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Biographie De L'auteur

  • : Le blog de Joëlle Carzon écrivain du Loiret
  • : Ce blog est destiné aux écrivains et aux lecteurs qui aiment romans et poésies. Il présentera tous les écrits et toutes les activités de Joëlle Carzon, auteur de poèmes et romans. Ce blog n'est pas destiné à recevoir des messages violents, ou politiques, ou religieux. (Suite à un messages troublant reçu ce jour : 25/12/12)
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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 10:59

  "Prenez plaisir à faire ce que vous faites, ne vous préoccupez pas de la reconnaissance ou du succès, elle ne vous rendra pas moins mortel."

                                                 Woody Allen (Télérama, mai 2011)

 

 

Mes amis se marrent et me disent qu’au lieu de parler de cinéma et de livres, et ceci afin d’attirer des lecteurs pour mon blog, je ferais mieux de parler de MON REGIME.

Alors allons-y ! Joëlle fait un régime depuis un an et cinq mois et UN REGIME QUI MARCHE. En décembre 2009, un jour fatal, je suis montée sur une balance (que j’avais cachée depuis plusieurs années dans un placard) et j’ai lu : 76,600 kg (pour 1 m 55). J’ai failli tomber dans les pommes je l’avoue.

Mais j’ai commencé sur-le-champ un régime et il a marché. En 1 an et 5 mois donc j’ai perdu 13,800 kg. Pas mal, non ? Régime en douceur, je perdais peu par mois.

 

MON REGIME QUI MARCHE :

Pas de

: beurre (sauf le matin sur une tartine), pâtes, riz, pommes de terre (sauf dans le potage), gâteaux, charcuterie. Très peu de fromage. On peut bien sûr s’accorder un petit écart de temps en temps.

 

Un peu de marche et de piscine (mais pas du tout de façon acharnée).

 

MENU TYPE :

Matin : thé ou café (ou les deux pour moi), une tartine beurrée.

Midi : carottes râpées (avec huile de noix ou huile d’olive) - viande grillée/légumes (haricots verts, petits pois, macédoine...) - fruit.

Soir : potage de légumes ou potage aux vermicelles - 2 oeufs à la coque ou 2 oeufs durs - un peu de poisson éventuellement - Fruit.

 

Régime un peu dur les premiers mois, mais facile maintenant. Je ne suis pas affamée et c’est tellement plaisant d’être plus légère ! Et je continue à maigrir. Je vise les 60 kilos, car à mon âge il est irraisonnable de demander la taille mannequin.

 

Ceci était un clin d’œil (je veux plus de lecteurs pour mon blog !). Je reprendrai bientôt mon bloc-notes livres et cinéma...

 

Côté cinéma, mai 2011 :

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Tomboy, Céline Sciamma

Montargis, 1er mai

Zoé Héran, Mathieu Demy

L’histoire d’une petite fille, Laure, qui se fait passer auprès de ses nouveaux copains pour un petit garçon, Mickaël. Le temps des vacances d’été. C’est filmé à hauteur d’enfant, comme dans “l’argent de poche” de François Truffaut. La réalisatrice ne cherche pas trop à expliquer ce qui se passe et c’est très réussi.

Bon à tirer, les frères Farrelli

Owen Wilson, Kristina Applegate

Montargis, 9 mai

Deux jeunes femmes accordent un “bon à baiser” d’une semaine à leurs maris obsédés. Film plutôt marrant malgré sa vulgarité, mais la fin est beaucoup trop morale, nous sommes aux Etats Unis ! J'aurais carrément aimé que ça s'assume vulgaire jusqu'au bout...

Midnight in Paris, Woody Allen

Owen Wilson, Marion Cotillard, Léa Seydoux, Gad Elmaleh, Carla Bruni, Katie Bates (Gertrude Stein)...

Montargis, 15 mai, à 10 H 55 à l’Alticiné

J’ai beaucoup aimé ce dernier adorable Woody Allen. Un Owen Wilson (encore !) lunaire (qui voudrait être un grand écrivain et qui pense trouver l’inspiration en se baladant dans Paris sous la pluie) se balade dans le temps avec Marion Cotillard, fait un bond dans le passé dans le Paris des années 20, rencontre donc les écrivains d’alors exilés à Paris, Hemingway, Scott Fitzgerald, et des peintres : Dali, Picasso... Mais l’on n’est jamais content de l’époque où l’on vit... Pour Marion Cotillard, l’âge d’or c’est la Belle Epoque. Owen Wilson à la fin décide de rester dans le beau Paris et traverse le Pont Alexandre III avec la charmante Léa Seydoux. Film gai, fantaisiste, amusant, très joli à regarder. Ah ! cher Woody Allen ! Sur la musique de Cole Porter avec une introduction magnifique sur des images de Paris : Paris fantasmé ?

The tree of life, Terrence Malick

Brad Pitt

Une histoire de jeune garçon dans les années 50 accablé par l’autoritarisme de son père. Un frère meurt. D’où des digressions importantes d’une religiosité énorme et bêtasse. La voix off ne dit strictement rien d’intéressant. Malgré la beauté des images, je me suis copieusement ennuyée (et film interminable : 2 H 20). Ce film était très attendu au Festival de Cannes, on lui a décerné la Palme d'Or, on se demande vraiment pourquoi... Parce que le Président  du Jury était américain et que les Américains sont sensibles aux messages évangélistes ? La représentation du Paradis, à la fin, m'a semblé particulièrement ridicule. Allez voir "Midnight in Paris" qui ne cherche pas à passer de quelconque message, où l'on est charmé, où l'on ne s'ennuie pas ! Cela dit, "les Moissons du ciel" du même Terence Malick était une merveille.

 

 Côté Littérature :

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J'ai lu ce mois-ci "L'été 76" de Benoît Duteurtre, auteur que je ne connaissais que par ouïe-dire. L'écrivain y raconte ses années d'adolescence au Havre, années intensément intellectuelles. La langue y est claire, fluide et agréable et, si l'on est né dans les années 60 (et même 50 comme moi), on prend plaisir à lire la formation musicale du jeune Benoît, ses rencontres littéraires, son amitié passionnée mais platonique avec Hélène, bouillonnante jeune fille (deux ans de plus que le narrateur) de ces années-là. Benoît Duteurtre n'est pas prétentieux et nous fait participer gaiement à sa formation de jeune intellectuel.

 

J'ai trouvé ce matin au vide-grenier de la Place de la Victoire à Gien (beau soleil et du monde dont des Néerlandais, 2 juin) un Agatha Christie (Tommy et Tuppence, si joyeusement interprétés à l'écran avec Pascal Thomas par Catherine Frot et André Dussolier) et "l'Ecume des jours" que j'ai lu à 17 ans et que je voudrais relire.

 

 

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Bon, rendez-vous fin juin pour un mois de juin que j'espère joyeux et cinématographique, pour mes petites notes cinés et livres ! Et Carpe Diem à vous tous !

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 16:59

Au mois d’avril, je me suis découverte de plus d’un fil et je suis allée à Paris (14-17 avril). Quatre jours d’expos, musée, cinés et théâtre, je n’ai pas eu le temps de souffler, si... J’ai mangé plein de frites. Et j’ai traversé le Trocadéro presqu’en courant, agacée par les trop nombreux vendeurs de petites tours Eiffel. Quel dommage ! Jadis, il y avait là les jeunes skaters, ça allait vite, ça avait un air jeune et romantique, c’était super.

 

Expos :

Au ravissant musée Jacquemart-André, j’ai vu l’expo des frères Caillebotte, l’un peintre l’autre photographe. Je me suis plus intéressée au peintre. Gustave, ami et mécène des Impressionnistes, peint des toiles qui ressemblent à Monet et s’intéresse aussi à la Révolution industrielle de son époque et peint gares, trains et chemins de fer. J’aime beaucoup “le Pont de l’Europe” (1876) (on se rappelle les Gares Saint-Lazare de Monet). Je ressors ravie pour aller manger au chic “Café Hortense” rue Cézanne un “Paris-Paris”, pain Poilâne et salade super bon. Je suis allée aussi voir l’expo Van Dongen (de 1895 aux années 1930) au musée d’Art Moderne (pas le même jour). Dès le début de l’expo, un immense tableau représentant une chimère me donne un coup au cœur. C’est magnifique ! Je connaissais très peu Van Dongen ; j’ai beaucoup aimé cette expo. Le Musée de la Vie romantique  (où je vois une expo sur les jardins romantiques français et où j'écoute Chopin) est rue Chaptal dans le IXe, c’est une charmante maison provinciale au fond d’un jardin (que les lilas sentaient bon !), on peut prendre un verre dans le jardin à partir de fin avril. Paris rêvé... ? Non.

 

Théâtre :

Je voulais absolument voir Pierre Arditi sur scène, ça y est, je l’ai vu ! Dans “la Vérité” de Florian Zeller au théâtre Montparnasse rue de la Gaîté. La pièce est pas mal sans plus, mais Pierre Arditi a un vrai génie comique. Il a des mimiques irrésistibles. Je me suis éclatée. Il faut citer ses collègues acteurs qui ont beaucoup de talent aussi : Fanny Cottençon, Patrice Kerbrat et Christiane Millet (mention spéciale pour cette dernière). Moyenne d’âge des spectateurs : 75 ans. J’exagère à peine ! Il faudrait que les grands-parents apprennent à leurs petits-enfants à aller au théâtre, sinon dans dix ans, les acteurs seront encore plus au chômage qu’aujourd’hui... Il faut dire que le prix, bonjour !

J’ai vu aussi “Trahisons” d’Harold Pinter au théâtre de l’Escabeau à Briare (donc rien à voir avec le monde parisien), très bonne pièce (Pinter est peut-être mon dramaturge préféré) et acteurs amateurs qui ont fait un bon travail.

 

Et mon cher ciné :

Après avoir vu “Tous les soleils” de l’écrivain (excellent écrivain) Philippe Claudel, j’ai été très agacée par la critique qui n’a pas forcément été très gentille avec ce film. “Tous les soleils” est un film gai, et triste, et marrant et fantaisiste et musical et tendre et avec une jolie histoire d’amour. Pour se réconcilier avec la vie, on peut aller voir ce film sans hésiter. De plus, cela se passe à Strasbourg qui est une ville magnifique (je n’y suis jamais allée, mais les vues donnent vraiment envie). Autrement, j’ai vu ce mois-ci “Incendies” de Denis Villeneuve (canadien), d’après Wadji Mouawad, remarquable film qui raconte la quête de deux jeunes jumeaux après la mort de leur mère au Canada. Selon la volonté de cette dernière, ils doivent rechercher leur père et leur frère, loin, au Liban. La jeune fille part d’abord et commence sa terrible quête qui va la mener de douleur en douleur (c’est un film de guerre aussi). Son frère la rejoint, au moment où elle commence à n’en plus pouvoir, et reprend la quête... Une tragédie grecque. Ce film est un choc. J’en ai rêvé la nuit d’après. Je dois dire aussi que je suis toujours très touchée (et attirée) par les histoires de frère et sœur. J’ai vu ce film au cinéma d’art et d’essai de Châteaurenard, le Vox.

A Paris, j’ai vu trois films : le premier, “Si tu meurs je te tue” est un film d’Hiner Saleem qui se passe dans la communauté kurde de Paris. Le héros (Jonathan Zaccaï) se retrouve avec sur les bras le cadavre d’un ami kurde qu’il vient de rencontrer. La fiancée, le père arrivent de Turquie... Un joli film sur la liberté de la femme et la communauté kurde à Paris. C’est un film drôle et tendre que j’ai beaucoup aimé. Le deuxième fut “Winter’s bone” que Gauthier Jurgensen m’avait chaudement recommandé. On y voit l’Amérique des “pauvres blancs”. Une petite jeune fille doit absolument savoir, pour la survie de sa famille (la mère est inapte), ce que son père est devenu : elle doit au moins retrouver les os de son père (d’où le titre) pour prouver à la police qu’il est mort. J’ai été stupéfaite de la bêtise et de la violence de ce monde pauvre américain qui paraît bien loin de nous (de moi ?). Mais c’est vrai que c’est un film réussi. J’ai aussi couru, pour mon troisième film, à l’Action-Christine, comme d’hab. L’Action-Christine est liée à l’histoire de ma vie. J’y ai vu (revu plutôt) “Pendez-moi haut et court” (de Jacques Tourneur, 1947), histoire hyper compliquée avec une, deux, trois intrigues mêlées et une méchante (et belle naturellement) dame qui tire les ficelles. C’était dans un festival Robert Mitchum et j’ai donc admiré pour la Nième fois cette grande carcasse de Robert Mitchum. Retour à Gien ensuite avec du cinéma plein la tête.

 

Et côté Littérature :

Fin mars, “le Protocole compassionnel” d’Hervé Guibert (l’antipathique Hervé Guibert il faut le dire) m’est tombé des mains. Me tombent des mains ensuite (en vrac) John Le Carré, Martha Grimes, Rachel Cusk, Alice Munro. Décidément... Que me veulent ces auteurs, ou plutôt qu’est-ce que je veux de la littérature ? De la distraction, de l’amusement, de la passion ? Il est évident que fin mars-début avril Joëlle-l’Intello n’est plus guère intello. Je lis avec tiédeur “Eau-de-feu” de François Nourissier qui est mort il y a peu. Ce n’est pas ce livre en tout cas qui me fera lire les autres Nourissier. Seul, Somerset Maugham (“les 4 Hollandais”, recueil de nouvelles) me fait sortir de ma torpeur et me fait battre le cœur. A travers ces nouvelles, le narrateur, un homme distingué et cultivé, se balade à travers le monde, dans l’empire britannique d’autrefois (toutes ses colonies) et raconte des aventures singulières, avec humour, avec précision, et souvent avec cruauté. La distinction de Somerset Maugham n’est qu’apparente, la réalité cruelle transperce les hommes (et les femmes). Comme chez Nourissier, on boit beaucoup chez Maugham. J’aimerais un jour goûter ses “Gin pahit” dont il parle avec gourmandise. Est-ce que ce cocktail mystérieux existe encore en 2011 ?

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:04

Que dire du mois de mars  (à part le Japon, les pays arabes, la Libye bien sûr) ?... Que Toulouse est bien loin (partie de Gien à 8 h 20, arrivée à Toulouse à 16 h 50) et que là-bas le vent souffle bien fort : il s'appelle le vent d'autan, bien joli nom pour un bien vilain vent. Mais que ça fait toujours plaisir d'aller vers le Sud et de réentendre le joli accent du Sud-Ouest de mes amis. Amis qui se sont  moqués de moi et de mon accent du Nord : il paraît qu'on dit "hein" à chaque fin de phrase. Ah bon ?

 

Côté littérature :

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J'ai fini le "Mauriac". Passionnant, mais je suis restée frustrée parce que Jean-Luc Barré ne parle pas des rapports écrivain à écrivain de François et de Claude (son fils aîné) qui a tout de même beaucoup publié. On aimerait savoir ce que François pensa des romans à la Alain Robbe-Grillet que Claude écrivit. Et ses filles ? Mauriac eut deux filles qui ne furent pas n'importe qui. Comment s'entendait-il avec ses filles ?...  Le côté "People" m'a manqué, je n'y peux rien.

J'ai enchaîné ensuite sur "la Femme de hasard", premier roman de mon cher Jonathan Coe qui dézingue dans ce livre toutes les institutions : les fiançailles, le mariage, la famille, la maternité, l'amitié. Volontairement sinistre, mais j'ai souvent éclaté de rire. C'est un heureux jeu de massacre. Sa pauvre héroïne (Maria) ne peut s'en sortir vivante.

Et puis, suite à ma lecture de Mathieu Lindon, je lis Hervé Guibert que je n'avais jamais lu (tout en ayant beaucoup entendu parler de lui) : "Mes parents", "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie", "le Protocole compassionnel". "Mes parents" est franc et glauque. Cela frappe, mais est-ce que cela procure du plaisir ? Hervé Guibert ne semble pas écrire pour donner du plaisir à ses lecteurs, mais je crois qu'on est malgré tout fasciné. J'ai lu une grande partie de "A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie" dans le train Paris-Toulouse (10 mars). C'est le récit de la maladie du sida (d'un malade du sida), cela se lit avec un immense intérêt d'où n'est pas absente la gêne. J'ai pensé à mon Alain tout le temps (il est mort en 1988), mon Alain à qui, plus de vingt ans après, j'ai encore envie de téléphoner, pour lui parler des livres et des cinés, et pour rire de mes petits malheurs.

 

Côté ciné :

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Dans "Angèle et Tony" (Alix Delaporte), le rôle d'Angèle est joué par la fine Clotilde Hesme (vue chez Christophe Honoré) et celui de Tony par Grégory Gadebois (de la Comédie Française).

C'est une jeune femme qui sort de prison et veut retrouver son jeune fils confié à la garde des grands-parents paternels. Elle a le visage fermé d'une femme qui a connu la galère. La vie est dure, le monde est hostile, elle se bute aux gens qui sont chargés d'elle (un animateur, une juge).  On la voit pédaler sans relâche sur un vélo qu'elle vient de voler. Ce vélo est son passeport pour une éventuelle liberté. Elle rencontre Tony, un marin d'une quarantaine d'années qui n'ouvre pas sa porte comme ça à tout le monde. Si elle se mariait avec lui, peut-être lui confierait-on plus facilement la garde de son garçon ? Elle s'offre, brute. Mais on n'apprivoise pas Tony du premier coup. Gagner Tony, c'est gagner sa famille aussi, son milieu, les gens du village... Ce film raconte comment Angèle et Tony s'apprivoisent, à tous petits pas, comment ils apprennent à se connaître, à s'apprécier, puis à s'aimer. Ce film raconte comment une femme réapprend à vivre, à s'intégrer, à être heureuse enfin. C'est non seulement une histoire d'amour, mais aussi une histoire de rédemption. La Normandie est froide et belle. Les comédiens sont remarquables.

Ce qui m'a le plus touchée dans "le Discours d'un roi" (Ben Hooper, le roi joué par l'excellent Colin Firth), c'est l'histoire d'une relation accidentée entre un maître et son élève. Le maître étant un comédien australien raté, mais qui a le don d'apprendre aux autres à parler, l'élève étant un roi qui ne voulait pas être roi et que les circonstances historiques amenèrent à se dépasser. Je ne voulais surtout pas voir ce film en français et j'ai attendu d'être à Toulouse, chez Chantal et Michel, pour le voir en anglais (vu à l'Utopia, merveilleux cinéma d'art et d'essai que les Toulousains ont bien de la chance d'avoir chez eux).

 

Et du côté de Milly-la-Forêt :

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24 mars. A Milly-la-Forêt, on a ouvert en 2010 la maison de Jean Cocteau qui fut un poète et un cinéaste plein de grâce. Nous visitons sa maison (calme et jolie maison avec un beau jardin au bord d'une petite rivière) en naviguant entre les arts : l'écriture bien sûr, la peinture, la photo, le cinéma (j'ai revu "La Belle et la Bête" il y a deux ans au Vox à Châteaurenard, scotchée dans mon fauteuil devant tant de beauté). Cocteau disait que si sa maison brûlait, il emporterait le feu. Moi de Milly j'emporterais l'âme du poète. Dans la petite église St Blaise des Simples peinte par Cocteau, les plantes médicinales s'élèvent vers le toit comme des prières. Un chat dans un coin passe par-là.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 17:43

Côté cinéma.

Si vous aimez les jolis petits modèles, on a la chance de voir la ravissante Natalie Portman dans deux films : “Black Swan” et “Sex Friends”. “Black Swan” est angoissant à souhait, du début à la fin. Je suis restée scotchée dans mon fauteuil, tendue et effrayée, tout au long du film. L’héroïne passe par toutes les étapes de l’attente, la peur, le désir, le cauchemar sexuel... Il y a de plus dans cette histoire un portrait de mère qui vous compresse le cœur. J’ai aimé ce film et il restera dans ma mémoire, contrairement à beaucoup des films que je vois (68 en 2010). Aucune angoisse dans “Sex Friends” qui vous accorde un bon moment de divertissement. La mini Natalie Portman se retrouve dans les bras impressionnants d’Ashton Kutcher, à la recherche du sexe sans contrainte (sans les rendez-vous, les restos, les câlins, les petits-déjeuners en tête-à-tête...), mais évidemment les protagonistes ont le cœur qui bat, tombent amoureux, etc.

J’ai vu aussi “Rien à déclarer”, entre deux portes, en me cachant derrière lesdites portes, pour ne pas entacher ma réputation d’intello. Non, je plaisante ! J’ai passé un agréable moment (tout en pensant que cela ressemblait fort à un film des années 50), m’amusant surtout des seconds rôles, Karine Viard entre autres. Et j’ai bien aimé “Les Femmes du 6e” (j’adore Fabrice Luccini) où Sandrine Kiberlain fait merveille, malgré une fin par trop optimiste.

 

Côté Littérature.

Avide et pressée, je me suis jetée sur le dernier John Irving et le dernier Jonathan Coe. J’ai eu tort pour le premier, raison pour le second. Le début de “Dernière Nuit à Twisted River” est plutôt pas mal. La description des bûcherons du Nord est plutôt attrayante. Ça se gâte vite. Très vite, ça tourne en rond, ça n’en finit pas, ça va de recette de cuisine en recette de cuisine, sans que l’action avance d’un centimètre. Après avoir entendu la journaliste Patricia Martin dire au “Masque et la Plume” (France-Inter) qu’elle voulait bien DONNER son exemplaire à quelqu’un à la fin de l’émission, j’ai arrêté de m’obstiner. Page 292, stop et ouf ! Jonathan Coe, lui, dans “La Vie très privée de Mr Sim”, continue à nous ravir. C’est une sorte de road movie (road novel ?) où l’on suit un Mr Sim (Monsieur-tout-le-Monde) complètement paumé sur les chemins de Grande-Bretagne avec un chargement de... brosses à dents!

C’est drôle et émouvant, fantaisiste et surprenant.

Si vous êtes agacé par les bobos écologistes (messieurs Je-Sais-Tout riches qui font la morale aux pauvres), vous pouvez lire sans hésiter “L’Ecologie en bas de chez moi” de Iegor Gran. Son énervement contre les écolos et sa mauvaise foi m’ont fait beaucoup rire. Ça fait tellement de bien d’entendre un autre son de cloche ! Et si vous n’avez pas peur du VIe arrondissement et de la rue de Vaugirard, du milieu (chic) homosexuel et de la drogue (la dure) exposée sans la moindre mauvaise conscience, il faut lire le très émouvant livre de Mathieu Lindon “Ce qu’aimer veut dire” où il parle avec amour de Michel Foucauld et de son père, le célèbre éditeur des éditions de Minuit, Jérôme Lindon. Ce livre m’a chavirée.

 

Je suis en train de lire, en retenant mon souffle tant cela est passionnant, le Tome 2 de “François Mauriac Biographie intime - 1940-1970” par Jean-Luc Barré : le grand Mauriac (Catholique, grand bourgeois de droite, et pourtant toujours du bon côté) pendant la Seconde Guerre Mondiale, à la Libération (“Le Canard enchaîné” l’appela alors “Saint-François-des-Assises” car il plaida avec honnêteté et courage pour des gens comme Brasillach qui n‘étaient certes pas de son camp et qui l‘avaient même menacé et calomnié pendant l‘Occupation), aux côtés de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de L’Express, soutenant Mendès-France puis De Gaulle, un monsieur à la vie intime troublée (voir le tome 1) mais un “Monsieur”. En relisant le beau style de Monsieur Mauriac, je me sens bien minus... Jean-Luc Barré a fait un travail d’historien remarquable. J’en reparlerai sans doute le mois prochain.

 

Tout cela est bien sérieux ! Ce qui ne m’empêche pas de jouer avec mon chat (et avec tous les chats de la terre) et de jeter un œil énamouré sur certains journalistes du JT...

 

 

 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 15:36

Février 2011 : Les mois ont passé, je sais...

 

Côté cinéma 2010, pour faire un bilan, j'ai aimé Polanski, "Bright star" de Jane Campion, le film sur Gainsbourg de J. Sfar, "Mary et Max", l'étonnant film aux personnages en pâte à modeler (deux personnages tellement solitaires), un premier film breton, "Un poison violent", "Le bruit des glaçons" de Bertrand Blier.

 

Le début de l'année 2011 a été marqué par "Another year" de Mike Leigh et "Black Swan" où Natalie Portman, belle et fragile, illumine cette histoire noire et angoissante où la danse est reine de la Mort.

 

Et j'ai voulu entreprendre la relecture (et la lecture pour certains volumes) des Rougon-Macquart de Zola... mais je me suis arrêtée au 3e volume "le Ventre de Paris", arrêtée au milieu des tas de légumes et des puzzles de fromage.

 

Mes dernières recommandations de lecture :

- Jonathan Coe : "la Vie très privée de Mr Sim";

- J.-L. Barré : le deuxième tome de la Biographie de l'étonnant Monsieur Mauriac ;

- Ce qu'aimer veut dire, de Mathieu Lindon, Mathieu Lindon qui m'a donné envie de lire Hervé Guibert.

 

Cinéma, Littérature : ce qui fait que l'air que l'on respire est violent et parfumé, ce qui fait que les montagnes paraissent plus hautes et la mer plus salée, et que les hommes qui passent peuvent être des héros de roman...

 

A une fois prochaine.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:24

1er avril 2010 : je vais vous raconter comment, en mars devant l'Alticiné de Montargis, j'ai rencontré Will, un homme beaucoup plus jeune que moi, un cinéphile, un homme heureux... Et, comme d'hab, nouvelles à venir de Musil, Lowry, Mr Polanski... Voici l’histoire (y a-t-il déjà “histoire” entre nous ?) : j’ai rencontré Will le 17 mars 2010 devant l’Alticiné. Un étudiant ? Non, certainement pas : trop vieux. Un retraité ? Non, sûrement pas : trop jeune. Âge indéfinissable, mais sur son visage cet air malicieux qui fait que tous les âges sont amis. Il est de taille moyenne, a les yeux marron et une veste de cuir brun ; il porte une casquette irlandaise qu’il m’a dit avoir achetée à Cork. Il aime le ciné un peu-beaucoup-follement ; or les cinéphiles se reconnaissent. À je ne sais quoi : une peau trop pâle, des yeux trop gourmands, pleins d’expectative... ? Ah ! un cinéphile tout de même ! A Montargis ! (non, je ne dirai pas du mal de Montargis : il y a Roland Duval.) Nous nous sommes adressé la parole sans même nous en rendre compte ; nous avons parlé de François Cluzet, l’un des acteurs du film que nous allions voir. François Cluzet, l’un des meilleurs, grâce à Claude Chabrol en particulier. Le François Cluzet aussi, récemment, de “à l’origine”, film touchant et profond (les profonds de l’âme humaine) de Xavier Gianolli. Je suis une femme de cinquante ans. Je n’ai pas d’illusion: je viens de vivre huit ans avec un divorcé fan de hand, doté de trois enfants... Comprenons-nous : j’adore les enfants. Euh... J’adore les enfants des autres... quand ils sont loin. J’aimais beaucoup Adrien, mais où trouver le temps de me précipiter à Montargis ou aux Carmes à Orléans entre les matches et les lectures de “Jack et le haricot magique” aux enfants ? J’aime les films et les livres plus que tout. Will a compris ça tout de suite sous sa casquette des mers. A peine étions-nous ensemble, devant l’Alticiné, marchant le long du canal, à l’Agrappe-Cœur, que nous avons parlé de Buster (Keaton), Woody (Allen), Fritz (Lang), et des soûleries de Geoffrey (Firmin) et de l’hermétisme (enfin le supposions-nous) de Musil (Robert). “A la prochaine !” m’a crié Will la dernière fois que nous nous sommes vus : LA PROCHAINE SEANCE bien sûr. (Suite au fil d’avril.)---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3 AVRIL 2010 : Et il pleut, il pleut... Raison de plus pour aller au cinéma. Hier, rendez-vous avec Will à l'Alticiné, il s'est défilé entre un client et une déclaration de sinistre rue du Loing. Nous sommes allés voir "LES INVITES DE MON PERE" d'ANNE LE NY. Le père, c'est Michel AUMONT, les invités sont en fait deux invitées slaves : une bombe d'une trentaine d'années et sa petite fille. Et les enfants de Michel AUMONT sont KARIN VIARD et FABRICE LUCHINI qui jouent un couple de frère et soeur vaguement incestueux. Leur complicité est l'un des atouts du film. J'adore de toute façon les histoires frère/sœur (lisez mon "7 rue Pierre-Brossolette"). Là, nous sommes chez les bobos pleins d'idées généreuses et de bonne conscience, mais à l'épreuve des faits... Quelle bonne idée d'être allés voir ce film ! A la sortie, entre une péniche et le Commissariat de la rue du Port, Will regarde tristement le canal. "-Pourquoi es-tu triste ? - Tout ça est un peu cynique, non ? Cela ne donne pas une bonne idée de nos généreux élans." Je pense à mon vieil ami Roland Duval (75 ans) et à sa vision des gens : "Je n'aime pas les gens. Pour ceux que je connais, c'est la raison pour laquelle je ne les aime pas. Pour ceux que je ne connais pas encore, c'est pour les raisons que je vais avoir de ne pas les aimer." ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 10 avril 2010 : Si vous voulez voir un NAVET, un vrai navet, un navet de derrière les fagots, allez voir "ENSEMBLE, NOUS ALLONS VIVRE UNE TRES TRES GRANDE HISTOIRE D'AMOUR" de Pascal THOMAS (Pascal Thomas que j'aime bien, sans rire). Ca devrait être interdit d'aussi mauvais films. Thomas y a mis du sien : une histoire complètement nunuche, des dialogues des années 50 (des mauvaises années 50), de pauvres acteurs perdus dans l'insipide... Evidemment, tout le monde dit : "Il y a Guillaume Gallienne". Certes ! Qu'est cet excellent acteur venu faire dans cette galère ? Idem pour Marina Hands. On croirait que Thomas raconte une histoire sans savoir que le téléphone, la télévision... (sans parler même de l'ordinateur !) sont passés par là. Il y a même des curés dans son film : des curés !!! Et des moines. Enfin, c'est n'importe quoi. On s'ennuie ferme. Une référence,toujours, au passage, à son ami Roland Duval (MON ami Roland Duval). Ce dernier va ne plus savoir où se cacher. ---------------------------------------------------------------------------------- Je lis avec un grand courage, dans un grand élan, "SOUS LE VOLCAN" de Malcolm LOWRY. Oui, c'est très beau... et très compliqué. Quelle petite fille attentive et travailleuse je suis !

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 15:30

PATRICK MODIANO ... Jeudi 11 mars, sur “France 5”, LA GRANDE LIBRAIRIE de François Busnel (excellente émission, excellent journaliste) : à nouveau, je me suis laissée prendre par le charme timide (la timidité charmeuse ?) de Patrick Modiano. C’est un vieux monsieur maintenant ; j’ai du mal à m’y faire car je m’obstine à voir en Patrick Modiano un jeune homme éternel qui se balade dans des photos célèbres. Pour moi, c’est toujours le garçon brun et séduisant qui interviewa Emmanuel Berl... Non, Modiano a maintenant le cheveu blanc et rare et il continue à balbutier dans un visage de vieux monsieur distingué et discret. Toujours ces phrases mystérieuses, ces phrases qu’il n’arrive pas à finir. Ouf ! Modiano est toujours un émouvant marmotteur ! Le vendredi, je me suis précipitée à la librairie de Gap (j’étais dans les Hautes-Alpes et je n’ai pas voté, honte à moi) pour acheter “L’Horizon”. Je m’étais précipitée aussi pour “Dans le café de la jeunesse perdue” (2007). (Ici, passage censuré par moi-même le 16 février 2013, car je suis en train d'écouter "Un Pedigree" lu par Jean-Louis Trintignant ; et chut ! chef-d'œuvre...)  J'ai été bouleversée par “Un pedigree” (c’est le top du top de Modiano), je suis restée sans souffle de toute cette émotion. Et puis, la tristesse chic de “Dans le café de la jeunesse perdue” m’a assez plu. Et j’ai un bon souvenir de “Villa triste”. (Ici, passage censuré idem 2/13).------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Précipitez-vous voir “the Ghost Writer” de Roman Polanski ! Dans une fenêtre grise qui enferme les personnages, dans une île battue par les vents qui veut garder ses secrets, un monsieur- tout-le-monde, comme malgré lui, cherche la petite bête. Il s’obstine et on sait qu’il a tort de s’obstiner... Le monde politique, puissant et sans nom, d’un anonymat qui finit pourtant par prendre le visage d‘une femme, aura la peau du jeune homme. La dernière image est très belle. Les humains ont disparu de ce monde, les feuillets d’un mauvais roman s’envolent. 31 MARS 2010. Après le bien trop mystérieux Modiano, on souffle un peu en lisant une remarquable romancière anglaise : Marg aret FORSTER (née en 1938) qui dans “PENELOPE ET SES FILLES” raconte à sa façon l’Histoire de l’Angleterre à partir de la guerre 39-45. Comment deux journaux intimes se croisent : celui d’une mère (menteuse, puritaine ? mais qui fait de son mieux...) et celui de sa fille aînée Rosemary qui hurle en lisant le Journal de sa mère, se révolte (c’est une rebelle devant l’Eternel) et donne SA version des faits. Ce roman est l’histoire de deux générations et des choses (contraception, liberté des femmes...) qui ont tellement changé en 60 ans que les deux femmes ont bien du mal à se comprendre. Un beau livre sur la conquête de la liberté féminine. COTE AMBITION, nous ne sommes pas mal, jugez un peu : nous avons décidé de lire le légendaire roman de Malcolm LOWRY (“sous le volcan”), hymne à la poivritude branchée, et les deux gros tomes de Robert MUSIL , “L’Homme sans qualités”, gros roman et l’auteur s’est payé le luxe, en plus, de laisser son roman inachevé ! En attendant de nous jeter dans cette tâche immense, nous écoutons Daniel Gélin nous lire “ALCOOLS” d’Apollinaire (MON Apollinaire) et lisons les “Haïkus le long des chemins en Petite Sologne” de la poétesse MARIE BOTTURI (chez un petit éditeur de Rennes) : “Le cœur en silence,/ Hume le lilas en fleurs,/Tu deviendras libre.” C’est dans la première partie “Printemps”, et toute cette beauté avec des illustrations légères et magiques de Marie-Alice BOYER. QUE D’AMBITION ! et avec une telle ambition, comment ne pouvons-nous pas devenir, nous aussi, des écrivains de génie ? Ô tristesse ! Et puis allez voir “l’Arnacœur” (Vanessa Paradis est un papillon que nous aimons bien) et “Plus ça brille” au cinéma : c’est léger, sans grande profondeur (quoique...) et vous aurez en ressortant la tête plus légère...

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 15:40

19 et 20 février 2010 : Deux jours à Paname, avec la douceur et un petit air frais, avant-goût du printemps, sur le visage... A la librairie de Virgin Megastore le dernier roman de Philippe Djian ("Incidences") me tend les bras. Je feuillette... et bof, bof ! j'en suis restée à "37°2...", roman formidable qui me rappelle ma jeunesse, les films inspirés de Jean-Jacques Beinex, etc. Non, "Incidences", ce sera pour une prochaine fois. Je vois deux films : 1) "I love you, Philip Morris", film plutôt rigolo, et dynamique, où un monsieur joué par l'élastique Jim Carrey assume à grand bruit son homosexualité et ses escroqueries. 2) "Tsar" de Pavel Lounguine, que je vois rue Monsieur le Prince, aux 3 Luxembourg. Beau film, ouais, assez palpitant, une réflexion intéressante sur le pouvoir et la tyrannie, mais brrr... ! horreur ! d'épouvantables scènes de guerre et de tortures diverses et variées... C'est insoutenable : je ferme les yeux à de nombreuses reprises. Je tenais absolument à voir ce film : je suis maso. Vendredi soir, je suis à la "Comédie des Champs Elysées", dans la très chic avenue Montaigne, pour "Colombe" de Jean Anouilh, pièce noire et drôle, pessimiste et enjouée. Avec Anny Duperey, Sara Giraudeau, Grégori Baquet et Rufus, excusez du peu ! Anny Duperey est formidable (et bravo à la créatrice des costumes), Sara Giraudeau est jolie et fraîche comme le veut le rôle, Grégori Baquet, qui a peut-être le rôle le plus important, est excellent. Je passe une très bonne soirée malgré mon obligation de tortillage de cou pour regarder sur la droite (et j'ai payé 59 euros !!). Moyenne d'âge du public de théâtre : 75 ans ! (et je ne plaisante qu'à peine. Que va devenir le théâtre dans dix ans ? car tous ces spectateurs vont mourir...) Je mange des crêpes, des pâtes au Del Papa (rue de Buci, j'adore ce resto), je bois deux verres de vin, et hop ! me revoici avec 800 grammes de plus, pauvre de moi qui suis en train de faire un régime ! Et pourtant j'ai marché comme une malade dans mon beau Paris... Un café au café de Flore = 4,10 euros. Je suis revenue dans ma province avec sous le bras un livre sur SAN FRANCISCO (où je compte aller dans un futur peut-être proche), un roman de James SALTER (dont j'entends sans arrêt parler en ce moment) et un de l'excellent Philippe JAENADA : "Plage de Manaccora, 16h30". Lisez "le chameau sauvage", vous verrez, c'est super ! Ah ! Paname !... Me voici de retour dans mon Loiret ; on fait ce qu'on peut...

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 15:42
28 janvier 2010 : Je me demande si la seule lectrice de ce blog, ce n'est pas moi ! Peu ou pas de visiteurs. Bon, c'est comme ça, c'est la vie : Non ! Stop la déprime ! Parlons cinoche... LE film à voir en ce début d'année, c'est "Bright Star" de Jane Campion. Un film sur l'amour, le grand amour, la poésie, la douleur de la séparation, la nature (belle nature anglaise). Jane Campion ne déçoit jamais. J'avais beaucoup aimé la Palme d'or, "la Leçon de piano" et adoré "Portrait de femme" d'après Henry James. Jane Campion décrit les femmes, la femme, dans un monde cruel. Comment les femmes se défendent, avec leurs armes à elles (la mode et la couture pour l'héroïne de "Bright Star"), ou comment, justement, elles ne peuvent pas se défendre. De toute façon, les héroïnes de Jane Campion sont des petites personnes pleine de courage, qui vont de l'avant. A noter la place donnée à la poésie dans "Bright Star", ce n'est pas si souvent qu'on a l'occasion d'entendre des poèmes au cinéma. Evidemment, comme toujours, j'ai apprécié le dernier Frères Coen : A SERIOUS MAN. Beaucoup d'humour, oui, mais un certain humour, un humour grinçant, cruel, dont on ne se remet pas en une heure. Le héros est accablé de petites misères qui, au bout du compte, se révèlent de grandes misères. Il fait face, il fait front, jamais il ne baisse les bras, il accepte le sort, sauf... Eh bien, justement, allez voir le film. Et vive les frères Coen ! J'ai vu aussi ce mois-ci, à l'Alticiné de Montargis, "Coco Chanel et Igor Stravinski" (très joli à l'extérieur, très creux à l'intérieur), "le Siffleur" (incroyable navet, si les navets peuvent être incroyables), et au festival Télérama aux Carmes à Orléans, le très, très, très réussi "Mary et Max" de l'australien Adam Elliot et le touchant "Adieu Gary" (avec Jean-Pierre Bacri, très bien) de Nassim Amaouche. "Mary et Max" (tout en pâte à modeler) réunit deux personnes, chacune à l'autre bout du monde, une petite fille laide dotée d'une mère alcoolique, et un obèse de New York très solitaire. Ils s'écrivent, ils s'aident, ils se restent fidèles ; cela m'a fait pleurer. Beaucoup de films donc ce mois-ci, beaucoup de preuves qu'il fait bon d'exister. "Quand on aime la vie, on va au cinéma" : maxime qui reste à prouver. Quand on n'aime pas la vie, en effet, on se réfugie au cinéma, où la vie est retranscrite, métamorphosée... Je lis (relis en fait) "Les Camarades" d'Erich Maria Remarque (allemand, auteur du très célèbre "A l"ouest rien de nouveau" sur la guerre 14), roman oublié qui est le récit d'une très belle histoire d'amour dans l'Allemagne à terre de 1928. D'anciens "camarades" de guerre soutiennent l'un d'eux, Robby, dont la petite amie tombe gravement malade. Toute l'atmosphère d'une Allemagne en perdition et toute la camaraderie de jeunes hommes en colère. Au revoir, Journal-Blog, et bonjour à celui (celle) qui par hasard se présentera...
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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 11:02
Après deux mois d'absence, me voici revenue, portée par : la préparation d'un nouveau roman policier ? Le bilan négatif d'une année manquant de sel ? "Jérémy Moreau et le Rayonnement Fraternel" serait donc le titre de mon polar numéro 3. Jérémy Moreau est mon policier. C'est un sale type, mais je l'aime bien. Gauchiste, aigri (il a étudié les Lettres et est devenu flic), parfois violent, il est bien loin d'être un héros. Il rumine ses rancoeurs et frappe les femmes suspectes qui lui tombent sous la main. Ne me demandez pas où j'ai été chercher un tel sale type. Dans ce roman, "le Rayonnement Fraternel" serait une secte du Gâtinais hantée par les paumés. Mon bilan cinématographique de ces deux derniers mois : j'ai baillé aux "Herbes folles" de Resnais, failli partir lors du Christophe Honoré, re-baillé à me décrocher la mâchoires aux "micmacs à tire-larigot". Pas une seule image ne m'est resté du Resnais, l'énervement est resté du Ch. Honoré, la désolation du Jeunet. N'aimé-je plus le cinéma ? me dis-je avec tristesse. J'aimais Resnais, Christophe Honoré, Jean-Pierre Jeunet. Qu'est-ce qui m'arrive ou qu'est-ce qui arrive au cinéma français ? Comment faire défiler autant d'images qui correspondent à autant d'ennui ? J'ai quand même beaucoup, beaucoup aimé "Je suis heureux que ma mère soit vivante" des Miller Père et fils, et "A l'origine" de Gianolli (les deux avec le jeune Vincent Rottiers, futur "Grand"). Allons, courage : il y a bientôt un Polanski. Je me suis forcée à lire "Les Possédés" de Dostoïevski (ah ! "Les frères Karamozov" ou "l'Idiot !...) et suis en train de lire "le lièvre de Patagonie" de Monsieur Claude Lanzmann, naviguant d'Israël à l'Allemagne, de Simone de Beauvoir aux filles levées sur les Champs Elysées. Tout pour me faire sentir toute petite. C'est quand,Joëlle, une vie riche et remplie ? Nouvelles en 2010 de ma lecture de Claude Lanzmann... Une vie riche et remplie en 2010, Jo ?...
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