si longtemps espéraient mes émois,

Dans ce si bref instant j’ai vécu la magie

D’un sentiment violent et doux tout à la fois.

 

Ta tresse brune était un signe d’espérance

Venu d’une irréelle et lointaine obsession

De ton reflet perdu, et, songe sans substance,

Mon rêve était d’espoir et de prémonition...

 

C’est un matin d’avril que tu m’es revenue

Dans l’éblouissement d’une ivresse inconnue.

Alors tu as donné à mes rêves enfouis

La jouvence de tes vingt ans épanouis.

 

 

Images : Idylle

 

L’étang, lourd de secrets, sommeille en sa torpeur.

Ses eaux, comme un miroir, reflètent son rivage.

Parmi les nymphéas, je crois voir un visage

Dans une nonchalante et subtile vapeur.

 

Comme un songe l’ondine aux longs cheveux dorés

Émerge lentement, se pose langoureuse

Et contemple pensive et les yeux éplorés

La fontaine où rêvait Mélisande amoureuse.

Une blonde naïade a surgi de la vasque

D’un mouvement mutin a relevé son masque,

Et puis a fredonné un air de bergamasque,

Dans un gai tourbillon sensuel et fantasque.

 

Et la brise du soir agite les roseaux

Dans l’immobilité caressante des eaux

Où d’étranges rumeurs furtives et troublantes

Promettent au passant des nuits ensorcelantes.

 

- Habitantes des eaux, éphémères visions,

Nymphes du Bois sacré, vous, chastes oréades,

Vous, nixes  des brouillards, charmeuses illusions,

Napées des frais vallons, belles hamadryades,

 

Femmes-fleurs qui voyez éclore le printemps,

Amantes enchantées, filles subliminales,

Vous qui m’apparaissez dans les eaux vespérales,

Laissez-moi vous aimer, ne serait-ce qu’un temps !...

 

Il me semble soudain que s’agitent les ombres

Des hêtres torturés aux gestes menaçants

Qui tressaillent d’émoi dans les profondeurs sombres,

Et que sourdent aussi des rires grimaçants.

 

Alors, le vent du soir distinctement murmure :

- Poète des passions et des subtilités,

Par un impérieux décret de la Nature,

L’amour est interdit à nos divinités !

 

CHANSON TENDRE EMILIEN DAVIDENKO :

(1er paragraphe traduit en anglais le 24/12/12 pour mon blog- Twitter – Facebook.)

 

Come on, you’ll tell me your pain.

Against our harmony she will break.

So you peace of mind will come back to you,

And I’ll kiss your brow.

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Viens au creux de mon bras, tu me diras ta peine.

Contre notre harmonie elle ira se briser.

Ainsi te reviendra la quiétude sereine,

Alors je poserai sur ton front un baiser.

 

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton doute.

Les chemins de la vie te seront plus aisés

Quand notre certitude indiquera la route,

Alors je poserai sur tes yeux deux baisers.

 

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton âme.
Guidés par sa clarté nous irons au tréfond,

Et nos mains enlacées protégeront sa flamme.

 

Dans un attachement immuable et profond,

Alors mon chant d’amour te bercera sans trêve.

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton rêve.

 

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LES YEUX DES FEMMES

 

Les yeux des femmes sont des gouffres de mystère.

Comme les yeux des chats et les yeux des étangs

Qui reflètent au soir, promesse de Cythère,

Le miroir où l’ondine éblouit le printemps.

 

Les yeux des femmes sont les loins de l’au-delà

Où veillent à jamais les Vestales antiques ;

Ils ont la profondeur des forêts germaniques

Où s’égarent encor les dieux de Walhalla.

 

Il est des yeux de loup qui brisent les extases

Et des yeux de gazelle édictant des oukases.

Et, si les yeux d’azur des Emma Bovary

Ensorcellent l’amant au fond du tilbury

 

Il est des yeux de miel aux reflets d’avelines,

Des yeux profonds de lac aux aigues assassines,

Et, certains yeux de proie aux regards corrosifs

Deviennent quelquefois tendrement allusifs.

 

J’ai vu des yeux dormants où la passion brasille

Que peuvent incendier les fureurs de Camille ;

J’ai vu des yeux marine aux tons de portulans

Voguer vers d’autres cieux parmi les goélands.

 

J’ai vu des yeux de rêve, absolus et étranges,

Des yeux d’acier glacés, absents et sans émoi ;

J’ai vu dans bien des yeux des bêtes et des anges,

Hormis dedans les tiens, où je n’ai vu que moi.

 

1993 

3/11/13 - 15 heures.

P.S. Emilien Davidenko qui fit lire à sa femme Nicole "La Recherche du temps perdu", ce qui me fait rajouter ceci : je suis toujours dans la relecture de "Du côté de chez Swann" et, comme promis, avec les films de l'automne 2013, j'en parlerai prochainement.

(à suivre donc...)

 

 

 

 

 

 

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