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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 13:50

CINEMA

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Barbecue, Eric Lavaine

Gien, 8 mai

Film de potes sympa. On a déjà vu ça 1000 fois, mais ce n’est pas désagréable.

(Lambert Wilson, Florence Foresti, Frank Dubosc, Guillaume de Tonquedec…)

 

Barberousse, Kurosawa

1965, sorti en France en 1978

Ciné-club de Briare, 24/5

Un jeune médecin prétentieux, persuadé qu’il est destiné à travailler dans les hautes sphères, aboutit malgré lui dans un dispensaire où sont soignés les déshérités de la terre par le médecin Barberousse. Le jeune homme y mettra d’abord la plus mauvaise volonté pour finir par choisir la voix de la médecine et de la pauvreté, suivant son « patron » Barberousse. Différentes histoires se suivent dont certaines très douloureuses. De très belles images (noir et blanc) : un visage de jeune femme au milieu d’un séisme, la petite servante qui s’éveille à côté du jeune médecin alité, un petit voleur (« P’tit Rat ») disparaissant entre les planches… m’ont fait émerger d’un ennui de 3 heures. Je n’ai plus hélas la patience cinématographique de mes jeunes années parisiennes. Je connaissais de Kurosawa L’Idiot, Rashomon et l’excellent Dersou Ouzala (1975).

 

Casablanca, DVD 1er/6, de Michael Curtiz, 1943

J’ai revu ce film après avoir revu « Quand Harry rencontre Sally » où les deux personnages commentent abondamment « Casablanca ». Le plus grand film de tous les temps, en numéro 1 ou en numéro 2 avec « Vertigo ». Des dialogues brillants, percutants. Des personnages formidablement campés. Une histoire d’amour convaincante, qui est l’Histoire. Une fin qui fera encore parler dans deux siècles. Quel plaisir ! J’ai pleuré deux fois : une fois quand Bogart aide une jeune femme et son mari à partir. Et la seconde fois quand tout le monde dans le café de Rick (sauf les Allemands) se met à entonner la Marseillaise.

 

Last days of summer, Jason Reitman, v.o.,

Labour Day.

Montargis, 2/6

Kate Winslet, Josh Brolin

Un évadé prend en otages un long week-end une femme esseulée et son fils adolescent. L’homme se fait aimer et par la femme et par le garçon. Il répare des trucs dans la maison, il répare la voiture, il fait merveilleusement la cuisine. C’est un homme bon, ce serait un excellent père, et même un modèle, pour le jeune homme (qui deviendra d’ailleurs, adulte, pâtissier avec les recettes apprises avec l’homme). Mais les voisins, mais la police sont là, aux aguets. Le film est doux et s’attarde sur les deux adultes (surtout la femme) tombant amoureux tendrement, tout cela sous les yeux du garçon, témoin bienveillant (quoique une jeune fille tente de le mettre en garde). Il manque à ce film du suspense, une force, quelque chose qui ferait qu’on serait un peu plus ému. De plus, on a voulu absolument donner à cette histoire un happy end, ce qui est absurde.

 

LITTERATURE

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"A moi seul bien des personnages" ("In One Person"), John IRVING

Le jeune Billy rêve de devenir écrivain (c'est l'un des thèmes favoris d'Irving). Il est à l'endroit idéal : au centre de deux écoles type "boarding schools" où son beau-père a le grand rôle de mettre en scène Shakespeare. Billy est violemment attiré par la bibliothécaire aux larges épaules et aux jolis petits seins, Miss Frost. Il est également amoureux d'un copain lutteur (la lutte : l'un des grands thèmes aussi d'Irving), Kittredge, sombre fripouille. Il essaie de coucher avec Elaine, sa meilleure amie, d'ailleurs elle aussi amoureuse de Kittredge, et dont elle tombera enceinte. La mère de Kittredge, belle femme masculine, emmène alors Elaine se faire avorter en Europe. On ne sait trop ce qui se passe entre les deux femmes. Billy finit par se faire dépuceler (mais "il n'y a pas eu pénétration") par Miss Frost qui se révèle une transsexuelle. Billy est amoureux des hommes, des femmes, des transsexuelles... Le grand-père de Billy, excellent acteur (Shakespeare est l'un des personnages du roman), joue toujours habillé en femme -et visiblement aime être habillé en femme. Le père du héros était homosexuel (Billy l'apprend après une longue enquête). Sa mère en veut à Billy depuis toujours et il ne sait pas pourquoi. Irving raconte tout cela avec beaucoup de crudité et avec un si grand naturel que tout semble couler de source et que cela produit le plus grand effet comique. On rit beaucoup sans se formaliser de rien. John Irving, grand cinglé s'il en est, au pays de la tolérance. J'ai rarement lu un livre aussi joyeusement immoral (ou amoral ? ) Irving n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la bizarrerie. Son premier roman "Le Monde selon Garp" était pas mal dans le genre. J'avais aussi beaucoup aimé son roman "La Quatrième Main" il y a quelques années.

 

P.S. 8/6

P. 450 : Les années Reagan et le sida. Et la perte de tous les amis et amants du narrateur. La rigolade devient vallée de larmes.

Qu'est devenu Kittredge, qu'est-ce qu'est devenu Kittredge ? (J'en suis à la page 510, je finis cette semaine cet étonnant roman.)

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 08:44

Je suppose que quand on écrit un blog, c’est que l’on veut être lu. Mais aussi parce que je me prends pour un écrivain et que je veux des lecteurs « approbateurs ».

 

Ce que j’appelle mes « courts poèmes » (haïkus et autres) semblent avoir du succès. On me dit qu’on me lit pour eux. Aurais-je atteint la forme que j’ai toujours recherchée ? Du court. J’ai d’ailleurs toujours fait dans le court, à mon grand désespoir parfois.

 

Etre lu, mais aussi QU’ON VOUS LE DISE.

 

A chaque fois que j’ai un message, c’est soit d’une copine actuelle, soit de quelqu’un qui reconnaît quelqu’un dans « Lucile à Paris ». J’ai renoué avec Pierre à cause de DEUX personnes qui le connaissaient et qui m’ont écrit gentiment.

 

Mais ce n’est pas ça que je veux. JE SUIS ECRIVAIN, NON ? On ne m’écrit jamais pour me dire que ce que j’écris est intéressant, que j’ai progressé dans mon style… Je suis en manque de correspondants, EN MANQUE D’AMOUR comme toujours. Je n’en ai jamais assez (je devrais être contente qu’enfin Internet me permette de m’exprimer).

 

Ecrivez-moi !

 

Au lieu de cela, on vient de me crier après pour un récit d’une époque très lointaine, « Lucile à Paris » où mes amis d’alors étaient plus devenus des personnages que des gens réels. D’ailleurs, mes amis lecteurs de mon époque présente croient que « Lucile à Paris » est un roman, avec des personnages imaginaires !

 

Je ne sais peut-être pas me mettre à la place des autres. Ce que je prenais pour un récit d’amitié et d’amour (d’amours) a été pris pour quelque chose d’hostile, ce qui dépasse mon entendement.

 

Je prends moi « Lucile à Paris » pour un roman, qui parle d’une époque bien lointaine, qui évoque principalement la nostalgie.

 

Bon, je me répète : je voudrais que mes lecteurs m’écrivent, ne serait-ce que de tout petits mots. Pour me dire que je suis écrivain !... Non ?

 

Il va sans doute falloir que je me fasse une raison et que je me considère d’abord comme un poète, d’ailleurs, à treize ans, c’est par là que j’ai commencé.

 

2 juin 2014

 

P.S. Récemment, ayant eu le malheur, de dire à H.T. qu'elle pouvait lire mon blog, me voici obligée de censurer l'un de mes articles les plus personnels de peur qu'elle ne le lise.

Hier, exit mon beau chapitre poétique (c'est moi qui le dis !) sur M.

Alors, pourquoi pas, par exemple, enlever les quelques lignes méchantes sur "les Gazelles" sous prétexte qu'il faut ménager les pauvres actrices...

Alors, que restera-t-il de mon blog, de mes écrits en général ? Il ne me reste plus qu'à aller me coucher, à me soûler la gueule et à avaler abondamment des P.(pas de pub pour les laboratoires pharmaceutiques, please.)

Ce que j'ai fait hier soir.

Comme me le dit si adorablement H. : "Je ne sais pas comment tu as fait pour naître."

 

2/6/14 - 13 H 15

De meilleure humeur après avoir pisciné avec S. et déjeuné avec une amie prof.

S. me dit qu'elle comprend la réaction de M. Elle me l'explique gentiment. Du coup... Bon.

(Ça n'empêche pas que si un jour, etc.)

(...)


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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:49

CINES-Théâtre AVRIL-MAI 2014 - Paris et Montargis :

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PARIS (hôtel Viator)

THEATRE EDOUARD VII. La porte à côté, Edouard Baer, Emmanuelle Devos, 16/4

Ils n’ont rien pour s’entendre, ils feront connaissance dans les appartements de l’un et de l’autre, et sur le palier. Ils s’agacent, se fâchent, mais en fait se sont aimés au premier regard. Un décor très simple, ce sont les deux acteurs qui font tout. Edouard Baer a un côté mime et tous deux sont charmants. Un public très enthousiaste (et jeune pour une fois !) qui parfois m’a fait louper certaines répliques.

 

16 avril

Ida, Pawel Pawlikowski

Elles ne se ressemblent pas du tout, sont même le contraire l’une de l’autre. Couple étrange que cette tante et cette nièce, nonne qui apprend qu’elle est d’origine juive et que ses parents ont été tués pendant la guerre dans des circonstances horribles. Le film est en noir et blanc, très grave, très profond, un peu lent parfois, tragique, une grande réussite.

UGC Danton, Paris

 

17 avril

Apprenti gigolo, John Turturro (V.O.)

Woody Allen

GAUMONT CHAMPS ELYSEES AMBASSADE, Paris (on me fait payer tarif réduit vu mes cheveux blancs ! ça arrive de plus en plus souvent…) Woody Allen, cette fois acteur, joue les macs pour un monsieur dont la quarantaine n’est pas forcément séduisante mais qui réussit fort bien pourtant dans son rôle de « whore ». Surgit une jeune veuve de rabbin (Vanessa Paradis) à qui il faut redonner le sourire. C’est un film nonchalant, mais on ne s’ennuie pas. J’ai bien aimé.

 

La crème de la crème, Kim Chapiron

Alice Isaaz, Thomas Blumenthal

Montargis, 21/4

Des étudiants (une fille, deux garçons de milieux différents) d’une grande business school française, touchés par la détresse sexuelle d’un de leurs amis, se lancent dans une entreprise qu’on peut appeler proxénétisme. Mais les choses ne sont pas aussi simples, l’amour peut surgir… Ce film est bien fait, les personnages bien campés, et j’ai pris plaisir à cette histoire racontée avec vivacité.

 

Baby Sitting, Nicolas Benamou, Philippe Lacheau

Montargis, 25/4

Je me suis énormément amusée à ce film ! C’est très amusant de voir une bande de jeunes mettre le bordel total dans la maison de deux bourgeois de Saint-Germain-en-Laye. Le pauvre jeune homme qui est à la fois la cause et la victime de ce bordel essaie pendant tout le film de mettre fin à cette mise à sac, ce qui renforce le comique. Le film ne doit pas être si nul car j'ai bien ri ! (Beaucoup mieux sans aucun doute que le comique douteux des « Gazelles ».)

 

Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? Philippe de Chauveron

Gien, 26/4

Christian Clavier, Chantal Lauby

Déjà trois gendres, l’un juif, l’autre arabe, l’autre chinois, qu’est-ce qui pourrait être pire ? Une comédie sympathique qui dénote d’une ouverture d’esprit appréciable. Ce film n’est pas un sommet d’intelligence, mais on s’amuse bien et on ressort plus tolérant, c’est le principal. (Ce film marche du tonnerre de Dieu.) Gauthier J., furieux à ce film, l'a noté 0,5/5. Gauthier trouve ce film raciste, et plein de clichés sur tout (ce qui est un peu vrai).

 

Pas son genre, Lucas Belvaux

Emilie Dequenne, Loïc Corbery (de la Comédie Française)

2 mai – Montargis

J’aime beaucoup ce réalisateur. J’avais particulièrement admiré, il y a quelques années, sa « trilogie ». Ce film est une grande réussite, entre une histoire (un tête à tête amoureux et philosophique) qui tient bien la route et deux acteurs inspirés, surtout Emilie Dequenne, lumineuse. Et sans oublier ce décor du Nord très attachant.

 

Le dernier diamant, Eric Barbier

Montargis, 3 mai 2014

Bérénice Bejo, Yvan Attal, Jacques Spiesser

Mes 3-jours-de-suite-cinéma ! Il y a longtemps que cela ne m’était pas arrivé.

Classique film de casse avec, pour pimenter, une histoire d’amour entre deux partenaires séduisants. Cela manque d’éclat, dit Télérama justement. Mais rien que pour le plaisir de voir la jolie Bérénice Bejo, le mâle Yvan Attal, et Jacques Spiesser de ma jeunesse…

 

Joe, David Gordon Green

Nicolas Cage, Tye Sheridan

Montargis, 4 mai

Ce film était en version française : quelle cata ! Mais je ne sais pas si je l’aurais plus apprécié s’il avait été en V.O. Je ne sais trop ce que j’en pense. J’hésite entre le dégoût (tous les personnages sont réellement affreux et je n’ai guère été émue) et la vision du côté positif de cette histoire qui cherche à mettre en valeur les « petits blancs » des Etats-Unis. Le réalisateur a certainement trop noirci le trait, ce qui par moments enlève de la vraisemblance.

 

                                                                                   *

 

Et Berlin en juin 2014 !

 

                                                                                   *

 

 

 

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 18:42

 

33 films vus en 2013 (très peu !)

 

12/1

Yves Saint-Laurent, J. Lesper

Avec Pierre Niney et Guillaume Gallienne, de la Comédie Française

Montargis 11 H. Dimanche matin.

Enfin, mon premier film de l’année ! Une réussite ! (le film et la sortie. Je n’étais pas encore allée au ciné à cause de ma dépression.) Et Y. St Laurent est maniaco-dépressif, comme moi : magnifiques scènes d’hôpital. Gallienne est en retrait comme il faut, Pierre Niney est parfait. De splendides scènes de défilés avec des robes, ah ! des robes !... Encore mieux que dans « Women ». Le film est sobre et flamboyant, ce qui est du grand art. (Revu le 24.)

Je dois voir « the lunchbox » demain si je n’ai pas trop sombré dans la Vodka.

 

 

13/1 – Montargis, lundi

THE LUNCHBOX –Ritresh Batra (film indien)

Que de délicieux films pour commencer l’année ! Aujourd’hui l’histoire d’une « lunchbox »  que les épouses envoient à leurs maris dans les bureaux pour déjeuner. Erreur de destinataire. Le d. est un vieux monsieur qui va prendre sa retraite. Les deux amoureux ont deux confidents, une qu’on ne voit jamais, une voisine dont on entend que la voix, et le monsieur son futur remplaçant qui est sympathique, mais inapte, il est orphelin. Donc reformation de familles qui n’existent pas. C’est on ne peut plus délicieux et les Indiens sont si beaux !

 

PHILOMENA, de Stephen Frears

Montargis, 17/1

Judi Dench, Steve Coogan

Une des filles irlandaises des « Magdalene Sisters » (un film très marquant d’il y a plusieurs années) a une aventure d’un soir, tombe enceinte, est enfermée dans un couvent où on met en esclavage les filles fautives, et on lui arrache son fils lorsqu’il a 4 ans. Elle a 50 ans, avoue à sa fille son secret, et s’en va à la recherche de son enfant avec l’aide d’un journaliste, aux USA, un homme non croyant et intello contrairement à elle qui est intensément croyante et lit des romans à l’eau de rose. RECHERCHE de la mère de l’enfant, et on l’apprend à la fin du fils de la mère. Très beau film. J’ai sangloté à qui mieux mieux (j’ai aussi pensé naturellement à M. et sa mère).

 

24/1

YVES ST LAURENT revu. (4)

On prend toujours du plaisir à revoir un film (d’autant plus s’il est bon) qu’on y découvre des choses qu’on n’avait pas vues la première fois. Et ici, entre autres, la musique… (Opéras, la Wally, la Tosca, Traviata,  jazz…). Et, à nouveau, la beauté des créations de cet immense artiste.

 

J'irai peut-être voir demain soir (27 janvier), parce que c'est à Gien, "Jamais le premier soir". Eh oui, mes amis si savants Facebook, je fais vivre le petit cinéma de ma ville. Mais c'est vrai que pour cela, il faut faire beaucoup d'efforts...

 

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Ce soir, 26/1 : ce mois-ci sur ce blog : 78 visiteurs, 134 pages vues - Visites totales depuis la création : 1086.

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3 Février : en janvier, 90 visisteurs, et 150 pages vues.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:42

JULIE TOURNIER – POETE FIN DES ANNEES 70 (amie de la "Sonia" de "Lucile à Paris")

 

 

TOI QUI M’AS SI BIEN APPRIS…

 

Toi qui m’as si bien appris

A te regarder

Avec les yeux tous chauds tout petits

De tendresse

Si bien donné l’envie

De te garder

 

Toi qui m’as si bien apprivoisée

Saurais-tu m’en délier

 

Toi qui m’as si bien appris

A t’attendre

Avec le cœur tout patient tout écrit

De jeunesse

Si bien rempli ma vie

D’amour tendre

 

Toi qui me l’as si bien appris

Pourrais-tu me le désapprendre

 

(1978 ou 79 ?)

 

- J'ai un petit carnet où sont les poèmes de Julie Tournier, mais impossible ce matin de remettre la main dessus. A faire ! (Parmi les mille choses à faire : recopier "7 rue Pierre-Brossolette" pour le site "les-ecrits", et aussi "La Lune en plein jour", roman de 1982-84). 17/1/14

 

23 H.

JE ME CACHE...

 

Je me cache où je peux

Dans les petits cafés d'un coin

Je me cache comme je peux

De fous rires en verres de vin

 

Si je sors tard le soir

C'est que la nuit me couvre bien

Et je rends des bonsoirs

A qui me tend la main

 

Je traverse les rues

De mon air arrogant

Lorsque l'envie m'en prend

Lorsque le mal m'en prend

 

J'ai la démarche sûre

Je n'ai pas l'air perdu

Je ne frôle pas les murs

Et je m'en vais pieds nus

 

J'écoute bruisser le vent

Je chantonne à mi-voix

Je m'attarde pour un passant

Et je rentre chez moi

Grise comme le matin

 

*****

"Barbelés ! C'est un mot qui ressemble à mes larmes."

*****

 

TOUS LES RIRES QUE JE DONNE...

 

Tous les rires que je donne

Sont des larmes muettes

Il n'y a pas de lettres

Il n'y a rien ni personne

Rien qu'un clocher qui sonne

Une heure  de plus à être

Et Julie à sa fenêtre

N'est qu'un cœur qui pardonne

 

          *****

 

LA VIE EST BELLE...

 

La vie est belle

Parce qu'elle ne veut rien dire

Vous ne la sentez pas

L'amour est originel

Sans avoir à le dire

Vous ne le savez pas

 

 

Et si je meurs

Je peux enfin mourir

Heureuse comme ça

N'ayez pas peur

Je n'ai rien à maudire

Heureuse tout bas

 

 

La vie est belle

Et l'amour est un rire

Vous ne le saviez pas

 

          *****

     MON COEUR SI NOUS ALLIONS...

 

Mon cœur si nous allions la lande

Entre les bruyères et les joncs

Pour faire un petit bout d'ensemble

Une étreinte d'abandon.

 

Mon cœur si nous allions la Flandre

Je ne sais pas ce pays-là

M'en diras contes et légendes

Et je serai ta belle au bois.

 

Mon cœur si nous allions l'Irlande

Cueillir des bouquets de chardons

Et nous en ferions des guirlandes

Au-dessus de notre édredon.

 

Mon cœur si nous allions les branches

De l'une à l'autre volerions

Tout en semaines, tout en dimanches,

Dis-moi, mon cœur, si nous allions?

 

Dis-moi, mon cœur, si nous allions

De partout toujours ensemble,

Et les amants nous serions

Qui font l'amour où bon leur semble.

 

          *****

 

 

J'ai retrouvé tous les poèmes de Julie Tournier en ma possession : il y en a dix-sept dont certains assez longs. Je recopierai dans un premier temps mes préférés (19/1/14).

 

          *****

LA MORT ME RESSEMBLE

 

Il fait un temps qui me ressemble

Sous le vent morne de décembre

Je sens l'herbe du pré qui tremble

Nous y avons roulé ensemble

 

Il fait le froid qui me ressemble

Le soleil a tourné à l'ambre,

Le feu de joie n'est plus que cendre

Nous nous y réchauffions ensemble

 

Il fait la pluie qui me ressemble

La voix des oiseaux agonise

Dans les chemins de pierres grises :

Nous y avons chanté ensemble

 

Il fait la mort qui me ressemble

Le ciel et la terre se démembrent

Le monde ne se fait plus entendre

Nous y avons vécu ensemble

 

Il fait le mal qui me ressemble

Qui emplit de noir cette chambre

Où comme deux enfants trop tendres

Nous avons fait l'amour ensemble.

 

                             *****

 

MON SEUL, MA CRAPULE...

 

Mon seul, ma crapule, mon vaurien,

Mon bandit des petits chemins

Mon amour de fêtes et d'étoiles,

De risque et de vénération.
Mon démon, mon souverain mal,

Mon secours et ma perdition,

 

Mon après-minuit, mon alcool,

Une seconde enfance, un envol,

Mon brigand, mon grand escogriffe,

Mon homme de brume, ma gifle

De tendresse et de pauvreté,

Mon retour d'ombre, ma fierté.

 

Mon engrenage de prières,

Ma litanie de tours pendables,

Ma richesse de charme en diable,

Et mon enlacement de lierre,

Mon crépuscule satanique,

Mon air d'Opéra, ma musique.

 

Mon coin de rue illuminé,

Mon horizon, mon trop aimé,

Mon jeu, ma dernière escapade,

Mon cataclysme de soleil,

Mon miracle, mon goût de miel...

 

Mon amour de gaminerie,

Mon ange noir, mon malappris,

Ma découverte inachevée

Et ma trouble sérénité,

Mon éternelle course folle,

Ma famine, mon souffle, mon bol

de sécheresse inassouvie,

Mon février d'étourderie.

 

Mon amour de libertinage,

Tour à tour constant et volage,

Mon port, mon début de voyage,

Ma noyade et mon sauvetage,

Ma profondeur de peur, ma cage,

Mon pirate, mon esclavage,

Mon cours de vie, mon équipage,

Mon roman de première page

Mon amant d'amour d'un autre âge,

Mon moins que rien, ma fleur sauvage,

Mon plus que tout, mon davantage.

 

JULIE TOURNIER

 

          *****

 

23/1/14 : Voilà, ce furent les poèmes de Julie Tournier. J'ai cru comprendre que si Sonia ne les avait pas gardés, Julie les aurait jetés car elle voulait tourner la lourde page. Moi, Joëlle, qui ne sais pas si tu es encore de ce monde, je te dis bonjour,Julie !

 

1er août 2014 : Julie Tournier a pris contact avec moi par l'intermédiaire de ce blog. Elle songe à créer son propre blog. Elle publia, en 1979, un recueil de poèmes "Propos d'outre-lumière" dont je n'avais pas connaissance et qu'elle vient de m'adresser, où l'on retrouve certains poèmes que j'ai mis ici. Elle écrit toujours, son style a bien sûr beaucoup changé (35 ans après !).

 

24/11/14 - Julie Tournier a créé son propre blog : julietournier.unblog.fr

 

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P.S. 25 JANVIER 14 : Je signale aux autres auteurs de blogs que des escrocs sévissent et envoient des courriers prometteurs (avec un français à revoir) pour s'emparer de leurs œuvres et certainement les publier en leur volant plein d'argent. Je connais ce type d'escrocs, j'en ai rencontré hélas toute ma vie (Pierre-Jean Oswald dans les années 70) : donc MEFIEZ-VOUS ! Ne répondez pas à des inconnus qui s'appelleraient LEFEBVRE ou je ne sais quoi.

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:19

Le chardonneret Fabritius D Tartt 2014

LE CHARDONNERET - FABRITIUS -

 

Impossible ce soir de faire ce que je veux ; la machine est hostile.

DIMANCHE 12 JANVIER 2014

BON, ON VERRA DEMAIN... (et ça s'est mieux passé le lendemain.)

 

Je voulais aussi écrire un merveilleux article sur le merveilleux film "YVES ST LAURENt"(Pierre Niney), maniacodépressif comme moi, mais on attendra.

 

LE CHARDONNERET – 9 janvier 14, parution chez Plon.

 

Ce livre est un étonnement sans cesse renouvelé, un miracle, une drogue, un coup !

Un coup de génie sans aucun doute.

On suit Theodore de l’âge de 13 ans à l’âge d’homme avec intérêt, passion. On se demande sans cesse ce qui va lui  arriver !

Tous, absolument TOUS les personnages sont intéressants et extraordinairement bien décrits et analysés, on a envie de savoir ce qui va, à tous, leur arriver.

Les descriptions (même celle très longue du « bruit et de la fureur » du début du roman, un acte de terrorisme) sont nécessaires et passionnantes.

La solitude du héros, l’abandon des parents dont il est l’objet, sont poignantes et mettent les larmes aux yeux.

Les rapports fils/mère, et père/fils sont extraordinairement étudiés. Théo a d’ailleurs un deuxième père dans le roman, et lui fils unique, a plusieurs « frères », dont des frères de sang comme Boris, personnage trouble, odieux, et pourtant qu’on aime !

L’addiction à la drogue, la description et l’analyse des effets des drogues sont hallucinantes.

Comment reprendre son souffle au cours de cette lecture hors normes ? On est obligé parfois, tellement c’est fort !

Peut-être à ne pas mettre entre toutes les mains (les descriptions des drogues, de l’alcool…) tant la talentueuse Donna Tartt nous jette dans son univers et nous donne presque l’envie d’y être aussi.

Et sans oublier, bien sûr, cette étonnante histoire d’un tableau et du monde de l’art, et sa réflexion sur l’Art.

J’avais adoré « Secret History » (« le Maître des illusions »), que j’ai lu quatre fois, mais celui-là… Je vais attendre un peu, reprendre mon souffle, avant de décider lequel de ces deux romans je préfère.

 

 Il y a dans ce roman des références à Dickens et Dostoïevski (ce qu’a remarqué la critique américaine), mais aussi pour moi des souvenirs de Balzac, et également des films de James Gray (« La Nuit nous appartient ») et David Cronenberg (« Les Promesses de l’ombre »). Le livre, vers sa fin, explose d’ailleurs comme un film de James Gray.

 

JOELLE CARZON - Quelques jours avant la parution en français chez Plon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 15:43

Le-chardonneret-Fabritius-D-Tartt-2014.jpgjoelle-et-petit-chien-Conflans.JPGjoelle-a-nevoy-av-Simone-UTL-10-11-13.JPGJo--Denise--Catherine--Mimie-juin-2013-soiree-danse.JPGJoelle-balancoire-chez-Simone-13.JPGma-minette-mai-13.JPGjoelle chez isa bis

 

Jacques Sternberg et son Solex Ici Jacques Sternberg et son Solex, rencontré en 1975. Ecrivain volontaire, hors normes, anar...

 

JoelleWutheringHeights1978-3[1]Joëlle aux "Hauts de Hurlevent", 1978. Les sœurs Brontë me suivront jusqu'à mon dernier souffle. (Wuthering Heights, by Emily Brontë.)

 

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1) Joëlle à Conflans sainte honorine, 1986 ?

2)Joëlle et Simone au restau, 2013

3) D., Catherine, M. et moi, à Gien

4)Joëlle chez Simone, à Briare.

5) "Minette" à ma fenêtre, photographiée par Denise, la maman de M..

6) Joëlle chez Isabelle D., écrivain (Cher). 2011 je crois.

 

- Et le petit oiseau là-haut, c'est "le chardonneret" de Fabritius, 1654. Donna Tartt en a fait l'œuvre d'art fugueuse du livre que je ne peux plus lâcher, LE CHARDONNERET qui paraît ces jours-ci en français chez PLON.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 13:51

14/11 Val d’Yerres – Propriété de Caillebotte – Brunoy + UTL

 

29/11 Orchestre symphonique de Tours, à Briare auditorium. (Wagner – Poulenc illustrant des poèmes de Ronsard, Fombeurre – Tchaïkovski – très, très chiant.)

 

CINE - Novembre - Décembre 2013

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30/11/13

Quai d’Orsay ,  Bertrand Tavernier

Atomic Cinéma, Aubigny sur Nere

D’après une BD dont le « héros » était Dominique de Villepin. Extrêmement amusant, on ne s’ennuie pas une seconde. Thierry Lhermitte en grande forme, Niels Arestrup génial. Les coulisses du pouvoir avec les yeux d’un jeune homme (Raphaël Personnaz) qui restera toujours poli, ce qui en soi est extraordinaire. J’ai vraiment passé un excellent moment, dans un cinéma en plus où c’est seulement la deuxième fois que je mets les pieds, alors qu’on m’a fait payer 5,50 euros (eh bien tant pis : profitons de mes cheveux blancs ! Normalement c’est seulement dans un an que j’ai le droit de payer moins), moins cher donc et moins loin que Montargis, et pas de prbs de circulation alors qu’à M. parfois il y en a. (Cela faisait 1 mois  et demi que je n’avais pas mis les pieds au ciné.)

 

Les garçons et Guillaume à table ! Guillaume Gallienne

Montargis, 2 décembre

André Marcon, Françoise Fabian, et Guillaume Gallienne dans les rôles de lui-même et… sa mère !

C’est vrai que Guillaume Gallienne a un talent fou, qu’il est intéressant dans son récit, très émouvant à la fin, mais… ce film n’est ni fait ni à faire (mal filmé, pas de scénario, beaucoup de vulgarités diverses…) ! Ce n’est pas du cinéma.

 

Casse-tête chinois, Cédric Klapisch (33)

Romain Duris, Cécile de France, Audrey Tautou, Kelly Reilly

Gien, 7/12

Le charmant Klapisch a fait là son troisième opus de son groupe d’amis, avec ses charmants acteurs. Cette fois, nous sommes à New York où le héros poursuit son ex-femme pour rester en contact avec ses deux enfants. L’action n’est pas pleine de surprises (quoique, Cécile de France…), mais New York est merveilleusement photogénique et on aime vraiment les personnages et la génération qu’ils représentent. Alors, on attend dix ans pour les retrouver à la cinquantaine ??

Klapisch et son Romain Duris méritent-t-il d’être comparés à Truffaut et son Antoine Doisnel-Jean-Pierre Léaud ? Peut-être pas…, mais ma sympathie est quand même grande. Je suis une telle fan de Truffaut (malgré toutes les méchancetés que j’ai lues dernièrement sur Facebook le concernant) que je crois que je ne mettrai jamais personne à son égal. En tout cas, révisez votre Klapisch en revoyant « l’auberge espagnole » et « les poupées russes ».

 

Vendredi 13/12 : je devais voir ce soir au ciné-club de Briare (oui, il y a un ciné-club à Briare !) Horizons perdus de Frank Capra (1937), ce cher et délicieux Frank Capra, mais la vague de pollution a eu raison de moi (ça doit être ça) et je me sens très fragile (toux, yeux qui piquent, fatigue…). Mais je cite quand même ce film. Le Train sifflera trois fois est passé à Briare en septembre. C’est quand qu’on a aussi un ciné-club à Gien (éternelle rivalité Briare-Gien) ?

Moi, en attendant une sauterie demain chez Jean-Michel, je me cocoone dans mon petit appartement.

 

14/12 : Chez JM et Sylvie, dîner international : les Frenchies, une Allemande (Kathrin), un Américain (Steven) et une paella, une !

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LE BONHEUR - Ou les "moments" de bonheur puisque chacun sait que le bonheur en continu (sur plusieurs semaines, mois, années) n'existe pas :

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- Quand j'étais petite à Châlette chez ma grand-mère, pendant les vacances scolaires.

 

-  La piscine de Montargis (j'aime beaucoup l'eau en général).

 

- Mon installation rue de Saintonge en 1979 (l'oiseau s'envole ! ), à Paname.

 

-Les réunions avec mes amis de Paris dans les années 80 : Jacques, Alain, quelques moments avec "Sonia" (SB), chez Nelly et Patrick à Gentilly.

 

- La cueillette des champignons avec mes parents (et des fleurs et fruits parfois, les coucous en forêt de Montargis, les framboises et les myrtilles en montagne...), en forêt de Montargis et dans les Alpes.

 

- Ces dernières années en compagnie de Sylvie M, avec l'UTL, avec Mimie...

 

- Les moments en Bretagne, et en Normandie, à Granville, St Malo, Cancale...

 

- LA LECTURE ET LES LIVRES of course !

 

- AU CINEMA, mille fois of course ! (et c'est lié avec Jacques, c'est lié à GJ, à mes amis Facebook...).

 

-  Lors de l'écriture de mes poèmes (depuis toujours) et de "7, rue Pierre-Brossolette" (1998).

 

- Mes chats (chattes surtout, Domino et ma Minette d'aujourd'hui).

 

- La Loire quand il fait soleil (vraiment pas l'hiver).

 

- My dear Paris et ses expos de peintures et mes déjeuners parisiens avec Joëlle (une autre Joëlle).

 

- Quelques balades-randonnées-courses en montagne avec mes parents et Jean-Pierre (mais certaines sont également de TRES mauvais souvenirs !).

 

- Quelques très bons moments depuis 2000 avec Virginie et Gilles, et Mimie, et Léa.

 

- Et même : mes voyages scolaires depuis 1997 en Irlande, en Angleterre, aux Etats-Unis avec les deux Jean-Michel, Magali, Sylvie H., Catherine, Véronique.

 

- Londres et l'Irlande (oui, même avec ma mère !).

 

- Et New York. La première fois que j'ai marché dans les rues de New York, en 2006 (j'étais seule), mon cœurbattait FORT, FORT, comme lorsque j'avais emménagé rue de Saintonge !

 

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Et l'amour ?...

Ah, l'amour...

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- Et aujourd'hui (15/12/13) pendant ma lecture de THE GOLDFINCH, de Donna Tartt.

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17/12/13 : Encore seulement 7 visiteurs et on y est ! A quoi ? A 1000 visiteurs sur mon blog !

 

21/12/13 : MILLE QUATRE VISITEURS !! (depuis 2009, mais les deux premières années, je n'ai pas beaucoup écrit sur ce blog...)

OUAIS !!!!!

- J'ai loupé le millième (je voulais sortir le champagne... Mais là il est 6 H 20 du matin, et le champagne...)

- OUAIS MILLE VISITEURS, c'est-y pas génial !?

- Merci donc à mes chers lecteurs : Jean-Michel, Sylvie M., Nicole, Christophe Masson..., je ne connais pas les autres ! Salut !

- J'vous rappelle mes nouvelles, romans, etc. sur http://www.les-ecrits.fr

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Alors... En 2014 maintenant ?

BONNES FETES !

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2/1/14 : 48 visiteurs en décembre 2013 (58 pages lues) - 1009 visiteurs au 2/1/14 (depuis la création de ce blog.)

 

 

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 09:37

AH ! CINE d'abord : Frances Ha, Noah Baumbach

Montargis, 15/9

Greta Gerwig

Un film en noir et blanc, très new yorkais. Une grande fille gauche de 27 ans, danseuse, partage une location avec sa meilleure amie. Mais elles se séparent et Frances va d’appartement en appartement, de co-locataire en co-locataire. Elle est charmante, mais elle s’y prend mal pour tout. Une escapade à Paris, par exemple, se révèle une catastrophe.  La fin est plus optimiste et montre la jeune femme devenant chorégraphe et emménageant dans un joli appartement. Charmant  film, bien rythmé, avec un portrait de jeune femme un peu paumée très réussi. (C’est une bonne reprise du cinéma après un mois et demi sans.)

 

Une place sur la terre, Fabienne Godet

Montargis, 24 septembre

Benoit Poelvoorde

Encore un paumé. Un bon photographe alcoolique et paumé. Qui sauve et rencontre une jeune femme perdue qui le sauvera à son tour. « Une gigantesque pub pour la clope », ai-je écrit dans mon journal. Clope, clope, clope, whisky, whisky, whisky… Je n’ai pas été convaincue par ce film, sauf la sympathie qui lie cet homme à un petit voisin, qui est très mignonne, très bien racontée.

 

28/9 CONCERT Mozart Schubert à Bonny

 

  

Blue Jasmine, Woody Allen (V.O.)

Cate Blanchett, Sally Hawkins

Montargis, 4/10

C’est le dernier et très sombre Woody Allen. C’est noir, noir, sans espoir. L’héroïne est perdue dès le début du film et ne sera pas sauvée. C’est ce que reprochent certains critiques (hier soir 6 octobre, Masque et la Plume). Mais Cate Blanchett fait là une performance étonnante : quelle actrice ! Et c’est extraordinairement bien raconté, avec une galerie de personnages très bien observés. Un portrait d’une Amérique cruelle. Le film se passe sur deux époques et les flashbacks ne sont pas du tout gênants. Tout est parfait.

 

10/10. Déjeuner UTL à Nevoy, ferme-auberge Le Tranchoir.

 

Prisoners, Denis Villeneuve

Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal

Montargis, 11 octobre

Film de 2 h 35 très inquiétant. Denis Villeneuve est le réalisateur d’”Incendies” que j’avais beaucoup admiré. C’était une œuvre qui touchait à la tragédie grecque. Là aussi la tragédie est terrible puisqu’il s’agit de la disparition d’enfants et de la poursuite de Satan. Mais où est le diable dans un monde où le père d’une des fillettes se transforme en monstre ? C’est aussi le portrait sombre d’un homme obstiné (le policier) qui, à un seul moment et à son désavantage (et au désavantage de l’enquête), perd également les pédales. Denis Villeneuve est un Grand.

 

9 mois ferme, Albert Dupontel

Montargis, 18 octobre

Sandrine Kiberlain, Albert Dupontel

Enfin un film marrant. Très réussi. Un Albert Dupontel au sommet de sa forme. Rires, tendresse, sens du récit. Contrairement à ses autres films, Dupontel a choisi ici plus la tendresse que la méchanceté et c’est vraiment très bien.

 

20/10 Opéra-Bastille + Mimie et ses amis : Aïda, Verdi.

 

 

 

14/11 Val d’Yerres – Propriété de Caillebotte – Brunoy (91) - une journée amicale.

 

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DU COTE DES LIVRES :

 

"Du côté de chez Swann", Marcel Proust.

Comme je l'ai peut-être déjà dit, j'ai entrepris la tâche (le plaisir) snob de relire Proust.

Je fais mille choses depuis septembre : poèmes, nouvelles, et roman (en particulier "Déesse" ces temps-ci) sur www.les-ecrits.fr, je m'occupe de mes amis poètes, je vais écouter de la musique, et je soigne mon pauvre dos (de l'arthrose, à mon âge !), donc ma lecture n'est pas très rapide.

 

Mon exemplaire n'est pas un exemplaire Folio mais Livre de Poche (que ma mère m'avait acheté lorsque j'étais en Première avec Mme Galzy) que je préfère nettement aux Folio.  La couverture sépia reproduit une page des carnets et une photo du jeune Marcel Proust.

 

L'enfance, la maman qu'on attend le soir, les fleurs qui sont comme la mer, les fameuses aubépines, l'assassinat du poulet par Françoise (p 146 LP), Bergotte, les Verdurin, et of course la madeleine dans le thé... Quel délicieux plaisir : inutile vraiment de se presser !

 

P 45 : "Mais depuis peu de temps, je recommence à très bien percevoir, si je prête l'oreille, les sanglots que j'eus la force de contenir devant mon père et qui n'éclatèrent que quand je me retrouvai seul avec maman. En réalité ils n'ont jamais cessé ; et c'est seulement parce que la vie se tait maintenant davantage autour de moi que je les entends de nouveau, comme ces cloches de couvents que couvrent si bien les bruits de la ville pendant le jour qu'on les croirait arrêtées mais qui se remettent à sonner dans le silence du soir."

 

P 165 : la haie d'aubépines.

P 119 : un nouvel écrivain.

412-414 : Swann (entre autres pages).

P 203 : les nymphéas.

P 392-93 : Le snobisme et la musique,

 

etc.

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UN POEME DE MON AMI CLAUDE SCHROEDER, que je viens de retrouver (l'ami) :

 

A BARENTON

 

A Barenton, en Brocéliande,

Au coeur de la forêt songeuse,

Tout au coeur du silence immobile de nulle part,

Là où ne conduisent pas les chemins ni les sentes,

Coule transparente et glacée,

L'eau sommeillante de la Fontaine étrange...

Merlin y rencontra Viviane, dit-on...

Les uns

Assurent que la fée contre lui en retourna les charmes,

Les autres,

Que l'enchanteur connaissait l'heure et le lieu,

Lequel envoûta l'autre ?

Tel croit savoir qui s'y trompe, et qu'importe ?

Ils s'aimèrent, et toujours.

L'amour vrai se rit du visible,

Echappe au temps, se joue des apparences,

Et fait monter des eaux le sortilège,

L'eau n'est magique que pour ceux qui, ensemble déjà, marchent vers elle,

Merlin et Viviane à jamais éblouis...

 

Vous qui aimez, en marche l'un vers l'autre,

Que longtemps encore,

Dans le secret de Brociélande,

Coule pour vous l'onde magique de Barenton.

 

2000

(Pour Marguerite et Philippe)

 

Claude Schroeder habite l'Yonne et est né en 1930.

 

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1/12/13

VISITES NOVEMBRE 2013 : 67 - 139 pages vues - Visites totales depuis 2009 : 960.

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Avant fin décembre 2013 peut-être : j'aurai atteint mes MILLE VISITEURS !

 

ALORS CHAMPAGNE !!

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Sur http://www.les-ecrits.fr : Plus de 400 lecteurs pour "D'un tableau de Constable" (écrit en 1975) - Ce sont les écrits de ma jeunesse qui ont le plus de succès sur ce site, dans doute parce que les lecteurs sont des gens qui lisent sur tablettes, donc des jeunes, et les jeunes se reconnaissent dans la jeune fille que je fus. (?)

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:06

Emilien Davidenko est un poète classique français, d'origine russe. Il a fini sa vie aux Choux (Loiret). Plusieurs de ses poèmes ont été publiés en 2003, après sa mort, dans la revue "L'Albatros".

Il vécut une guerre difficile, fut emprisonné à plusieurs reprises en Allemagne, et réchappa de tout cela  par miracle.

 

 

 

SONNET

 

Si tu veux que la vie te soit tranquille et douce,

Et, tout au long du jour, qu’elle ait le goût du miel,

Le parfum de la fleur et la couleur du ciel,

L’harmonie de l’accord et la soie de la mousse,

 

Si tu veux que la vie ne te soit que quiétude,

Que paix intérieure et que sérénité,

Si tu veux que la vie ne te soit que beauté,

Que paisible parcours et que béatitude,

 

Si tu veux que la vie glisse comme un sampang

Sur le calme des eaux que la brise caresse,

Si tu veux que la vie te soit comme un étang

 

Où s’ouvrent au soleil les fleurs de la sagesse,

Garde au coin de ta lèvre, en permanent visa,

Le sourire infini de la Mona Lisa.

 

 

L’ETOILE PERDUE

 

J’ai longtemps recherché l’étoile frémissante

Qui, dans l’infini bleu, lorsque j’étais enfant,

Ne brillait que pour moi, languide et caressante,

Et scintillait fidèle à mon ciel triomphant.

 

Des jours étaient venus, de souffrance, d’envie,

De rêves interdits, et j’appelais souvent

Mon étoile perdue, emportée par la vie,

Dans un grand tourbillon de fracas et de vent.

 

Longtemps, par les contrées, incertaine requête,

Et parmi les humains, fallacieux espoir,

J’en avais poursuivi l’infatigable quête.

 

Et puis, en me penchant sur ton visage, un soir,

Quand je désespérais dans mon âme éprouvée,

C’est au fond de tes yeux que je l’ai retrouvée.

 

 

EGLOGUE

 

Aux jardins enchantés que mes rêves te donnent

Un bosquet plein d’oiseaux abritant mes espoirs

Ombrage un étang bleu où des roseaux frissonnent,

Étrangement troublés par la langueur des soirs.

 

Trompée par les bergers dont les pipeaux résonnent,

Une dryade en pleurs conte ses désespoirs

Aux grands chênes émus que les mousses couronnent

Et Narcisse, extasié,  sourit à ses miroirs.

 

Dans le jour finissant, les ombres s’alanguissent ;

Je te prends par la main, nos pas lentement glissent

Vers le secret bocage où Cupidon narquois

 

Se saisit d’une flèche, ôtée de son carquois ,

Tandis qu’un rossignol offre aux nymphes rêveuses

Ce chant mélodieux qui fait les nuits heureuses.

 

 

  

STANCES A NOS BAISERS

 

La place où je dépose un baiser est nacrée.

Fine comme la soie, elle a le goût du miel ;

Tiède comme le nid, veinée du bleu du ciel :

La place où je dépose un baiser est sucrée.

 

La place où je dépose un baiser est fragile.

Le reflet tamisé de la lune au décours

N’a pas cette douceur de lis et de velours :

La place où je dépose un baiser est subtile.

 

La place où je dépose un baiser est romance,

La musique, amoureux écho dans le vallon,

A le frissonnement des trilles du violon :

La place où je dépose un baiser est cadence.

 

La place où je dépose un baiser est ardente,

Elle a la fulgurance éblouie du désir

Et l’aveu retenu des marques du plaisir :

La place où je dépose un baiser est fervente.

 

La place où je dépose un baiser est fragrances.

Elle a le goût du vent, la fraîcheur des embruns,

La chaleur des étés, le poivre des parfums :

La place où je dépose un baiser est nuances.

 

Le bouquet de baisers, comme un épithalame,

C’est le chemin fleuri que pour toi j’ai ouvert ;

Je t’y ai amenée lorsque j’ai découvert

La place où tu cachais tes baisers dans mon âme.

 

Émilien Davidenko

  

Gâtinaise

 

Si près, le Loing ;

Loin, les cyprès...

Les cyprès des prés

Me semblent si loin.

Si loin que le Loing

Me semble si près !

 

Et si les cyprès

Me semblent si loin,

C’est parce que les prés

Sont près des cyprès

Et si loin du Loing !

 

 

C’était toi !

 

Je t’avais reconnue dans l’inconnue si brève

Qui m’était apparue comme née du matin.

Parce que tu avais surgi comme d’un rêve,

Le moment avait pris la couleur du destin.

 

Image fugitive au parfum d’élégie

Que depuis si longtemps espéraient mes émois,

Dans ce si bref instant j’ai vécu la magie

D’un sentiment violent et doux tout à la fois.

 

Ta tresse brune était un signe d’espérance

Venu d’une irréelle et lointaine obsession

De ton reflet perdu, et, songe sans substance,

Mon rêve était d’espoir et de prémonition...

 

C’est un matin d’avril que tu m’es revenue

Dans l’éblouissement d’une ivresse inconnue.

Alors tu as donné à mes rêves enfouis

La jouvence de tes vingt ans épanouis.

 

 

Images : Idylle

 

L’étang, lourd de secrets, sommeille en sa torpeur.

Ses eaux, comme un miroir, reflètent son rivage.

Parmi les nymphéas, je crois voir un visage

Dans une nonchalante et subtile vapeur.

 

Comme un songe l’ondine aux longs cheveux dorés

Émerge lentement, se pose langoureuse

Et contemple pensive et les yeux éplorés

La fontaine où rêvait Mélisande amoureuse.

Une blonde naïade a surgi de la vasque

D’un mouvement mutin a relevé son masque,

Et puis a fredonné un air de bergamasque,

Dans un gai tourbillon sensuel et fantasque.

 

Et la brise du soir agite les roseaux

Dans l’immobilité caressante des eaux

Où d’étranges rumeurs furtives et troublantes

Promettent au passant des nuits ensorcelantes.

 

- Habitantes des eaux, éphémères visions,

Nymphes du Bois sacré, vous, chastes oréades,

Vous, nixes  des brouillards, charmeuses illusions,

Napées des frais vallons, belles hamadryades,

 

Femmes-fleurs qui voyez éclore le printemps,

Amantes enchantées, filles subliminales,

Vous qui m’apparaissez dans les eaux vespérales,

Laissez-moi vous aimer, ne serait-ce qu’un temps !...

 

Il me semble soudain que s’agitent les ombres

Des hêtres torturés aux gestes menaçants

Qui tressaillent d’émoi dans les profondeurs sombres,

Et que sourdent aussi des rires grimaçants.

 

Alors, le vent du soir distinctement murmure :

- Poète des passions et des subtilités,

Par un impérieux décret de la Nature,

L’amour est interdit à nos divinités !

 

CHANSON TENDRE EMILIEN DAVIDENKO :

(1er paragraphe traduit en anglais le 24/12/12 pour mon blog- Twitter – Facebook.)

 

Come on, you’ll tell me your pain.

Against our harmony she will break.

So you peace of mind will come back to you,

And I’ll kiss your brow.

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Viens au creux de mon bras, tu me diras ta peine.

Contre notre harmonie elle ira se briser.

Ainsi te reviendra la quiétude sereine,

Alors je poserai sur ton front un baiser.

 

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton doute.

Les chemins de la vie te seront plus aisés

Quand notre certitude indiquera la route,

Alors je poserai sur tes yeux deux baisers.

 

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton âme.
Guidés par sa clarté nous irons au tréfond,

Et nos mains enlacées protégeront sa flamme.

 

Dans un attachement immuable et profond,

Alors mon chant d’amour te bercera sans trêve.

Viens au creux de mon bras, tu me diras ton rêve.

 

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LES YEUX DES FEMMES

 

Les yeux des femmes sont des gouffres de mystère.

Comme les yeux des chats et les yeux des étangs

Qui reflètent au soir, promesse de Cythère,

Le miroir où l’ondine éblouit le printemps.

 

Les yeux des femmes sont les loins de l’au-delà

Où veillent à jamais les Vestales antiques ;

Ils ont la profondeur des forêts germaniques

Où s’égarent encor les dieux de Walhalla.

 

Il est des yeux de loup qui brisent les extases

Et des yeux de gazelle édictant des oukases.

Et, si les yeux d’azur des Emma Bovary

Ensorcellent l’amant au fond du tilbury

 

Il est des yeux de miel aux reflets d’avelines,

Des yeux profonds de lac aux aigues assassines,

Et, certains yeux de proie aux regards corrosifs

Deviennent quelquefois tendrement allusifs.

 

J’ai vu des yeux dormants où la passion brasille

Que peuvent incendier les fureurs de Camille ;

J’ai vu des yeux marine aux tons de portulans

Voguer vers d’autres cieux parmi les goélands.

 

J’ai vu des yeux de rêve, absolus et étranges,

Des yeux d’acier glacés, absents et sans émoi ;

J’ai vu dans bien des yeux des bêtes et des anges,

Hormis dedans les tiens, où je n’ai vu que moi.

 

1993 

3/11/13 - 15 heures.

P.S. Emilien Davidenko qui fit lire à sa femme Nicole "La Recherche du temps perdu", ce qui me fait rajouter ceci : je suis toujours dans la relecture de "Du côté de chez Swann" et, comme promis, avec les films de l'automne 2013, j'en parlerai prochainement.

(à suivre donc...)

 

 

 

 

 

 

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