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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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textes littéraires de l'auteur

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 11:48

LES VOYAGES SANS LA FOLIE

 

 

J’irais bien en Irlande

Balader mon cœur

Ballader ma voix et mes pieds de guingois

Pour que les pieds redeviennent

Des bijoux escarpinés de Vienne

 

J’irais bien dans les Lakes

Là où tous les poètes

Furent romantiques et navigateurs

Avec rien de fake

Rien de frimeur

 

J’irais bien à San

Sans ma tête de guingois

Sans mes plantes de plomb

A San Francisco tous à la Baie

Tous sur des skates enveloppées de voiles

 

 

A Cork au Cumberland à San Francisco

Mes pieds seront tout droits et ma tête toute reine

A Cork au Cumberland à San Francisco

Le cœur sera gonflé et les chemins sans peine

A Cork au Cumberland à San Francisco

Mon pied sera léger et mon cœur comme un mouton de laine

 

 

Dimanche, 4 avril 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 16:46

 

Pour Haïti

 

 

Au temps jadis tu livrais bataille

Brave entre les braves

Ô Toussaint en des temps si lointains

Où l’homme était esclave de l’homme

Tu livrais bataille en leurs noms

Le nom des tiens

Le nom de ceux qui donnèrent leur chair

Aux blancs sans âme

 

Au temps jadis tu livrais bataille

Et l’île devint libre

Libres les hommes esclaves des hommes

Libres les hommes noirs maintenant tête haute

Haute la mer haut le destin

Les noirs peuvent vivre dans l’île

Les noirs peuvent se dire égaux

Les noirs sont souverains

Hauts les rivages hautes les têtes

 

Mais le destin resta cruel

Au temps jadis pourquoi mourut

Toussaint Bréda Toussaint Louverture

Entre mer et terre l’île est restée

Pauvre exploitée peu souveraine

 

Pourquoi mourut Toussaint l’aventure

Pourquoi l’espoir est mort

Pourquoi l’espoir

S’en va l’espoir

Et ses richesses

Tarissent

Les arbres sont coupés l’île s’enfonce

Entre les eaux troubles des tyrannies

Pourquoi l’espoir île jadis si belle

S’en va

S’en va l’espoir et aujourd’hui

Sans toit errant et les cadavres

Jonchent les rues de l’île belle

Ô Toussaint Toussaint Louverture

Ô Haïti détruite et sombre

Ô Toussaint qui mourut loin d’elle

 

15 janvier 2010

 

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 15:02

LES LIVRES (poème 2009)

 

Les livres sont comme les pieds des géants

Ils vous portent et vous naviguez

Entre la terre et puis la mer

Les livres sont des bouts de forêts

Des bouts d'univers

Mais aussi des morceaux divins

Que vous goûtez entre les rives

 

 

Je marcherai cent lieues pour vous

Je traverserai les coulées de lave

Je prendrai des bateaux moi qui ai le mal de mer

Je combattrai moi qui n'aime pas me battre

Pour une seule page de vous contre mon cœur

 

 

Les livres sont pieds de géants

Ils traversent les pays comme rien

Mille lecteurs au bout du monde

M'attendent moi qui ne suis rien

Ils sont mes frères en lecture

Des morceaux divins

Des amis entre les rives

 

28 mai 2009

Joëlle Carzon

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 14:32
PRÉFACE En lisant 7, rue Pierre-Brossolette, je suis tombé amoureux d’Iris (prénom qui fleure bon). A vingt ans, Iris habite chez ses parents, dans le petit pavillon d’une banlieue pourrie, à l’ombre des tours, et voue à son frère un amour incestueux, toute honte bue, jusqu’au jour où... Elle porte sur son environnement en mutation “fin de siècle” un regard critique, caustique, qui se nuance de tendresse sur son entourage immédiat (dont son papa, militant communiste obsolète). Pour nous la rendre attachante, voire un peu plus, Joëlle Carzon utilise la première personne, mais ce “je” n’est qu’un procédé de ce qu’on appelle “l’autofiction” qui n’est pas forcément autobiographique. Iris n’est pas Joëlle, Joëlle ne fut pas Iris, mais il y a tout lieu de croire que l’auteur eût aimé être dans son jeune temps cette fille qui conquiert sa liberté de femme en douceur, sans rébellion ouverte et sans esprit de revanche féministe. Face aux hommes et à ses employeurs, elle joue de son charme féminin mais peut se laisser embobiner comme une midinette. Dépourvue de préjugés, mais pourvue d’un humour sarcastique, ne doutant pas d’elle mais capable d’autodérision, Iris est l’un des personnages de roman les plus séduisants qu’il m’ait été donné de rencontrer en ce début de siècle fertile en fruits secs féminins. Grâce en soit rendue à Joëlle Carzon, qui a réussi ce portrait en donnant à son héroïne et narratrice un ton à la fois naturel et singulier dont la familiarité et la vivacité ne cèdent jamais à la facilité, épousant efficacement la démarche combative d’une nana qui n’a pas froid aux yeux mais ne se prend jamais pour une autre. C’est jouissif de lire une romancière qui ne se regarde pas écrire et s’engage dans son récit comme Iris dans la vie, avec une désinvolture cynique n’excluant pas la pugnacité. Ce bonheur d’écriture n’est peut-être qu’un exutoire, une thérapie contre le mal de vivre, mais aux yeux du lecteur, 7, rue Pierre-Brossolette, loin de plonger dans le marasme d’une famille éclatée et d’une société en crise, a un effet paradoxalement roboratif. On se sent mieux après l’avoir lu, même si ça va plus mal autour. On n’en sort pas franchement rassuré mais plus lucide. Merci à Joëlle Carzon de ce bain de jouvence désillusionné ! Roland Duval* *ROLAND DUVAL : ECRIVAIN, JOURNALISTE, SCENARISTE (entre autres de Pascal Thomas).
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:53

SKYE

 

La falaise et la mer se rejoignent

L'encre bleue de la mer écrit ses mots d'ailleurs

Sur des ailes d'oiseaux qui portent son mystère

Jusque sur la falaise et jusque dans le ciel

 

Le ciel rejoint la mer et ils parlent ensemble

Ils mêlent leurs cris blancs s'offrent leurs profondeurs

Le ciel rejoint les vagues et les vagues racontent

Toutes les solitudes tous les naufrages

 

Terre lointaine que tous ces cris

Sont poignants douloureux que tous ces cris sont beaux

La terre et l'eau qui se confondent

Unissent les saisons sont la joie et la mort

 

Terre étrangère amie dans ton accueil

Sourdent les voix du monde et l'accomplissement

Nos pas les pas sur l'île dans les herbes mouillées

Vont au-devant d'une réponse

 

Le chant des vagues raconte la terre

Et l'intérieur de l'île se souvient sans fin de la mer

Ils savent la même histoire

Et se lient de même beauté en éloignant les hommes

 

 

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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:37
MON FRERE Je leur ai dit que j'allais attendre mon frère. Ils sont plongés dans une conversation sans fin, que personnellement je trouve stupide : est-il criminel, ces temps-ci, dans ce pays-ci, dans cette ambiance trouble-ci, d'être abstentionniste ? Moi, même quand je vote, de toute façon je suis abstentionniste dans mon cœur. Je mets mon bulletin dans l'urne la tête ailleurs. LA VIE ailleurs ! Ma vie, c'est Luc. Alors, extrême-gauche extrême-droite, qu'est-ce que ça fait? Mon opinion, c'est, ce sera Luc. Il pourrait être jaune, noir, rouge, trotskiste, centre mou, pol potiste, mon frère serait toujours mon frère, et moi toujours, et intensément, moi. Luc, mon âme. J'ai une famille engagée, enfin qui se croit telle (sait-elle en fait qu'elle n'est engagée que sur la voie des fantasmes ?) et qui vote au Parti toute ! De dix-huit ans à leur mort, le drapeau français qui flotte sanglant au-dessus de leur certitude généralisée. Je les aime bien, les miens, ils sont ce qu'ils sont, ce n'est pas moi qui les changerai ni qui veux les changer, enfin je les excuse. Est-ce criminel, en 1998, d'être abstentionniste ? Vaste question. Apporter la réponse changerait la face du monde, si vous leur demandiez... Luc, né d'eux comme moi ; Luc peu à mon image et pourtant tel que moi. Loin d'eux, comme moi. Reflet brouillé dans une eau qu'il vaudrait mieux ne pas boire. Luc mon pote, Luc ma naissance, Luc ma conscience. Luc mon chouchou, Luc mon frère...
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28 juin 2009 7 28 /06 /juin /2009 10:18

POEMES (parus à Gien en 2009)


ET LE LOING ?
J'ai point d'maison
J'ai point d'actions
J'ai point d'cerveau
J'ai qu'des cerceaux
 Dans l'ciboulot
 Y'a du boulot
Zamis d'un jour
J'ai point d'amour
 Pour mon égo
J'ai l'coeur balourd
 l'cœur à zéro
 Pour peu d'amour
Une rivière Tagada t'soin
C'est ben mon Loing
Belle rivière
T'es accueillante
Ou conseillante ?
T'es mon p'tit coin
Ou ren que fin ?
J'vais pas faire ça
A la canaille
Plutôt ripaille
Avec des gars
J'retomb'rai ben
 En amoureuse
 Adieu Loing
 L'amour ça m'creuse !


 LES ELEVES DE JOELLE


 Les élèves ont dit non
 Nous allons au café
 Dans les rues au ciné
Au supermarché
Les élèves ont dit non
Ils ont déchiré
 Un bout de cahier
Ce fut une voile
 Ils ont mis bout à bout
 Les stylos de toute la classe
Ce fut une rame
 Ils ont décroché
 Une lampe au plafond
Ce fut une boussole
 Ils ont enlevé
Un bout de tableau
 Ce fut le nom de leur bateau
 Nouveau bateau beau bateau
 Ne peux-tu m'emmener
Boussole boussole !
Où suis-je passée...
 Je passais par là
 Et mes élèves m'ont emmenée. 


 CHAT ALORS !


 Chat-minette bobinette
 Rira qui verra chevillette
 Et trombinette s'enquerra
 De ta binette mignonnette


 Chat-minou bouboulou
 Bâillera qui verra Tombouctou
Et trouloulou s'emboulera
 De ton minois couloulou


 Chat-matou mazette
Aboutera avec force calous
 Et matouvou s'atouminera
De ton cardou atouzouzou


Chat-alors tout dehors
Rendezvousera à bâbord
 Et ahlala aborder

Des trésors sablabor

 

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