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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 13:50

CINEMA

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Barbecue, Eric Lavaine

Gien, 8 mai

Film de potes sympa. On a déjà vu ça 1000 fois, mais ce n’est pas désagréable.

(Lambert Wilson, Florence Foresti, Frank Dubosc, Guillaume de Tonquedec…)

 

Barberousse, Kurosawa

1965, sorti en France en 1978

Ciné-club de Briare, 24/5

Un jeune médecin prétentieux, persuadé qu’il est destiné à travailler dans les hautes sphères, aboutit malgré lui dans un dispensaire où sont soignés les déshérités de la terre par le médecin Barberousse. Le jeune homme y mettra d’abord la plus mauvaise volonté pour finir par choisir la voix de la médecine et de la pauvreté, suivant son « patron » Barberousse. Différentes histoires se suivent dont certaines très douloureuses. De très belles images (noir et blanc) : un visage de jeune femme au milieu d’un séisme, la petite servante qui s’éveille à côté du jeune médecin alité, un petit voleur (« P’tit Rat ») disparaissant entre les planches… m’ont fait émerger d’un ennui de 3 heures. Je n’ai plus hélas la patience cinématographique de mes jeunes années parisiennes. Je connaissais de Kurosawa L’Idiot, Rashomon et l’excellent Dersou Ouzala (1975).

 

Casablanca, DVD 1er/6, de Michael Curtiz, 1943

J’ai revu ce film après avoir revu « Quand Harry rencontre Sally » où les deux personnages commentent abondamment « Casablanca ». Le plus grand film de tous les temps, en numéro 1 ou en numéro 2 avec « Vertigo ». Des dialogues brillants, percutants. Des personnages formidablement campés. Une histoire d’amour convaincante, qui est l’Histoire. Une fin qui fera encore parler dans deux siècles. Quel plaisir ! J’ai pleuré deux fois : une fois quand Bogart aide une jeune femme et son mari à partir. Et la seconde fois quand tout le monde dans le café de Rick (sauf les Allemands) se met à entonner la Marseillaise.

 

Last days of summer, Jason Reitman, v.o.,

Labour Day.

Montargis, 2/6

Kate Winslet, Josh Brolin

Un évadé prend en otages un long week-end une femme esseulée et son fils adolescent. L’homme se fait aimer et par la femme et par le garçon. Il répare des trucs dans la maison, il répare la voiture, il fait merveilleusement la cuisine. C’est un homme bon, ce serait un excellent père, et même un modèle, pour le jeune homme (qui deviendra d’ailleurs, adulte, pâtissier avec les recettes apprises avec l’homme). Mais les voisins, mais la police sont là, aux aguets. Le film est doux et s’attarde sur les deux adultes (surtout la femme) tombant amoureux tendrement, tout cela sous les yeux du garçon, témoin bienveillant (quoique une jeune fille tente de le mettre en garde). Il manque à ce film du suspense, une force, quelque chose qui ferait qu’on serait un peu plus ému. De plus, on a voulu absolument donner à cette histoire un happy end, ce qui est absurde.

 

LITTERATURE

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"A moi seul bien des personnages" ("In One Person"), John IRVING

Le jeune Billy rêve de devenir écrivain (c'est l'un des thèmes favoris d'Irving). Il est à l'endroit idéal : au centre de deux écoles type "boarding schools" où son beau-père a le grand rôle de mettre en scène Shakespeare. Billy est violemment attiré par la bibliothécaire aux larges épaules et aux jolis petits seins, Miss Frost. Il est également amoureux d'un copain lutteur (la lutte : l'un des grands thèmes aussi d'Irving), Kittredge, sombre fripouille. Il essaie de coucher avec Elaine, sa meilleure amie, d'ailleurs elle aussi amoureuse de Kittredge, et dont elle tombera enceinte. La mère de Kittredge, belle femme masculine, emmène alors Elaine se faire avorter en Europe. On ne sait trop ce qui se passe entre les deux femmes. Billy finit par se faire dépuceler (mais "il n'y a pas eu pénétration") par Miss Frost qui se révèle une transsexuelle. Billy est amoureux des hommes, des femmes, des transsexuelles... Le grand-père de Billy, excellent acteur (Shakespeare est l'un des personnages du roman), joue toujours habillé en femme -et visiblement aime être habillé en femme. Le père du héros était homosexuel (Billy l'apprend après une longue enquête). Sa mère en veut à Billy depuis toujours et il ne sait pas pourquoi. Irving raconte tout cela avec beaucoup de crudité et avec un si grand naturel que tout semble couler de source et que cela produit le plus grand effet comique. On rit beaucoup sans se formaliser de rien. John Irving, grand cinglé s'il en est, au pays de la tolérance. J'ai rarement lu un livre aussi joyeusement immoral (ou amoral ? ) Irving n'en est pas à son coup d'essai dans le domaine de la bizarrerie. Son premier roman "Le Monde selon Garp" était pas mal dans le genre. J'avais aussi beaucoup aimé son roman "La Quatrième Main" il y a quelques années.

 

P.S. 8/6

P. 450 : Les années Reagan et le sida. Et la perte de tous les amis et amants du narrateur. La rigolade devient vallée de larmes.

Qu'est devenu Kittredge, qu'est-ce qu'est devenu Kittredge ? (J'en suis à la page 510, je finis cette semaine cet étonnant roman.)

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Published by Joëlle Carzon - dans bloc-notes
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