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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:08

AVEC TON CHER SOUVENIR

 

Tu es partie

En catimini

Tu es partie

La Sagan d'autrefois

Celle de jadis

Nous faisait sourire un peu

Celle d'aujourd'hui

Est partie

En catimini

 

J'ai aimé tes romans usés

J'ai aimé le Livre de Poche

A travers toi

J'ai aimé les pièces de théâtre

Où l'on s'embrassait

A trois plutôt qu'à deux

 

J'ai aimé les cocktails que je ne buvais pas

Les cigarettes que je ne fumais pas

Les amants qui s'enfuyaient

J'ai aimé les gros magots du Casino

 

J'ai aimé la petite Sagan

J'ai aimé la frêle et la rapide

J'ai aimé son air chinois

J'ai aimé qu'elle ne fût pas qu'à moi

Qu'elle fût à nous à tu et à toi

Notre Sagan Saga la Grande

 

25 septembre 2004

("Femme volante", 2009)

 

"Sagan et fils", Denis Westhoff - Le Livre de Poche

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J'ai été très touchée à la lecture de "Sagan et fils". Denis parle de son père et de sa mère avec plein d'amour et d'admiration. Il n'a aucune rancune contre eux et pourtant, bébé, ses parents passaient leur temps à faire la fête et le laissaient à la mère de Sagan. Il n'y a que de l'affection et de la reconnaissance dans les propos de Denis. Il faut dire que Sagan était d'une générosité infinie, vidait ses poches pour des inconnus, détestait l'injustice et l'intolérance... Denis a hérité de la bonté de sa mère. Il a hérité malheureusement (il a "choisi" d'être l'héritier malgré l'extrême difficulté de cet héritage) aussi, devant l'Etat intraitable (honteusement intraitable) devant Sagan qui fut pourtant source de notre rayonnement à l'étranger, devant tous les créanciers, devant les éditeurs qui ne veulent pas (pourquoi ???) ressortir ses merveilleux livres. Denis en parle longuement à la fin de son livre, ce qui est un peu ennuyeux mais me choque beaucoup. On a brûlé ce qu'on a adoré. Sagan ne méritait pas cet oubli. J'ai une affection immense pour ses excellents premiers romans : "Bonjour Tristesse", "Un certain sourire" (qui fait partie de mes livres préférés), "Dans un mois dans un an"... Ils ont bercé mes vingt ans, ils m'ont aidé à comprendre l'amour. J'adore aussi ses pièces de théâtre, merveilleusement divertissantes et joyeuses. Ces dernières années, j'ai trouvé beaucoup de ses livres dans les vides- greniers (pour ceux qui cherchent en vain ses romans, ses pièces...).

Denis nous parle aussi des goûts littéraires de son père et de sa mère, qui avaient un goût certain, et qui lui ont fait aimer la Littérature : Proust, "La Chartreuse de Parme", Styron... Sagan adorait Racine, ce qui l'a aidée à écrire dans un français pur et magnifique.

Il est heureux que Denis Westhoff ait pu publier ses mémoires et nous faire ainsi oublier les mensonges diffusés par certains des biographes de Françoise Sagan.

 

Juillet 2013

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 10:57

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles qu’on n’ose pas les faire, c’est parce qu’on n’ose pas les faire que les choses sont difficiles. » Sénèque.

 

Pop redemption, Martin Le Gall

Julien Doré, Grégory Gadebois

Montargis, 7/6

Un groupe de black métal, au tournant de la trentaine, se retrouve dans des situations inattendues au milieu de la France profonde. L’histoire n’est pas palpitante, les acteurs ne sont pas extraordinaires (et pourtant Grégory Gadebois…), les situations sont molles. Julien Doré semble abonné aux navets (voir –ou surtout ne pas voir-) l’avant-dernier film de Pascal Thomas. Voilà !

 

Le passé, Asghar Farhadi

Bérénice Bejo, Ali Mosaffa, Tahar Rahim

Gien, 9/6

Etonnant : « Le passé » au nullissime cinéma de Gien. Dans une banlieue parisienne recréée par le très doué Asghar Farhadi, Bérénice Bejo retrouve Ali Mosaffa, son ancien mari, dans le but de divorcer pour épouser son nouvel amour Tahar Rahim. Mais la femme de TH est dans le coma suite à une tentative de suicide. Pourquoi (suspense du film, suite à quelles révélations) a-t-elle voulu se suicider ? Comment les enfants (trois) réagissent-ils, interviennent-ils dans cette histoire ? Le personnage qu’incarne Ali Mosaffa peut-il faire quelque chose (il incarne le « sage », le « juste ») dans cette histoire compliquée ? De scène en scène, on suit cette histoire, désolés, interpellés, touchés. Asghar Farhadi admire le génial Kristov Kieslowski, ce que j’ai appris avec intérêt. Kieslowski et Farhadi sont les très grands de cette fin de XXè siècle, début XXIè.

 

Le pouvoir, Patrick Rotman

Montargis, 14 juin

Le journaliste a filmé les 8 premiers mois de pouvoir de François Hollande. Le pouvoir à l’Elysée. Tout est beau dans ce palais, doré, magnifique ; les gens glissent sur les parquets cirés. Hollande dit au début du film à ses collaborateurs qu’il ne faut pas qu’ils oublient qu’ils ne sont pas dans une bulle. Mais ce palais donne vraiment l’impression d’une bulle. Tout là est si beau et grandiose. Les réunions avec les collaborateurs sont fort intéressantes et montrent un François Hollande pas si commode que ça. Un président serein qui a du caractère. J’ai beaucoup aimé cette entrée dans un monde inconnu.

 

Les beaux jours, Marion Vernoux

Montargis, 21/6                                                                                                                    Laurent Lafitte est séduisant à souhait, Patrick Chesnais compose un personnage exposé et délicat, et Fanny Ardant (la soixantaine) est fine, attentive, et merveilleusement belle. C’est l’histoire d’une aventure, une aventure avec un homme plus jeune, aventure qui n’était pas attendue. Les personnages secondaires (les femmes en particulier) sont bien mis en valeur (Fanny Cotençon…). J’ai regardé ce film avec beaucoup de plaisir. Tiré d’un roman : " La fille aux cheveux blancs", la romancière a participé au scénario.

 

 

DU COTE LITTERATURE :

 

Avec beaucoup de flamme et de psychologie, Stefan Zweig raconte "Marie Stuart". Une biographie qui traînait dans ma bibliothèque avec d'autres Zweig : "24 heures de la vie d'une femme", "Le Joueur d'échecs", "Balzac, le roman de sa vie". Zweig s'est suicidé pendant la Seconde Guerre mondiale, atterré par le nazisme. Dommage qu'il n'ait pas patienté. D'autres biographies brûlantes nous attendaient peut-être encore. A vingt-cinq ans, Marie-Stuart avait tout joué et tout dévasté ; elle n'avait plus qu'à attendre, dans des châteaux anglais où elle était prisonnière, complotant jusqu'au bout, la condamnation à mort de sa "sœur", cousine et ennemie Elizabeth Ière. Deux femmes qui se haïrent, firent semblant de s'aimer, toute leur vie, sans jamais se rencontrer. Etonnant.

 

"LE ROMAN DU MARIAGE", Jeffrey Eugenides (l'auteur de "Virgin Suicides") : un gros roman tel que je les aime. De ces histoires qui se passent dans des universités américaines (ou anglaises), avec étudiants, professeurs et intrigues amoureuses (comme dans les David Lodge de sa meilleure période, dans "le Maître des illusions" de Donna Tartt, et aussi dans Alison Lurie). Madeleine tombe amoureuse de Leonard (qui souffre de maniaco-dépression comme moi qui vous parle, et on décrit très précisément cette maladie dans ce livre), mais c'est Mitchell, étudiant en religions, qui est amoureux d'elle. On les suit tous les trois à travers l'Amérique, la France et l'Inde et cela se lit avec beaucoup de plaisir. Etudiants mal dégrossis, encore très adolescents, ils ont un parcours plutôt difficile. Mitchell arrivera-t-il enfin à séduire Madeleine  ? Et à la sortir des griffes du tout de même sinistre Leonard ? Madeleine acceptera-t-elle de NE PAS SE MARIER comme dans "la non demande en mariage" de Brassens ? "Le Roman du mariage" est un "Bildungsroman" (je crois que c'est comme ça qu'on dit - un roman de la construction de jeunes gens) tel que je les aime. Moi-même j'ai essayé d'en écrire, mais je fais toujours trop court.

 

Et IL PLEUT, IL PLEUT, IL PLEUT ! Encore ce matin (29 juin). La Loire a été très haute, mais est bien redescendue. Les grenouilles coassent à perdre haleine.

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 14:03

Ce que j’ai pu râler contre « les films boum-boum » américains ! Mais je ne suis pas à une contradiction près : je dis détester la violence dans les films et les films que j’ai le plus aimés ces dernières années sont des films hyper violents. « Les Promesses de l’ombre », « History of Violence » (David Cronenberg), « La Nuit nous appartient » de James Gray, film qui m’a fait très peur ! Et aujourd’hui me voici en admiration devant « Only God forgives », l’hyper violence chez les Atrides (mais n’y emmenez pas vos enfants de moins de quinze ans !). Je commence vaguement à comprendre la fascination pour la violence.

En 1981, « Pulsions » de Brian de Palma m’avait terrifiée. A en faire des cauchemars. Depuis, je m’étais promis de ne plus aller voir de films violents. Mais Cronenberg, mais Gray, mais  Nicolas Winding Refn…

(J’oublie sur ma route « Casino » qui fait que, pendant des années, j’ai refusé d’aller voir les films de Scorcese. Les scènes de torture de « Casino » m’ont empêchée de dormir pendant plusieurs jours !)

Cela dit, tous ces films ne sont pas des « films boum-boum ». La lenteur, les ralentis d’ »Only God forgives » sont très savants.

 

Après ces films, comment parler des comédies actuelles françaises ? On est au top de la nullité. Il faut FAIRE RIRE à tout prix, mais vraiment faire rire avec quoi ? J’ai honte des comédies françaises. Je me cache la tête dans les mains pendant les bandes-annonces !! Même Jude Apatow (metteur en scène américain vulgaire qui raconte des histoires à n’en plus finir) arrive à faire mieux.  Oui, il y a eu le film avec Omar Sy et François Cluzet (que j’adore – ciel, j’ai un trou de mémoire ! Oh, Intouchables), pas mal, et « The Artist », pas mal du tout, mais tous les autres…

 

Là où on continue à être bons, c’est du côté des films intimistes amoureux des acteurs : « Le Temps de l’aventure » de Jérôme Bonnell en est un bon exemple. Je ne sais pas si ce film a marché, je trouve qu’il a été très mal distribué. Pratiquement impossible de le voir dans le Loiret au moment où il est sorti. Je l’ai recommandé à tous mes amis, y compris mes deux amis cinéphiles Facebook (mes « jeunes » amis, Gauthier et David) avec qui je n’ai pas eu de succès. Vraiment quel dommage !

 

DONC CINE MAI 2013 :

 

Le Temps de l’aventure, Jérôme Bonnell

Emmanuelle Devos, Gabriel Byrne

Les Carmes Orléans, 21 avril

J’ai enfin pu voir ce film, j’étais impatiente. Je l’ai vu aux Carmes après deux heures d’attente dans un café, après ma visite chez D. Une « brève rencontre » d’une actrice à Paris, entre deux trains. Les deux acteurs sont filmés au plus près. On voit le grain de peau. C’est pratiquement en temps réel. On suit Emmanuelle Devos avec sympathie et même affection. C’est très émouvant et c’est une magnifique histoire. Très beau film d’un réalisateur que je ne connaissais pas.

 

La cage dorée, Ruben Alves

Montargis, 5 mai

L’auteur de ce film évoque avec nostalgie ses parents gardiens d’immeuble à Paris, la vie que quartier, la communauté portugaise, le Portugal lointain qu’on regrette, et l’on dit qu’on va y retourner… Petit film qui ne casse pas des briques, trop classique, sans beaucoup de trouvailles, mais c’est sympathique quand même.

 

The place beyond the pines,  Derek Cianfrance (US)

Montargis, le 7/5

Ryan Gosling, Bradley Cooper, Eva Mendes

Film absolument magnifique, au récit mené de main de maître. Un film comme seuls les Américains savent les faire quand ils ont décidé de faire bien. Une histoire de filiation et de générations successives, avec le destin qui joue des tours terribles. Tout est magnifique, y compris bien sûr les acteurs dont Ryan Gosling, ange blond et mâle qui fait des ravages dans la première moitié du film. Je suis pleine d’admiration pour ce film. Les 2 H 20 ont passé comme l’éclair.

 

Hôtel Normandy, Charles Nemes

Montargis, 10 mai 2013

Héléna Noguerra est belle. Elmosnino et Ary Abittan ne sont pas mal. Mais il en faut plus, beaucoup plus, pour faire une bonne comédie.

 

Les gamins, Anthony Marciano

Max Boublil, Alain Chabat, Sandrine Kiberlain

Montargis, 11/5

Deux hommes (un de 30, un de 50) retombent dans l’adolescence. Ils sont père et fiancé de la fille du père. Film un peu mode qui ne va pas jusqu’au bout de son délire.

 

Sous surveillance, Robert Redford

Montargis, 17/5

R. Redford, Nick Nolte, Julie Christie…

Des militants violents anti-guerre du Vietnam sont obligés de ressortir de l’ombre. Un peu trop de vieux visages dans ce film (un jeune journaliste quand même mène l’enquête), mais bon c’est le sujet qui veut ça. L’histoire est bien racontée et on suit les péripéties avec intérêt.

 

25/5 Nicolas Jules, chanteur, à l’espace culturel à Gien (chanteur de textes français, à la voix de crooner, ayant beaucoup d’humour. Bonne soirée).

 

Only God forgives, Nicolas Winding Refn (auteur de “Drive”)

Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas

Montargis, 26/5 – 18

Brrr… ! Dans le genre violence sur papier glacé. Esthétique superbe et violence très grande. De savants ralentis. Un policier-Dieu venge tout un tas de gens qui eux-mêmes se vengent au départ. Rien ne nous est épargné y compris Ryan Gosling plongeant sa main dans les entrailles de sa mère. J’ai aimé !

27/5 : Au Masque et la Plume hier soir les critiques comparent la violence  de ce film avec celle d’un film mexicain du festival (plus violent paraît-il finalement). Tout de même « Only God… » interdit seulement aux moins de 12 ans, je trouve cela un peu fort de café. Ce genre de film devrait AU MOINS être interdit aux moins de 15 ans.

Kechiche a obtenu la Palme d’Or au fait pour « la Vie d’Adèle », et Bérénice Béjo a obtenu le prix d’interprétation féminine.

 

DOUCEUR

Je me repose de toutes ces émotions en continuant à lire Louisa May Alcott : XIXè siècle et douceur et morale familiales, mais en fait Louisa M. Alcott cachait bien son jeu et était une  vraie féministe.

 

QUELQUES CITATIONS POUR FINIR :

 

Patrick Modiano (Interview dans le Journal du Dimanche de dimanche dernier) :

« On ne peut pas s’abstraire du monde actuel, et ce que l’on a écrit ne pouvait pas être écrit à une autre date. On est « de son temps », même si on ne l’aime pas particulièrement. »

 

Modiano citant Maurice Blanchot :

« Tu ne trouveras pas les limites de l’oubli, si loin que tu puisses oublier. »

 

Et Arielle Dombasle (qui vient de diriger « Opium »)  citant Cocteau :

« Il ne faut pas entraver la vie avec la raison. L’important est de ne jamais se trahir. »

(Même « Journal du Dimanche »)

 

30 Mai 2013

 

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:58

Vivien Leighveronica Lake

1) Vivien Leigh

2) Veronica Lake

 

Comme le cinéma (américain entre autres) des années 1940-50 présentaient, magnifiaient de belles actrices !

Que s'est-il passé depuis ?

Cette beauté était-elle plus mise en valeur par le noir et blanc ?

Parmi ces plus belles : Lauren Bacall, Ava Gardner bien sûr, la Laura d'Otto Preminger, Gene Tierney...

Elles étaient si belles.

Il y a maintenant Angelina Jolie ou Michele Pfeiffer, beautés plus "bizarres" que vraiment belles. Je ne trouve pas Marion Cotillard particulièrement jolie.

 

En France tout de même, deux vraies BEAUTES émergent : Fanny Ardant et Jeanne Balibar.

La Fanny Ardant en noir et blanc de "Vivement dimanche ! " de Truffaut.

Et Jeanne Balibar, oui, oui : je la rêve en noir et blanc.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 16:47

LE VIEUX CHIEN

 

Le vieux chien n’a plus de maître

Et bientôt l’hiver viendra,

Avec la neige et le froid

Il n’aura plus de retraite.

 

Il s’est arrêté chez nous

Et par la porte entrouverte,

J’aperçois la pauvre bête

Au pelage sale et roux.

 

De ses yeux il me supplie :

N’auriez-vous pas une croûte ?

Puis je reprendrai ma route

Et chercherai un abri.

 

Il est tout couvert de boue

Et ses pauvres pattes saignent,

Un morceau de corde traîne

Pendue autour de son cou.

 

Il y a la soupe au lard,

On va te la faire chauffer

Et puis tu pourras coucher

Pour la nuit dans le hangar.

 

Il s’est roulé dans le foin

Après s’être rassasié

Et s’endort, rassuré,

Sans penser au lendemain.

 

Les enfants ont supplié :

Il ne peut pas repartir,

Il fait froid, il va mourir !

… Et le vieux chien est resté.

 

Eliane de Taxis du Poët

(Poétesse des Hautes-Alpes - Trescléoux -  1943 - Mai 2013)

Hommage à elle...

 

 

CHANTE LA VIE CHANTE

 

Chante l’oiseau

Voici l’aurore,

Chante un refrain gai et sonore,

Chante l’oiseau !

 

Chante grillon

Voici le jour,

Chante un couplet au vent qui court,

Chante grillon !

 

Chante cigale

Quand midi sonne,

Lance tes trilles monotones,

Chante cigale !

 

Chante soleil

Voici l’Avril,

Réveille la rainette agile,

Chante soleil !

 

Eliane De Taxis du Poët 

 

 

BRUME MATINALE

 

Le matin transparent s’est drapé d’une brume

Les prairies et les bois sont nimbés d’air ouaté

Et le premier soleil brode un feston doré,

Les collines et les monts d’auréoles s’allument.

 

Chaque jour le miracle s’est renouvelé,

Chaque jour différent de teinte ou de nuage

Et la clarté nouvelle inonde le village

S’étirant comme un chat dans le matin mouillé.

 

La toile d’araignée suspendue dans les branches

M’est apparue soudain comme un fin napperon,

Tendue comme un tableau sur un fond d’horizon

Fait de fils d’argent et perles scintillantes.

 

Comme la mousseline emportée par le vent,

La brume s’évapore en volutes bleutées

Dans l’air transparent monte comme une fumée,

Dissipée peu à peu par les rayons d’argent.

 

Eliane de Taxis du Poët

 

POUR L'ETOILE DE DAVID

 

Ils sont partis pour une étoile

Qu'ils portaient cousue sur le coeur

Ils sont partis pour une étoile,

Muets de peur.

 

Ils sont partis dans la nuit froide,

De Romainville ou de Drancy,

Ils sont partis dans la nuit froide

Muets, sans bruit.

 

Ils sont montés dans un train sale,

Transis d'horreur, transis de froid,

Ils sont montés dans un train sale,

Muets d'effroi.

 

Ils ont roulé des nuits entières,

Combien de nuits ? Combien de jours ?

Ils ont roulé des nuits entières

Muets, toujours.

 

Ils s'appelaint Sarah, Ismaël ou Moshé,

Ils sont partis vers les étoiles

Ils s'appelaient Judith, Jacob ou Salomé ;

Depuis la nuit des temps, ils sont persécutés

............. Pour une étoile.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 18:30

Le Sud-le Nord

Fin avril-début mai, je suis allée à Neffes près de Gap. Je m’y rends trois ou quatre fois dans l’année. J’ai aussi vécu à Trescléoux, un petit village près de Laragne (1987-89). Est-ce que j’aime le Sud ? Les Hautes-Alpes, c’est très beau. Comment résister aux magnifiques balades en montagne en automne, en mai… ? Mais également comment résister à la chaleur insupportable de juillet-août ? Je ne suis vraiment pas une fille du sud. Je ne m’épanouis qu’à Paris, en Normandie, en Bretagne, dans la Somme ! Ce n’est pas pour rien que j’ai des ancêtres du Nord et du Havre. Pour mes amis de Toulouse, la Normandie c’est comme l’Antarctique. Pour moi, le Sud c’est comme l’étranger bien étranger.

 

Télérama et ses approximations

Quand on lit les rubriques cinéma de Télérama depuis un an ou deux, on croit parfois rêver : des éloges du dernier Astérix, de Jude Apatow, metteur en scène vulgaire aux histoires plus que longuettes, de Terrence Malick aux récits philosophico-stupido-chiants. Terrence Malick, c’est de la philosophie New Age pour le dernier degré de l’intelligence. On croirait que les critiques de Télérama cherchent à perdre leurs derniers lecteurs de mon âge : les vieux profs qui essaient de penser un peu. Le service Abonnement, lors d’une de mes sautes d’humeur, a réussi à me rattraper. J’espère que je ne vais pas perdre plus patience. Je suis abonnée à Télérama depuis plus de vingt ans.

 

« Le Temps de l’aventure », de Jérôme Bonnell

Télérama a réussi quand même à faire l’éloge de ce film magnifique. Jérôme Bonnell filme au plus près la peau, les sourires, les regards, les baisers, l’amour. La performance d’Emmanuelle Devos est inégalable. Gabriel Byrne est très bien aussi. J’ai adoré cette « Brève Rencontre » qui reste pour l’instant mon meilleur film de l’année. J’en ai parlé partout avec enthousiasme : sur Facebook, Twitter… Ce film est malheureusement très mal distribué. J’ai pu le voir aux Carmes, à Orléans.

 

Le rêve de San Francisco

Irai-je un jour à San Francisco ? Ça fait plusieurs années que j’en parle. Quelques livres en anglais et en français sont déjà dans ma bibliothèque. J’ai parlé ainsi de l’Irlande, de New York (où je voulais passer mon réveillon 1999-2000, et où je suis allée finalement en 2004 et en 2006) pendant des années avant de m’y rendre bel et bien. Mais oh ! San Francisco s’éloigne. Pas d’argent. Et hier je me suis perdue dans le TGV Grenoble-Paris ; ça craint ! Avec les crises de panique que je me paye, je me vois mal, toute seule, partir à la conquête de San Francisco. Mais qui sait ?

 

Prêchi-prêcha américain

Harriet Beecher-Stowe le fit dans « la Case de l’oncle Tom ». Certes c’était une bonne cause. Je suis en train de relire (pour la première fois en anglais) « Little Women » (Les 4 Filles du docteur March) de Louisa May Alcott. La romancière, qui vécut courageusement au XIXè siècle un statut de liberté de femme non mariée, ne peut s’empêcher de jouer les moralisatrices, ce qui rend cet excellent récit parfois ennuyeux : les fifilles doivent aimer et respecter maman et papa, qui bien sûr sont des anges sans reproche ; elles doivent aimer le Travail et n’être point coquettes. Valeur travail et au pas ! On ne rigole pas avec les feignants en Amérique ! Les Etats-Unis continuent aujourd’hui à nous soûler de morale et de bons sentiments (les films doivent bien se terminer et se terminer moralement) alors que c’est le pays où le port des armes s’étend jusqu’aux enfants. Pouvoir tuer = liberté. Bon, j’aime beaucoup « Little Women » quand même.

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 15:01

Mon plaisir de mars a été Paris.

 

Le 25, Jean-Marc Roberts, qui venait d'écrire "Deux vies valent mieux qu'une" (que j'ai acheté à Paris, que j'ai lu et que je recommande), est décédé. Il avait cinquante-huit ans comme moi. Il m'avait écrit en 2008 un très gentil mot au sujet de mon "journal de jeunesse" car il était aussi éditeur (patron de Stock).

 

DERNIERS CINES :

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Au bout du conte, Agnès Jaoui

Montargis, 8/3

Agnès Jaoui, Agathe Bonitzer, Arthur Dupont, Jean-Pierre Bacri, Benjamin Bioley…

« Le goût des autres » a été à mon avis le meilleur Jaoui/Bacri, mais celui-là n’est pas mal du tout. Plein de personnages, plein d’histoires (et de contes moraux), plein de clins d’œil et d’humanité. J’ai beaucoup aimé, j’ai ri, et j’ai été souvent touchée. Agnès et Jean-Pierre ne vieillissent pas mal… On les aime toujours. Ça fait du bien de retourner au cinoche.

 

20 ans d’écart, David Moreau

Virginie Efira, Pierre Niney

Montargis, 9/3

Ce fut toute une aventure pour gagner le centre ville de Montargis (accident ?). J’y suis arrivée quand même (je pars toujours avec une heure d’avance de Gien) pour ce tout petit, petit film. Mais les acteurs sont charmants. Virginie Efira très fantaisiste et vraiment très jolie. Pierre Niney, jeune premier qui doit faire rêver, très joli lui aussi. Deux films deux jours de suite, ouais, je me rattrape !

  

40 ans, mode d’emploi, Judd Apatow

Paul Rudd (qui jouait dans « Friends »)

Montargis, 15 mars

Vraiment pas terrible. Et long ! Une grossièreté pas très amusante. Le doublage est une catastrophe : la jeune fille de 14 ans a la voix d’une jeune femme de 25 ans. J’attends Paris maintenant pour aller voir des films un peu plus excitants.

 

Paris, du 20 au 23 mars

 

Musées Bourdelle et Jacquemart-André : expo « Boudin,  au fil de ses voyages ».

 

Comédie des Champs- Elysées : La Folle de Chaillot, avec Anny Duperey et Dominique Pinon : jeudi 21 mars (costumes : Pascale Bordet).

 

3 cinés :

Blanca Nieves, Pablo Berger, le Lucernaire (mercredi) – Très beau film franco-espagnol  en noir et blanc.

C'est l'histoire de "Blanche-Neige" revue au goût espagnol et c'est très beau. Je n'ai même pas été gênée par les scènes de corrida (et pourtant...)

 

Spring Breakers, Harmony Korine, UGC Odéon (sortie avant la fin) (jeudi).

L'histoire de quatre jeunes filles bêtes et influençables qui se laissent entraîner dans le crime, la violence, le sexe. Au bout d'une heure, accablée, j'avais la nausée. Le film est de plus fait à la va comme je te pousse. Un monsieur et quatre adolescentes sont sortis juste avant moi de la salle.

 

L’Artiste et son modèle, Fernando Trueba, L’Arlequin rue de Rennes (samedi)

Film en noir et blanc avec Jean Rochefort qui est un prince. Je ne sais pas si le noir et blanc est justifié (cela se passe dans le Sud-Ouest, au soleil), mais l’histoire est belle. L’actrice qui joue le modèle (espagnole) est magnifique. Film esthétiquement réussi, mais je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotion.

 

 

  9 avril :

29 visiteurs sur mon blog en mars.

600 visiteurs depuis 2009.

 

Au "Masque et la Plume" dimanche soir, on démolit deux films que je voulais voir : l'Almodovar (sauf Michel Ciment qui semble s'être bien amusé, un film gay, gai...) et le dernier film d'Anne Fontaine qui paraît-il est une vaste publicité pour l'Office de tourisme australien ("Perfect Mothers"). Doris Lessing est une très grande romancière et il semble dommage qu'Anne Fontaine n'ait pas respecté son roman ("Les Grands-mères"). Dans "les Grands-mères", ces dames ne sont absolument pas des bombes sexuelles. Anne Fontaine est l'excellente réalisatrice de "Nettoyage à sec" que j'avais beaucoup aimé et qui m'avait beaucoup troublée. "Le Masque" m'a ôté l'envie de voir "Perfect Mothers", mais si j'ai l'occasion de voir l'Almodovar...

 

C"est "l'Hiver le plus long". Depuis décembre, nous essayons de résister au froid.

 

10 avril :

"Le temps de l'aventure", dont j'ai vu la bande-annonce à Paris, et cette bande-annonce m'a fait très envie, vient de sortir. Belle critique dans "Télérama" (quoique Télérama : voir les éloges de Jude Apatow (vulgaire et sans intérêt) et de Terence Malick (philosophe New Age)...) Et évidemment, ce film n'est ni à Gien (on rêverait !) ni à Montargis ni à Châteaurenard. Le programme des Carmes à Orléans n'apparaît pas sur mon écran. J'en crierais de frustration. Je vais ronger mon frein et attendre patiemment de pouvoir voir la belle, merveilleuse Emmanuelle Devos et Gabriel Byrne dans ce film de Jérôme Bonnell.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 10:45

Ci-dessous mes films de 2013, vus à ce jour.

Vous allez dire : "Elle faiblit". C'est vrai, je faiblis un peu. Les films américains de 2 heures 40 ne m'attirent pas trop (ex. Tarantino) et je ne pète pas la forme depuis décembre.

 

Renoir

Gilles Bourdos

Montargis, 6/1

Michel Bouquet Vincent Rottiers Christa Théret

Bon premier choix de l’année. Avec de merveilleux acteurs (dont Vincent Rottiers jeune acteur très remarqué depuis 2 ans), l’histoire de l’introduction d’un modèle chez Le Vieux Renoir au moment de la guerre 14. Belle nature, belles femmes, le Midi resplendit.

  

Happiness Therapy,  David O. Russel (Silver linings playbook)

Montargis, 3/2

Bradley Cooper, Robert de Niro

Je croyais rire aux éclats, ou tout du moins sourire : raté ! Mais le film parle quand même de deux bi-polaires et de leur histoire d’amour, de danse, d’amour père-fils. C’est un joli film romantique. Mais la « famille » dans les films américains est un sujet qui m’agace fortement. Bradley Cooper et Jennifer Lawrence forment un joli couple. Cela faisait 1 mois que je n’étais pas allée au ciné et, comme Orléans, Montargis me semble de plus en plus loin. Seulement 40 films en 2012, je ne sais pas comment ça va tourner en 2013. Je vieillis ?

  

Alceste à bicyclette, Ph. Le Guay

Montargis, 9/2

F. Luchini, Lambert Wilson

Un Lambert Wilson plein de superbe va trouver Luchini sur son île de Ré pour le solliciter pour « le Misanthrope ». Mais Luchini va se révéler un Alceste machiavélique. Carrère a participé à ce film. Excellent et drôle (tant pis pour la méchanceté des critiques). Les spectateurs riaient de bon cœur autour de moi.

 

 

Amitiés sincères, Stéphan Archinard

Montargis, 18/2

Jean-Hugues Anglade, Gérard Lanvin, Ana Girardot, JP Lorit…

Un film qui certes ne casse pas des briques, mais qui m’a beaucoup plu. Encore l’île de Ré. Et les riches de la capitale. Mais bon, j’adore les histoires de jeunes filles qui tombent amoureuses d’hommes plus âgés. Et les histoires de gros ours (Gérard Lanvin).

 

Möbius, Eric Rochant

Montargis, 3 mars

Jean Dujardin, Cécile de France, Tim Roth

Une sombre histoire d’espionnage entre Monaco, la Russie, Montréal, histoire à laquelle je n’ai pas compris grand-chose mais ce n’est pas grave : c’est une belle histoire de désir et de passion entre deux agents. Jean Dujardin et Cécile de France sont beaux et ont des visages expressifs dont on tombe amoureux. Dujardin, Cécile de France : des trésors du cinéma français comme le sont Audrey Tautou, André Dussolier ou Sandrine Bonnaire… Ils sont des acteurs magiques qu’on a envie de tenir contre soi.

 

CINQ films depuis janvier, c'est vrai : ce n'est pas terrible.

Où est la Joëlle cinéphile ?

Je vais à Paris très bientôt et je pense que je vais me rattraper. Il y a bien "Biancanieves" à Montargis cette semaine, il paraît que c'est une merveille, mais le soir, tard, à Montargis... Aïe, aïe, aïe, -tu faiblis vraiment, Joe... Ma jeunesse se mesure à mon nombre de films par an. Il faut que je me remette à courir !

 

Quant à "Lucile à Paris", un chapitre m'attend (vous attend) sur ce bureau, et le reste est dans ma petite tête.

 

Aux stylos, citoyenne !

 

7 mars 2013 

 

P.S. Sur Twitter, je suis "amie" avec Nicolas Saada et Fabrice Luchini. Ouais ! 

 

 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 07:55

PABLO, 2. Apollinaire (Julie Birmant et Clément Oubrerie, chez Dargaud)

 

Je ne suis pas une lectrice de BD (sauf Astérix, Tintin, Mafalda et Lili –l’ancienne), mais j’ai été attirée par le titre, étant une inconditionnelle d’Apollinaire et de cette période des peintres de Montmartre. Je n’ai pas été déçue. Le dessin est simple et beau. On y voit Max Jacob danser sur les tables, les excentriques Stein frère et sœur faire leur apparition, et mon adoré Apollinaire écrire « La Chanson du Mal-aimé ». Et Picasso et les femmes bien sûr (UNE femme ici). L’atmosphère parisienne est très bien rendue. J’attends la suite, Apollinaire ou pas !

 

LOST IN DUBAI, de Christophe Masson (éd. Baudelaire)

Bien loin de chez nous, in Dubaï, ville de toutes les nationalités, de tous les abus, de tous les changements, de toutes les histoires, Eusèbe rencontre Guy, "diamantaire au sommet de sa carrière". Une rencontre entre deux hommes que tout pourrait opposer.

De Christophe Masson j'ai quand même préféré "Pascale et Christophe". (C'est un copain Babelio, j'avoue. Ce qui ne l'empêche pas d'être un excellentissime écrivain.)

 

CINEMA :

- J'ai vu "Renoir" que personne ne m'empêchera d'aimer, malgré les mauvaises critiques (Ah ! les critiques ! Y'en a des choses à dire sur eux, sur le copinage entre écrivains du côté des éditeurs par exemple... Et je viens de parler de mon "ami Babelio", je fais pareil ! On me reconnaîtra mon honnêteté !) Vincent Rottiers, jeune acteur de mille promesses, y est merveilleux.

 

- Après deux mois de sinistrose (dans le Loiret, il pleut, il neige, il pleut il pleut Bergère), j'ai envie de rire, alors dimanche (nous sommes samedi, 8 heures du mat), j'irai voir le film américain HAPPINESS THERAPY, dont le sujet me convient parfaitement + beaux yeux bleus du héros + Robert de Niro toujours bien dans les films comiques, etc.

 

PS : A venir : chapitre IX de "Lucile à Paris" (les années 80 vues par...)

 

Le 9 février 2013

J'ai vu "Happiness Therapy" à Montargis. Mon seulement 2è film de l'année. C'est un film agréable, mais plein de ces bons sentiments à l'américaine qui, moi, ont tendance à légèrement me taper sur les nerfs. Mais ce film parle de la bipolarité (ou maniaco-dépression), maladie dont je souffre, et il en parle avec justesse. Je n'ai pas ri (le sujet me touche-t-il de trop près ?), mais les deux jeunes acteurs sont beaux et très convaincants, et Robert de Niro fait un papa plein d'originalité. Film que je recommande, mais ne vous attendez pas à éclater de rire toutes les deux minutes.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 15:00

JoelleWutheringHeights1978-3-1-.JPG

 

Joëlle in Wuthering Heights, 1978.

(Les Hauts de Hurlevents, près de Haworth, Yorkshire, résidence de la famille Brontë.)

 

C'était la fin de l'année scolaire où j'avais été assistante de français (1977-78) à Hillingdon, près de London.

Voyage scolaire donc. Une jeune élève me prit en photo.

Elle s'appelait Alison Newman (Swakeleys School in Hillingdon, Secondary School), et m'écrivit au dos de cette photo : "A pleasant reminder of the visit to Wuthuring Heights on the York trip 12.7.78.")

 

Wuthering Heights and Jane Eyre sont deux de mes livres de chevet.

 

18th January 2013

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