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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 10:45
8 octobre 2009 : Vu au théâtre Montparnasse "Parole et Guérison" de Christopher Hampton, avec la belle et douée Barbara Schulz et un convaincant Samuel Le Bihan. La première partie de la pièce est consacrée dans aux relations entre Jung et sa jeune cliente Sabina, aux tout débuts de la psychanalyse. Comment Jung expérimente la méthode de Freud, comment il soigne et guérit (un peu)la jeune fille. Et, bien sûr, comment ils tombent amoureux. Jung, en face de Freud, nie sa relation avec Sabina. La deuxième partie de la pièce met plus l'accent sur les relations intellectuelles et professionnelles entre Jung et Freud. La pièce est très intéressante, la mise en scène soignée. J'adore Barbara Schulz, je vais au théâtre pour elle, comme j'irais au théâtre pour des acteurs plus âgés, tels que Pierre Arditi, André Dussolier, Claude Rich (j'ai vu "le diable rouge")... Le théâtre de temps en temps (pour moi qui vais beaucoup au cinéma) ça fait du bien. C'est un tel plaisir, une telle magie, de voir les acteurs "en vrai". Côté cinéma, l'Alticiné de Montargis ne m'offre malheureusement pas les films en V.O., ce qui fait que parfois je loupe beaucoup (voir "Inglorious Basterds"). J'ai vu avant-hier (2 personnes dans la salle mais c'était mardi) "Je suis heureux que ma mère soit vivante" des Miller père et fils (Claude et Nathan), j'en suis restée la bouche ouverte et le coeur battant. Je ne connaissais pas les détails de l'histoire avant de le voir, aussi la scène choc m'a surprise et suffoquée. C'est un film très prenant, on n'en ressort pas indemne. Vincent Rottiers, le héros du film, est un jeune acteur au visage un peu dur qui promet beaucoup. On s'attache à lui malgré cette dureté et on suit ses efforts pour retrouver sa mère avec le coeur plein de compassion et de peine. Une réussite impressionnante. Côté livres. Cette fois, j'abandonne Emmanuel Carrère. Après avoir lu coup sur coup "d'autres vies que la mienne", "un roman russe", "l'adversaire" et "hors d'atteinte ?", j'ai décidé de souffler un peu. Celui qui m'a le plus frappée est je pense "un roman russe". Emmanuel Carrère est "l'auteur français qu'il faut avoir lu" de cette époque. J'attends son prochain livre. Je jette un oeil (120 pages à peu près) dans "Au bon roman". Peut-on écrire sur le rêve d'une librairie uniquement occupée par les meilleurs romans en écrivant un roman médiocre ? Non, évidemment. C'est embêtant. Je lâche ce livre, un peu découragée. Puis je retrouve ma petite énergie en me disant que je vais relire tous les Rougon-Macquart (comme Sarko !) ! Avant, j'ouvre "Les Possédés", bien décidée à l'avaler avant Zola. Joëlle sur la route des bons romans... Dostoïevski, Zola, Balzac, Proust, les vrais, les seuls, ceux pour qui ça vaut la peine de se lever le matin.
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 10:54
5/9/09 "François Mauriac, biographie intime", par Jean-Luc Barré : j'ai lu ce gros livre en deux semaines. J.L. Barré nous fait des révélations (pas vraiment des révélations d'ailleurs) sur le grand François Mauriac, mais il a fait surtout un travail remarquable de recherche sur l'histoire littéraire. Je n'ai pas pu lâcher ce livre. J'avais envie d'en savoir toujours plus. Monsieur Barré a l'habileté d'arrêter son livre en 1940, au moment où les intellectuels de cette époque ont dû faire des choix parmi les choix les plus aigus (je ne trouve pas d'autre adjectif !) qui soient. On sait que Mauriac fut un homme exceptionnel, mais on attend quand même avec impatience de savoir ce que fut la vie de cet écrivain, au jour le jour, pendant la 2e Guerre Mondiale. - Littérature plus "facile", mais tout aussi passionnante : "Le retour du professeur de danse " d'Henning Mankell (suédois, gendre du grand cinéaste Ingmar Bergman). C'est un roman policier : effrayant, angoissant, palpitant, bien écrit... Le héros, atteint d'un cancer, est attachant ; l'intrigue vous met les nerfs à vif. Le Mal est ici représenté par le nazisme, ou plutôt par les héritiers du nazisme, toujours présents, tapis dans l'ombre.
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 14:46
Mercredi 5 août : En juillet, j'en étais restée, côté lecture, sur l'excellentissime (mais pas si facile...) Iris Murdoch, romancière anglaise. Nous sommes en vacances et passons aux lectures de bord de mer. Alors, côté plage, quoi de mieux que Douglas Kennedy ? Son dernier roman s'appelle "Quitter le monde" : une jeune fille américaine hantée par la culpabilité, Jane, est confrontée à ses deux parents, à l'université, à son premier amour, son prof à la fac et l'on sait combien les amours prof/étudiante sont mal vues aux Etats-Unis... Douglas Kennedy a ce don : lorsqu'on commence un de ses romans, on ne peut plus s'arrêter tant c'est palpitant. Dommage pour ce roman : ceci est moins évident que pour tous les autres que j'ai lus. On s'attache à Jane bien sûr, on compatit à ses misères et on s'étonne de ses aventures, mais on sent un peu la "grosse machine D. Kennedy", pas si bien huilée que ça cette fois-ci. Ce qui me gêne aussi chez cet auteur, c'est son obsession de l'argent. Pas une page sans le prix de la plus petite chose. Cela est surprenant pour nous, français. Je n'ai pas fini le livre, j'en reparlerai plus tard, mais je suis prête à tout pardonner à Monsieur Kennedy qui nous fait l'honneur de très bien parler notre langue. Vendredi, 7 août. Hier, avant une visite à Roland Duval, je vais voir "Joueuse" à Montargis (premier film de Caroline Bottaro). Un beau sujet : Sandrine Bonnaire, une humble femme de ménage, se prend de passion pour les échecs. Et son professeur, son maître, son Pygmalion, sera un de ses clients, le docteur Kruger, joué par l'acteur Kevin Kline. On lit sur le beau visage de Sandrine Bonnaire toute la timidité, tous les échecs (n'ayont pas peur du jeu de mots !), tous les espoirs du monde, avant que se visage ne se transforme en visage de femme épanouie partant à la conquête du monde. Le thème des échecs n'est qu'un prétexte, ça pourrait être la découverte de l'écriture ou de la peinture... Super film sur l'ouverture à la vie, et à la liberté. Ensuite, chez Roland Duval, il me parle de cinéma, comme toujours, Robert Bresson et Jean Eustache, et de Philippe Labro, l'éternel chanceux devenu dépressif. Comment le génial Bresson était odieux entre les odieux, et comment ils portèrent le pauvre Jean Eustache à son train après une projection, et comment ce dernier se suicida quelques jours après... MARDI 18 AOUT : Samedi, à nouveau au crépuscule du château de Saint-Brisson pour écouter du blues : Roland Tchakounte dont la voix nous berce et nous réveille tour à tour. C'est difficile de parler musique quand on n'est pas une pro. Je suis juste en train de me demander si je n'aime pas plus le blues que le jazz. En tout cas, c'est toujours un plaisir d'être à St Brisson en ces douces occasions... Lecture (j'ai fini) ou plutôt relecture de l'extraordinaire "Maître des illusions" de Donna Tartt (Pocket) ou comment un groupe d'étudiants expérimentant les extrêmes sont conduits à des complicités douteuses et au meurtre (aux meurtres en fait). Le narrateur, Richard, comme les autres, est une espèce d'orphelin. Les parents en effet brillent dans le roman par leur absence. Et l'absence d'autorité adulte semble conduire au pire. Je ne voudrais pas faire croire que cet étonnant livre est d'un sérieux sinistre. Il est au contraire exultant, palpitant, jouissif. On palpite de la première à la dernière page. C'est la quatrième fois que je le lis. Donna Tartt était à l'époque de sa publication une petite jeune fille de 29 ans, bien coiffée et sortant des meilleures universités, c'est d'autant plus horrible et merveilleux de lire les horreurs qu'elle put inventer. Après l'étonnante Donna Tartt, j'ai commencé à lire, passionnément, la biographie de Mauriac par Jean-Luc Barré. Depuis hier j'ai déjà lu 122 pages et chaque ligne est une découverte. C'est un voyage dans ses temps lointains où la jeunesse bourgeoise recevait une éducation de haute qualité malgré les enfermements et les interdits catholiques.
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:35
Je m'intéresse à tout : à la littérature bien sûr, mais aussi à la musique, à la peinture, aux villes d'Europe, à la politique, aux fleurs, aux petits écureuils, et aux ratons laveurs ! Mes derniers films vus sont "Coraline", l'Almodovar, "Fais-moi plaisir", d'Emmanuel Mouret. "Coraline", à la grande petite fille que je suis, ne m'a pas fait trop peur et m'a enchantée par son imaginaire ; c'est vrai que la sorcière est très, très méchante... Dans l'Almodovar, on est subjugué par la beauté de Penelope Cruz, belle, toujours plus belle. Cela a toujours un côté roman-photo, mais des romans-photos comme ça, on en redemande ! "Fais-moi plaisir" fait plaisir, j'ai vraiment beaucoup ri. "Le cinéma, c'est faire faire de jolies choses à de jolies femmes", disait je ne sais plus quel critique de cinéma, et Emmanuel Mouret suit ce précepte de façon exquise. Côté musique, j'attends "Val de Jazz" du côté de chez moi. J'irai donc à Saint-Brisson les 20 et 21 juillet. Dans la cour du château, s'il fait beau, c'est toujours fort agréable. Au festival de Jazz d'Orléans, le vendredi 26 juin, j'ai d'abord écouté et applaudi poliment Ron Carter, mais le jazz contemporain n'est pas des masses ma tasse de thé, par contre pendant la deuxième partie, Avishai Cohen, oubliés ma politesse et mon ennui ! J'ai applaudi à tout rompre ce merveilleux jazzman israëlien, épaulé de musiciens formidables et d'une chanteuse à la voix de rêve. Des mélodies inoubliables, aux sonorités du monde entier, dans toutes les langues. Je ne prétends nullement être une vraie connaisseuse de jazz, mais ces dernières années, c'est toujours vers les concerts de jazz que je me tourne. 30/6/09 Le 3 juillet 2009 : Vu hier soir Roland Duval, à Amilly. Il est écrivain, scénariste, journaliste... Comment le décrire ?... C'est un vieux monsieur misanthrope qui a toujours vécu la plume à la main et la tête dans le ciel du cinématographe. Il est amer, ronchon, subtil, bavard... et drôle ! L'air de rien, il glisse entre ses phrases des plaisanteries, des jeux de mots... et tant pis si vous n'avez pas compris. Il ne répétera pas. Roland Duval parle de la presse écrite, de cinéma, de littérature et du temps qu'il fait. Hier, il m'a confié un travail : saisir le début de "Mes années météo (1939-2009 - A la recherche du temps qu'il fait - La météo : science ou religion ?". Je suis parfois sa secrétaire, car monsieur Duval n'a pas d'ordinateur (ni de téléphone portable...). Il me demande de dire ce que je pense de son travail... En suis-je digne ? Je n'ai pas encore vu le dernier Woody Allen. Pour courir au cinéma, il faut entrer dans ma petite voiture par cette horrible chaleur... 35 km entre ma ville de Loire et Montargis. Eh oui ! Ici, le cinéma , ça se mérite. DIMANCHE, 5 juillet. J'ai vu hier soir à Alticiné à Montargis "Whatever works" de Woody Allen. Je l'ai vu en français et, comme d'habitude, je remarque que les doublage des films de W. Allen sont catastrophiques. Comment rendre le bagout des personnages insupportables (et marrants) d' Allen ? Impossible en français. Comparé à "Match point" ou "Vicky Christina Barcelona", ce film est décevant. Woody Allen s'est renouvelé, c'est sûr, en tournant en Europe. Mais on peut rire de certaines situations ou de personnages tels que les parents de la jeune héroïne, surgis tout droit d'un Sud obscurentiste et assassin (le droit absolu de porter -et d'utiliser - des armes à feu) qui, arrivés à New York, trouvent leur vraie nature et se transforment en intellectuels-artistes débauchés très rigolos. Lectures de juillet : Suite à ma conférence du 2/6 sur les romancières anglaises à la conquête de la liberté, je suis toujours plongée dans Iris Murdoch (qui fut surnommée "la femme la plus intelligente d'Angleterre") : d'abord "the Black Prince", en anglais mon/ma cher(e), puis "La mer, la mer". C'est jouissif. "Highly enjoyable", dit-on en anglais. Dans le premier, comment un "vieux" de 58 ans tombe éperdument amoureux d'une jeune fille qui ressemble au prince Hamlet (tiens, Woody ?) et dans le deuxième, comment un vieil acteur-metteur en scène de théâtre se retire au bord de la mer pour écrire des mémoires assez prétentieux et voit tout à coup un monstre sortir de l'océan... Suite un prochain jour. - Début août, notes sur fin juillet 2009 : côté jazz, nous nous sommes réjouits, comme chaque année, du merveilleux "Val de Jazz" à St Brisson, au soleil couchant du château (mais "Val de Jazz" est aussi à Sancerre et Bonny sur Loire). Le 20 juillet, Yuri Buenaventura nous a enthousiasmés. Ses paroles portent aussi, des paroles très fortes qui nous rappellent l'existence de l'Amérique du Sud, négligée par les médias je trouve... Le 21, nous avons adoré le musicien et chanteur Abaji, un jeune homme turco-libanais parlant un français parfait, un jeune homme plein de vie et d'amour pour tous les instruments de musique. Ce fut une joie de le voir nous présenter , comme un magicien, plein d'instruments inconnus de nous. Quant à Richard Galliano, il était, disons... fatigué. - Au cinéma de Montargis, j'ai fort apprécié "SANS RANCUNE" d'Yves Blanchar. Ah ! les histoires d'écrivain !... et c'est une histoire d'écrivain. Un très jeune écrivain en l'occurence (Milan Mauger, jeune et séduisant acteur plein d'avenir) découvre sa vocation grâce à un professeur atypique (Thierry Lhermitte) qui pourrait être... son père. L'histoire est racontée de façon très classique, mais ça ne fait rien : ça se laisse savourer. En juillet, parmi tous les films que j'ai vus, j'ai bien aimé aussi "Public Ennemies" (Johnny Depp parfait), un film de gangster assez honnête ma foi sur le bandit pilleur de banque (une espèce de Robin des Bois des temps modernes) John Dillinger. Il vaut toujours mieux un bon-vieux-bien foutu film américain que toutes ces comédies françaises sur des couples (ou des célibataires !) bêtes à hurler.
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